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Dans cette rubrique, des poèmes sont offerts à la lecture des internautes.


LA FOURNIGO ET LOU GRIET

Pouèmo Prouvençaou en 3 Chants

LENGAGI D’AZAI

Dédié au réfectoire économique de la FOURMI LABORIEUSE
PAR MARIUS DECARD
Précédé d’une introduction par M. BONAFOUS
Professeur à la Faculté des Lettres d’Aix
1857
Il est une fable de La Fontaine, dont la morale a été justement blâmée comme
contraire à cet esprit de bienfaisance et de charité, que la Religion et la Philosophie
sont venues répandre dans ce monde. Nous voulons parler de la Cigale et l a
F o u r m i, qui semble prêcher le refus de l’aumône, quand le malheureux qui la
sollicite est tombé dans la misère par sa faute. Pendant que la Fourmi prévoyante,
ramassait au prix de mille fatigues les provisions de l’hiver, la Cigale insouciante,
perchée sur les branches immobiles d’un olivier, peuplait le silence de la canicule
de ses notes monotones, dans lesquelles Homère et Anacréon, si bons juges en cette
matière, trouvaient une douce et céleste harmonie. Mais quand la nature attristée fut
tombée dans le sommeil glacé de la morte saison, la Cigale perdit en même temps
et la voix et les moyens de soutenir son existence aérienne.
Image gracieuse et touchante de ce qui se passe dans l’humanité! La Cigale, c’est le
poète, qui berce les ennuis de la vie par les chants qu’inspirent le génie et l’amour.
Voix mélodieuse et gémissante, parlant le plus souvent aux échos du vallon
solitaire, et réveillant dans l’âme qui pense les souvenirs de sa nature divine!
Mais dans ce monde entièrement livré aux calculs de la richesse et de l’ambition,
qui prend garde au poète? Qui se demande si le chantre harmonieux trouvera à la
fin de sa journée une pierre pour reposer sa tête, et le pain qui l’empêchera de
mourir? Que de fourmis sourdes à ses prières! Que de riches, avares au milieu de
leurs trésors entassés, repousseront cette voix plaintive qui les enchantait autrefois,
et convieront ironiquement à la danse le malheureux qui leur demande une obole!
M. Decard a voulu protester contre cette morale égoïste, et afin que sa réfutation fût
complète, il a mis en scène, non la Cigale et la Fourmi, mais la Fourmi et un
Grillon pliant sous le faix de l’âge et de la misère, et demandant aux heureux du
monde quelques secours contre des malheurs immérités. Car ce ne sont pas
seulement les poètes, les artistes, qui souffrent au milieu de notre société. Que
d’artisans honnêtes et laborieux, qui trouvent au bout de leurs travaux les angoisses
de la pauvreté et de la maladie! Combien d’ouvriers actifs, intelligents, pleins
d’ardeur, voient leur santé se flétrir par la fatigue, et leurs besoins grandir au-delà
des ressources de leur salaire! Que de misères inconnues et poignantes, qui
s’arrêtent à la porte de l’atelier, pour aller dans une mansarde attendre le retour du
père de famille, à coté d’une mère désolée, et de quelques enfants qui n’ont d’autre
consolation que l’insouciance de leur âge!
Mais ne médisons pas de notre époque. A mesure que les besoins augmentent, les
âmes généreuses s’émeuvent et compatissent. La bienfaisance redouble ses efforts
et la charité devient plus ingénieuse pour arrêter les flots envahissants de la misère.
Les établissements, destinés au soulagement des classes souffrantes, se multiplient,
grâce à la protection de l’autorité et au généreux entraînement de ceux pour qui la
fortune se montre moins cruelle. Les fourmis ont maintenant le coeur plus sensible;
elles ont fini par comprendre la solidarité de tous les êtres qui vivent dans ce
monde; elles consentent à partager le superflu de leur fortune, qui est le nécessaire
du pauvre; et, sans entrer ici dans une question trop grave pour être traitée en tête
d’un poème si gracieux, en se conduisant ainsi, elles font un acte, non-seulement
honnête et juste, mais profitable pour elles-mêmes.
Je ne suis pas fâché, pour mon compte, de voir M. Decard réhabiliter en beaux vers
et dans une ingénieuse fiction, le caractère de la Fourmi, méconnu par notre grand
fabuliste. Ce petit animal si laborieux, magni formica laboris , comme dit Horace,
ne pouvait rester sous le coup d’une accusation si grave. S’il est notre modèle pour
la prévoyance et pour le travail, qu’il le soit aussi pour les sentiments honnêtes du
coeur; qu’il n’encourage pas les désordres de l’oisiveté, mais qu’il tende une main
secourable aux victimes innocentes du malheur; que le pauvre Grillon n’aille pas
frapper en vain à sa porte, mais qu’il y trouve toujours le bienfait et le sourire qui
en double la grâce.
M. Decard a réfuté La Fontaine deux fois, par un exemple et par un poème. C’est à
lui qu’appartient l’idée des réfectoires économiques, où l’ouvrier trouve à peu de
frais une nourriture saine et suffisante. En 1844, il fondait à l’enseigne de l a
Fourmi laborieuse , un établissement de ce genre, dont le succès, grandissant avec
le temps, a traversé victorieusement les années de révolution, d’épidémie et de
disette, qui sont venues fondre sur la France. Quand le choléra sévissait au milieu
de nous, et que la plus grande partie de la population fuyait devant le fléau, bien
souvent l’ouvrier et le pauvre, forcés de rester dans la ville presque déserte,
n’avaient d’autre ressource que le réfectoire de M. Decard, dont l’animation et le
mouvement contrastaient, pendant ces jours de malheur, avec le silence et la
solitude des rues. Un jour, un régiment arrive dans nos murs; il partait pour cette
glorieuse expédition de Crimée, où la France a repris le sentiment de ses forces au
prix de tant de sang et de tant de courage. La ville était silencieuse; la plupart des
fournisseurs avait cédé à la peur de la terrible maladie, et les soldats cherchaient en
vain dans nos marchés les provisions nécessaires pour réparer les fatigues d’une
longue route.
Mais le réfectoire de la Fourmi laborieuse était ouvert, et, sous les yeux du colonel
attendri jusqu’aux larmes, le régiment fut abondamment pourvu de tout ce qui lui
était nécessaire.
Ce n’est sans doute qu’au prix des plus grands sacrifices que M. Decard a soutenu
son oeuvre au milieu de circonstances si difficiles. Il a maintenu ses prix malgré
l’augmentation de toutes les denrées; il a fait de son établissement, non une
spéculation industrielle, mais une oeuvre éminemment philanthropique, et il a
demandé sa récompense, non à la justice incertaine des hommes, mais au
témoignage de sa propre conscience. Aussi, quelle n’a pas été sa joie, quand il a vu
son idée se répandre au loin, des établissements semblables au sien se former dans
un grand nombre de villes, et des réfectoires économiques se fonder dans la
capitale sous le haut patronage de l’Empereur et de l’Impératrice! Négociant
honnête, mais inconnu, avec de faibles ressources pécuniaires, il venait d’ouvrir à
la charité une voie nouvelle; il offrait à l’ouvrier laborieux un moyen facile de
maintenir la santé, qui est la condition de son existence, et d’arriver à la vertu de
l’économie, qui est la condition de son bonheur.
Nous avons visité quelquefois ces salles propres et bien tenues, où le paysan et
l’ouvrier trouvent à vil prix une nourriture qui leur aurait coûté fort cher dans
d’ignobles cabarets. Nous nous sommes assis au milieu d’eux, comme l’un d’eux,
et nous avons admiré la décence des conversations, la modestie de la conduite, et la
grave satisfaction de toutes ces honnêtes figures, hâlées par le travail. Voilà ce que
M. Decard a fait pour l’amélioration physique et morale de la classe ouvrière, de
cette classe que, par un étrange abus de langage, on appelait naguère la classe des
déshérités. Inspirer à l’ouvrier des idées salutaires de décence et d’économie, lui
fournir pour un prix qui n’excède pas ses ressources une nourriture suffisante et
variée, ouvrir son âme aux douces émotions d’une bonne conduite, et le préparer
ainsi au calme bonheur de la vie de ménage, n’est-ce pas une oeuvre essentiellement
morale et civilisatrice, n’est-ce pas bien mériter de la société?
C’est la même pensée qui a inspiré le petit poème dont nous allons parler
maintenant. Après la morale en action, la morale dans un petit livre, dans un
poème, où l’austère sagesse de la leçon est cachée sous les fleurs du langage de nos
pères et de la plus aimable des fictions.
Un pauvre Grillon, que la vieillesse et la misère ont rendu malade et incapable de
travail, va demander quelques secours à la porte d’une riche et grande magnanerie.
Il est accueilli par les sarcasmes de ces heureux d’un jour, qui se gorgent de
nourriture, dans l’intérôt d’un maître qui doit hériter des dépouilles de leur
tombeau. Un ver à soie, plus compatissant, lui fait, il est vrai, l’aumône d’un
conseil que le Grillon s’empresse de suivre. Il indique au mendiant une fourmilière,
placée au pied d’un vieux figuier, où le malheureux pourra obtenir ce qu’il
demande.
Le Grillon part, marchant péniblement dans un chemin que ses forces épuisées
trouvent long et difficile. Il y rencontre une jeune fourmi qui s’était égarée, en
s’obstinant à traîner à la maison un grain de blé dur, dont le poids lui a fait perdre
un temps précieux. Le Grillon l’aborde, la remet dans la bonne route, et chemin
faisant, lui fait part de l’intention où il est d’aller à la fourmilière prier ses parents
de lui prêter de quoi vivre. Ils arrivent enfin; mais il faut parlementer à la porte. La
jeune Fourmi reçoit une verte admonestation parce qu’elle rentre si tard; mais elle
n’a pas de peine à se justifier, et la bonne oeuvre qu’elle vient de faire dispose sa
mère à l’indulgence. Le Grillon est introduit au milieu de l’agitation curieuse des
fourmis étonnées d’un pareil spectacle.
Semblable à Antigone, guidant Oedipe dans le bois sacré des Euménides, car je ne
crains pas de hasarder ce rapprochement, puisqu’il est permis de comparer les
petites choses aux grandes, la jeune Fourmi reconnaissante soutient les pas du
vieillard dans les sombres sinuosités du souterrain, indiquant avec une pieuse
vigilance les écueils et les contours, et devançant le pauvre Grillon, quand la route
devient plus facile.
Cependant la Reine des Fourmis assemble son peuple. Elle fait une harangue, où la
sensibilité éclate autant que la raison, et elle lit à haute voix la fable de la Cigale et
la Fourmi, qui a grandement compromis la bonne renommée de la nation, et qu'il
s'agit de réfuter maintenant par une bonne oeuvre. Cette traduction, ou plutôt cette
imitation est faite de main de maître, c'est-à-dire, elle est originale par la forme, et
par une partie du fonds. M. Decard a ajouté quelques détails charmants surtout dans
le début. Ajouter à La Fontaine, me dira-t-on, c'est une profanation, ou tout au
moins une outrecuidance. Oui sans doute, s'il s'agissait d'une de ces fables
inimitables, toutes pleines de ces vers que l'auteur appelait des vers trouvés , et qui
atteignent sans effort le sublime et la perfection. Mais la Cigale et la fourmi,
quoiqu’elle soit une des plus connues de notre grand fabuliste, est cependant une
des plus médiocres. Les commentateurs se sont efforcés en vain de comprendre la
pensée du poète, quand il dit, en parlant de la Fourmi :
C’est là son moindre défaut.
On pouvait donc, sans manque de respet, toucher à cette fable, de même qu’on peut
sans irrévérence préférer le rat de ville e le rat des champs d’Horace à la pâle
imitation qu’en a fait Fontaine.
M. Decard s'est mis à son aise, comme l'avait fait M. d'Astros, quand il traduisait
les fables dont il a enrichi le recueil des Mémoires de l'Académie d'Aix. Le
caractère naïf de la langue provençale, la richesse de son vocabulaire, ces tours
rapides et gracieux, sortis de l'imagination d'un peuple spirituel et créateur, me
semblent préférables, pour le genre de l'apologue, aux allures savantes du français,
bien que La Fontaine ait reproduit, au milieu de la perfection du dix-septième
siècle, les grâces fraîches et vives de la langue de Marot.
Le discours de la vieille Fourmi émeut toute l'assistance. Le Grillon est admis à
raconter ses infortunes. Il le fait avec une éloquence touchante qui pénètre
profondément dans le coeur. Victime de l'usure d'un infâme Prego-Diou (la Mantis
oratoria), qui se disait bon ami, il n'a pu rendre ce qu'il avait emprunté, et il a été
chassé de la prairie où il avait jusqu'alors vécu heureux et tranquille. Voyez comme
les personnages sont bien choisis. Le Prego-Diou , avec ses longs bras levés vers le
ciel, ses grands yeux qui roulent dans leur orbite, son long manteau qui lui a fait
donner son nom français de Mante, ne le reconnaissez-vous pas? C'est Ta r t u ff e ,
s'introduisant dans l'intimité d'une famille, pour la ruiner de fond en comble; c'est la
pire espèce des hypocrites, qui se font un voile de la Religion pour cacher les
bassesses du coeur.
Le récit du Grillon arrache des larmes aux fourmis comme elle en arrachera à tous
les lecteurs doués d'une âme sensible. Oui, en lisant ce petit drame, dont les
personnages sont une fourmi, un grillon et une mante, nous avons pleuré, comme
s'il s'était agi des Atrides ou de Zaïre. Heureusement, la péripétie, dans le poème de
M. Decard, se fait du malheur au bonheur.
Une douce émotion succède aux déchirements du coeur. Le Grillon reçoit une
hospitalité empressée et bienveillante, et la Fourmi est vengée.
Voilà le livre de M. Decard, en voilà du moins l'analyse sèche et décolorée.
Comment aurais-je pu donner une idée de cette poésie qui s'élève sans effort du
simple et du naïf au sublime et au pathétique? Lisez, vous qui avez le bonheur de
comprendre la langue provençale, cette description de l'orage qui commence le
malheur du Grillon, les discours de la vieille Fourmi à son peuple et à son
malheureux hôte, et surtout le récit que celui-ci fait de ses longues infortunes;
savourez à longs traits ce miel d'éloquence, qu'embaument les parfums de vos
collines. Ici la langue de nos pères a conservé toute sa pureté, toutes les grâces que
lui donna la nature, et dont les troubadours nous ont transmis le précieux héritage.
Le français n'a pas encore déteint sur ces couleurs simples et éclatantes qui
réfléchissent l'azur de notre ciel et l'éternelle verdure de nos pins. Ce n'est pas tout;
en donnant à votre imagination la fête d'une belle poésie, vous donnerez à votre
coeur l'aliment des nobles et vertueuses pensées.
Mais pourquoi écrire en provençal un livre condamné par cela même à une
publicité restreinte et presque locale?
Pourquoi chercher à faire revivre une langue qui se meurt, une langue déjà morte?
Qui lira cela, comme dit Perse, Quis leget hoec? Qui lira cela? Ceux qui, comme
nous, voient mourir avec regret ces idiomes, qu'on a flétris du nom de patois, mais
qui furent autrefois de véritables langues, quand le niveau de la centralisation
n'avait pas effacé l'antique physionomie de nos provinces; ceux qui recueillent les
traditions de nos pères pour se consoler des tristesses du présent; ceux qui aiment
encore une langue harmonieuse et colorée, naïve dans son éloquence, éloquente
dans sa naïveté; ceux enfin qui encouragent de leurs voeux et de leurs
applaudissements cette phalange de jeunes poètes, qui conservent, au milieu des
sarcasmes et des quolibets faciles, une foi forte et généreuse dans l'avenir que
promet à la langue provençale son passé glorieux.
Ouvrez donc les rangs, vous qui excités par l'heureux exemple de Jasmin, et par la
gloire qui brille sur le tombeau de Bellot, n'avez pas désespéré de la langue que vos
mères vous ont appris à bégayer dans le berceau.
Roumanille, Crousillat, Bénédit, Aubanel, et vous tous que je ne nomme pas, parce
que vos noms sont sur toutes les lèvres, accueillez au banquet de famille ce frère,
qui débute par un livre digne de la maturité de votre talent, et qui porte le coeur
aussi haut que l'esprit.
NORBERT BONAFOUS,
Professeur à la Faculté des Lettres d'Aix.

LA FOURNIGO
ET LOU GRIET

Prologo

Parli senso rougi la lengo de ma maire,
Et cresi de bèn faire,
Car pregui lou bouen-Diou toujour en prouvençaou;
Ma prièro en Francès, serie’ un pan senso saou.
La Fournigo, a dit Jean, es gaire prestarello,
Enca mens dounarello,
Et nous n’en fa’ un tableou,
Que vous dirai, qu’es pas trooup beou!
Me fa peno per Jean, car voou lou controdire
Per un conte nouveou, que me siou laissa dire.
Proumier Chant
Induxi te ad legendum: Sincerum mihi
Candore noto reddas judicium peto...
Je vous ai engagé, cher lecteur, à me dire; je réclame de votre impartialité bien
connue, un jugement sincère sur mon ouvrage.
PHÈDRE. LIVRE III,

PROLOGUE.

Goouvi per lou travail, la misèro et lou maou,
Un paoure viei Griet, sus lou bord de soun traou,
En rèn fasèn se souleiavo,
Et toujours rabachavo:
Ce qu’es pamens que lou destin!
Souffri, bèn travaia, puis se veire mesquin!!
Moun Diou, se moun einè, qu’eimavo tant soun paire,
Revenie... Se vesie tout ce que me foou faire
Per me prouvi d’un trouè de pan!
Se revenie lou paoure enfant!!...
Dejà se fasie tard, et lou tèmps que passavo
Proumettie pas de reveni;
Lou journalie se recampavo
Et la nuè poudie plus teni.
Santo-Victoiro encabanado
Coumo dirias d’un grand flourie,
Announçavo uno rescloouvado
Per un prouverbi vertadie.
Èro sourd de pertout; dejà deganejavo;
Lou grapaou tout soulet cantavo,
Et se vesie sus l’hoourizoun
De grosseis ballos de coutoun.
Dessus leis ribo’ escagassados
Leis limaços courrien;
Dins leis houstaous, sus leis façados
Avie pouncheja l’Escourpien.
L’Aragno, entandooumens, quittavo soun telagi;
Car, siegue di’ en passant, es un animaou sagi,
Que quand s’en va de soun houstaou
Marquo bèn maou.
Leis oouceous marooudurs, et leis ratopenados
Que van touto la nuè,
Leis vesias desaviados,
Trouvavoun ges de plaço en luè.
La luno, palinouè, perfes se destapavo,
Aurias dit qu’avie poou de ce que se passavo;
Et leis Darbous curioux, lou nas fouèro deis traous,
Tenien counseou sus leis uiaous.
Plenos d’avisament, leis Fournigos prudèntos,
Que vesien en dangier leis recoltos pendèntos,
Implouravoun leis Dioux
De fa’ escarta leis nioux.
Lou Griet s’estreme, puis fague sa prièro,
Eme l’ideo que deman
Anarie requeri soun pan
Dins un houstaou vesin, qu’èro uno Magnanièro.
La fatigo et lou souen feroun que s’endourme;
Tout beou just penecavo,
Que lou tèmps s’espurgue:
A brò l’aiguo toumbavo!
Lou soou èro uno mar, leis uiaous se suivien,
Et bramavo dins l’air uno maledictien!!
La chavano, pamens, se vesie que booucavo,
Leis tounerros plus luench fasien seis repetun;
Doou cousta doou Mistraou lou tèmps s’esparlingavo;
Deis Gypièros sentie lou fum.
Per un pouli bouen-jour, l’aoubetto flattejavo
Leis flours qu’avien souffert;
Tout se reviscouliavo,
Et leis oouceous tenien councert.
La bourrasquo, en passant, avie leissa de traços:
Leis champs èroun esmalugas,
Se vesie d’animaous presquo de toutos raços
Qu’avien peri..... s’èroun negas!
Èro vengu lou jour de la grando misèro,
Mounte la fam s’anavo fa senti;
Nouestre paoure Griet, tout fangous, souto terro,
Aoujavo plus sourti.
Mai, pamens lou besoun, touto reflessien facho,
Lou decide d’ana mandia,
Et parte de soun traou... S’aguessias vis sa facho,
Aurias vougu lou rassassia.
Enequeli, malaou, leis alos matrassados,
Lou corps adoulenti,
Marchavo en calculant et coumptavo seis piados
Coumo quoouqun pensamenti.
Camin fasèn, paou-à-paou s’approuchavo
De l’houstaou deis Magnans;
Enfin, puis arribet... Se presente, plouravo
Sus sa debino et sus seis ans.
— Bouen jour, dis en intrant, aimablo coumpanio;
Rèn qu’un pichoun moument dedins vouestro bourdio
Farie tout moun bouenhur,
N’en siou segur.
— Poudèn pas vous douna, digue dins sa manièro
Un gros Magnan brutaou qu’avie lou vèntre plen,
Et que tenie damen
Dessus la Magnanièro.
Bessai creirias, fada, qu’eici lou rastelan,
Et qu’es per n’aoutre que fielan?
L’aourias agudo lesto,
S’èro verai que tenèn testo
A tout quistur que vèn!
Filas vous diou, car dounan rèn.
Un Magnan reflechi, savènt, plen de sagesso,
Et qu’èro un Magnan de cabesso,
En vian escalustra lou Griet tant patient
N’en ague coumpassien.
— La santo Carita, digue, meis très chers frèros,
Que duvèn exerça vis-à-vis un chacun,
Es la part que tenèn de nouestreis proumiers pèros,
Aco’ es ignoura de degun.
Cresès-me; lou malhur es souvent l’apanagi
Doou jouine, vo doou viei, car respecto ges d’iagi,
Et lou paoure Griet, que vias tout escloupa,
Segur v’a pas croumpa.
Sabi que poudèn pas douna ce qu’es pas nouestre,
Mai ce qu’aves de vouestre,
Meis enfants, es lou couar! et v’a disi à prepaou;
Se l’y fèn ges de bèn, l’y faguen ges de maou.
Aco dit, descende doou d’haout de soun brancagi,
Vengue vers lou Griet, l’y tengue lou lengagi,
Lou plus flattie
De l’amitie.
— Voudrian pousque, moun bouen, soulaja ta misèro;
Mai que faire, grand Diou! Cres-te, rèn nous prouspèro;
Tout ce que vies eici, fruit de nouestreis labours,
Bessai l’y aoura plus rèn dins mens de quinje jours.
Touteis nouestreis coucouns, quello poulido sedo
Que bavan,
Que fielan;
L’home envejous de tout, me seis mans d’Arapedo,
Coumo un abrasama prendra tout nouestre bèn
Per n’en faire d’argènt.
Mai tè, regardo-me, suive aquello endreissièro,
Anaras jusqu’aou bout, veiras uno figuièro
Qu’a lou pèd caouria... qu’es mouarto... l’y a un clapie;
T’entraoucaras, se poues... l’y resto un Fourniguie.
‘Qui dedins l’y a de tout, es uno beneranço.
Vai l’y faire ta reveranço,
Expliquo l’y tout bèn,
Veiras, te daran quoouquarèn.
Lou Griet, plen d’espoir et de recouneissenço,
Se resignet à la patienço.
— Merci, digue tout bas;
Et reprengue soun pas.
A l’abri doou Mistraou, long d’uno muraietto,
Uno pichoto Fourniguetto
Qu’èro esfraiado que noun sai,
S’escrimavo en creidan:— Hai! moun Diou, hai-à-hai!
Nouestro mèro, estou soir, quand vendra la soupado,
Se siou p’ anca rintrado,
Qu soou ce que dira
Et ce que pensara?
Se vesie bèn que s’enrabiavo,
Qu’avie perdu soun carreiroou,
N’en fasie un de viravoou:
Qu’houro courrie, qu’houro marchavo;
A forço, cependant, de tant faire de pas,
Eme nouestre Griet se trouve nas à nas.
— Ho pardoun! Se trevas dins aquesto countrado,
Me farias bèn plesi de m’enseigna l’intrado,
L’y digue tout en plours, d’un pichoun Fourniguie
Qu’es oou pèd d’un figuie.
A la pouncho doou jour, de-matin siou sourtido;
Ai fa coumo meis surs, vouliou gagna ma vido,
Car va sabès, lou pèn
Se gagno pa’ en dourmèn.
Lou hasard a vougu qu’en venèn m’embrunquessi
A-n-un gran de bla dur; plaît à Diou lou laissessi!
Car m’a près tout lou tèmps... pesavo mai que iou,
Es bèn verai ce que vous diou.
Leis forços m’an manqua, me siou visto perdudo,
Et m’en souveni pas de mounte siou vengudo.
Lou Griet, soutarous, et d’un air de bounias,
— Ma fio, l’y digue, l’y anan d’aquestou pas.
Mai coumo tout bènfa merito recoumpenso,
Me fares pas defaou?
Nouestre camin fasèn, m’escoutares un paou:
De-matin, coumo vous, et coumo chacun penso,
Sercavi per manja,
Per pousque passeja.
Leis chagrins, leis doulours, et l’iagi que m’aclapo,
Fan que siou bouen en rèn,
Et la vido m’escapo;
Enfin, siou paoure, ai ges de pèn!!
L’y a quoouqun bèn plaça dins aquestou paragi
En qu teniou meme lengagi,
Et ma douna lou bouen counseou
De veni me teni prochi vouestre casteou.
Que de bèn que m’an dit de v’aoutre! et v’a foou creire,
Mai, pensavi dins iou, v’anaras un paou veire.
Aro, veicito l’ooucasien
Mounte compti sus vous, sus vouestro proutectien.
— Vaqui lou Fourniguie, poudès intra, ma chèro,
Et fès-me lou plesi de dire à vouestro mèro,
Qu’un paoure malhuroux espero oou pourtissoou;
Digas-l’y bèn surtout que Nenguè senso poou.
Coumo fouguet dedins, coumaire Fourniguetto
Faguet leou d’escoudoun sa pichouno courbetto;
Aviet p’anca fini de faire ce que diou,
Que la mèro diguet: — D’après tout ce que viou,
Ai bello m’escrima, vous dire d’estre sageo,
De rintra d’houro, que counvèn,
Es tout coumo se disiou rèn.
Mai l’y voou mettre fin, bestiasso qu meinageo!
Et tendrai bouen, segur; aro, dorenavant,
Quello que sourtira me passara davant.
He! de mounte venès, pichouno landrinetto,
Que despuis de-matin, un paou avant l’aubetto,
Sias fouèro de l’houstaou?
Bessai vous es egaou
De me faire enrabia? Veiren un paou, pecolo,
Se prendres chaque jour lou camin de l’escolo
Quand vous recampares..... Vaqui lou dernier cooup
Que vous foou lou sermoun; regardas se se poou,
Eme lou marri tèmps, la fango, vilènetto,
Se recampa touto souletto!
Que vous arribe mai!... vous proumetti segur
Que se piqui, picarai dur.
— Mèro, dis en plourant la pichoto innoucènto,
Se siou vengudo tard et se sias pas countènto,
Vous demandi pardoun.
Vers lou souleou tremoun
Èri enca pereilà, prochi de la bastido
Mounte nous menerias lou jour que sias sourtido;
Rappelas-vous n’en bèn, mèro, nous diguerias:
— Pichotos, per malhur, se vous atrouvavias
Dins quaouquo tousco, embaragnados,
Ou bèn, se, trooup cargados,
En carrejan lou fai
Avias de penos que noun sai,
Voou mies quitta, meis fios,
La cargo que pourtas, siegue blad vo granios,
S’entourna senso rèn, quand fa’ encaro souleou.
Mèro, vaqui vouestre counseou.
Ai fa coumo avès dit, et se siou trooup tardivo,
Segur siou pas faoutivo,
V’anas veire, escouta s: Affurado oou travail,
Coutènto reveniou, carrejavi moun fai;
Quichado per lou pes, desiravi la pènto,
Car me sentiou mourènto;
Marchavi en chavirant, veniou de reculoun,
Poudiou plus vougne, enfin, et perdiou la resoun.
La nuè que me poussavo,
L’esfrai que me troutavo,
Tout m’èro contro, et vesiou bèn
Que foulie s’enveni, pechaire, senso rèn.
Mèro, m’avès creida, venès d’aousi ma faouto,
Foou que vous digui tout, ou n’en seriou malaouto.
Quand sabiou plus ce que fasiou,
Et que semblavo fa de iou,
Touto descouncertado
De ma tristo journado,
Descendiou lou coutaou,
M’enveniou vers l’houstaou.
Tout d’un cooup, sus la routo,
Un Griet, testo souto,
Me barro lou camin!
- Et mounte anas ensin,
Me diguet, Fourniguetto?
Avès pas poou, souletto,
Eme lou marri tèm?
Voulès qu’anen ensèm?
Crèsi que poou se faire,
S’anas doou meme caire;
Tout de long charraren,
Se desennuyaren.
Dins lou cours de la vido,
L’instinct serve de guido:
Et fèn tout d’après eou,
Puisqu’es nouestre counseou.
Cri-cri me dis: - Pichouno,
Fès-l’y bèn attentien,
La Prouvidenci douno
Perfes bello ooucasien.
Se fa tard, et la routo
Es pas trooup coumo foou;
Seres leou en derouto,
Un rèn vous fara poou.
Sias jouinetto, espoourido,
Risquas rèn eme iou.
Oh! digueri, ravido:
A la gardo de Diou.
Enregan lou passagi
Qu’addus vers lou figuie,
Tout lou long doou vouyagi
Pensavi ouu Fourniguie.
Disiou: - Que refrescado
Oouras aquestou soir!
Car la mèro, esfrayado,
Duou n’ague plus d’espoir.
Et d’uno voix bouniasso
Lou Griet me disie:
Hoou! Sias une coouvasso,
En que l’y avançarie?...
Escoutas-me, ma bello,
Qu duou se plagne? Es iou,
Car sembli uno Escarcello;
Regardas ce que siou!!
Paoure Griet! Ma mèro,
Plouravo en me parlant;
Lou couar d’uno Galèro
Aurie flechi. Filan;
Coumo intran dins l’aleio
Me dis: Se vouestreis surs
Poudien presta l’aureio
A touteis meis malhurs;
Que n’en dias? Eis Fournigos
Ai jamai fa de tort,
Es de braveis amigos
Que plagnirien moun sort.
Qu soou, beleou la mèro,
En l’y disèn qu siou,
Sera pas tant sevèro,
Ooura pieta de iou.
Vaqui moun avanturo,
Es l’histoiro seguro
Qu’expliquo moun retard.
Sabi qu’es fouesso tard,
Mèro, mai poudès creire
Ce qu’oourias pousqu veire,
Car, siguessian ensèm,
Oou Griet voudrias bèn.
Moun Diou! se lou vesias, se l’entendias, pecaire!
N’en oourias coumpassien! Camino tout de caire;
Es maigre que fa poou! Ho! foou qu’ague souffert
Leis doulours de l’infer!
M’a tira d’embarras, merito recoumpenso;
Vous demandi per eou, dins ma recouneissenço,
Que lou leisses intra, puis dires coumo iou:
La Carita, toujour, es agreablo à Diou.
Lou couar sarra, leis ueis touteis plens de lagremo,
(Car èro puis la crêmo )
La mèro de l’houstaou
Lèvo leis patto’ en haout,
Et dis: — O moun enfant, vène eici que t’embrassi;
‘Quo’ es puis trooup bèn parla, juste ciel! te foou graci.
Vai, mounto mai d’amount, ma fio, et l’y diras,
Te permetti, ce que voudras.
‘Qui n’y aguet proun de dit; la jouino Fourniguetto,
Lesto coumo l’uiaou,
Dins mens d’un vira d’uei siguet peramoun-d’haout;
Et vèn faire bouquetto
Oou malhuroux Griet
Qu’esperavo soulet.
FIN DOOU PROUMIER CHANT
Secound Chant
Cette fable montre qu’il faut être reconnaissant envers ses bienfaiteurs.

ÉSOPE, FABLE XXI,

la Fourmi et la Colombe .
— Venès, passas d’eici, suivès-me dins la pènto
(Disie touto countènto;
La jouino meinagièro oou paoure pelerin);
Seren bèn leou dedin.
Plaças bèn vouestreis pèds; iou n’en ai l’habitudo:
A gaoucho; bon, va bèn. Agues une attitudo,
L’on dirie qu’avès poou? Bessai vous sentès maou?
— Non, diguet lou Griet, mai se vous es egaou,
L’y arribaren toujour, anen daise, Cocoto,
Car sabi gaire l’us, iou, dins aquesto croto,
Et l’y a uno voouto que marchan;
Anen un paou plus plan.
— Se poouven, se voulès, respounde la Fournigo,
Mai foou pas faire figo;
L’y anan estre dins rèn de tèm,
Et vous trouvares bèn countènt.
Oou bout de la visetto,
Dins chaque Fourniguie,
Se trovo uno chambretto,
Et dedins l’y a’ un pouartie.
La counsigno es dounado
De demanda lou noum,
En qu, dins la journado,
Rintro dins l’houstaloun.
Se quoouqun de passagi,
Estrangie, marooudur,
Vioulavo aquel usagi,
Es de plagne, segur!
Foou dounc estre en reservo
Sus la lei que s’ooubservo.
Arriboun dounc oou pourtissoou:
La sentinello, tout d’un cooup,
Dins sa guerito se demeno,
‘Luco, trepigno, tèn haleno;
Va, vèn, chooureio mies,
Et vis que foou douna doou pies.
Subran, en Fournigo guerrièro,
Mette lou nas à la carrièro,
S’ooubouro en faço doou Griet,
Et vitament l’entourtie.
Mai coumo vis qu’es pas proun fouarto
Per l’y leou pestela la pouarto,
Creido: - Oou secours! creido: oou voulur!
Afin d’evita tout malhur.
Et l’Eissame, en oousèn aquesteis cris d’alarmos,
Fet qu’un bound, s’enhoouret, venguet souto leis armos.
Pourtavo esfrai, la proupourtien
Que prenie’ aquesto reunien.
Madamo la superiouro,
Que sabie tout despuis uno houro,
Calmet la poou de soun houstaou,
Per un discours bèn à propaoou.
— S’agis pas, l’y diguet, meis braveis dameisellos,
De se mounta l’esprit; davant toutos nouvellos,
L’on se rènde resoun deis cavos, tout d’abord,
Senso se courrouça; avès dounc agu tort...
Mai coumo aquestou jour voueli faire de festos,
Caviarai pas mai: Vous anas teni lestos,
Et puis, à meis coumandaments,
Fares, vous diou, ni mai, ni mens.
L’Eissame ooubeissènt, à la vouas de sa mèro,
S’assoulet, s’estremet, redevenguet ce qu’èro.
Siguet bèn leou sachu, dins tout lou Fourniguie,
De ce que s’agissie;
Car la Fournigo counfidènto
De madamo la presidènto,
Leisse’ esquia lou pichot mot,
Qu’èro un secret dins soun argot.
Et siguet recassa... Feroun un bavardagi
De touteis leis coulours, et semblavo uno ragi
A qu mai n’en dirie; chacun mettie doou siou.
Tant es vrai et curiou,
De veire que toujours, et dins touto assemblado,
La puro verita s’es toujours degayado.
Per reprèndre lou fiou de nouestro narratien:
De pichouns moulounets se fasien sus l’haouturo,
Lou Fourniguier èro impatient;
Chaquo Fournigo avie l’esfrai sus la figuro.
Leis vieillos, leis poourouès, s’amattavoun ensèm,
Et fasien de bis-bis; leis jouinos, dins queou tèm,
Dispousado’ oou coumbat, touteis requinquiados,
Demandavoun pas mai que de douna pignados.
La mèro, cependant, en viant aqueou gachis,
— Meis enfants, l’y diguet, veici de que s’agis.
Per la graci de Diou et per dret de victoiro
Gouverni questou Fourniguie;
Voueli qu’aquestou jour reste dins la memoiro
De moun Eissame tout entie;
Que la pousterita que prendra nouestro plaço
Retengue per ma vouas, que tout ce que se passo
Dins lou jour que vivèn,
V’ai decreta per nouestre bèn.
Après ague legi leis papiers de famillos,
Dins vouestreis interès, que soun leis mious, meis fillos,
Avèn apprecia coumo l’on duou toujour
Ce qu’es escrit sus nouestre hounour.
Mai, ce qu’a souleva lou verin, la coulèro
D’aquello que se dis aujourd’hui vouestro mèro,
Es un passagi bèn frappant
Que se l’y trovo oou beou mitan.
L’avèn approufoundi, et dins nouestro sagesso,
Tant per mettre à l’abri nouestro delicatesso
Que per far provo de bouen sen,
Implouran vouestre jugeament.
Que touteis leis sujets de nouestro republiquo,
Prounounçoun, s’es verai, que tenèn à la cliquo
D’aqueleis gavagnus que vous leissoun creba
Avant que l’y agues derraba
Lou plus pichoun secours, un rèn, uno goulado;
Coumprenès ma pensado?
Voou legi lou mouceou, reclami l’attentien
Jusqu’oou bout de ma narratien.
La Cigalo et la Fournigo.
Uno Cigalo rejouido,
Qu’avie passa touto sa vido,
Aoutrament dit tout soun estiou,
A jugar, à cantar, et bèn faire deis siou,
Quand venguet leis jours de fresquièro,
Accoumpagnas de mountagnièro,
De bourrasquo, de marri tèmps,
Tou beou just coumprenguet qu’èro uno paou de sèns;
Sabie plus coumo faire,
Et, leis miraous crebas, venguet trouva, pechaire,
Uno Fournigo que vivie,
L’histoiro dit, coumo poudie.
— S’avias, bravo vesino,
De soubros que n’en fessias rèn,
Vous leis pagariou bèn,
L’y diguet la mesquino;
Quand serian peraqui vers lou mitan d’avous,
Revendriou mai chèz vous.
Vous juri sus ma fe, m’engagi sus proumesso
Que vous rendriou lou capitaou,
Et meme, se vous es egaou,
( Regardas sa finesso! )
L’y ajustarian leis interès;
Segur n’en vendres pas à me faire de frès.
(Contro n’aoutres, l’ooutour, veici que s’encaïno;
Car, per espooula la couquino,
Senso bretouneja fa questo narratien,
Veritable sujet de nouestro indignatien!!
Anas jugea de l’impousturo,
Sus lou restant de ma lecturo.)
La Fournigo, que presto rèn,
Pas meme uno becado,
Et qu’es fouesso embruncado
Quand l’y demandas quoouquarèn:
— Oouvejo! l’y diguet, coumo va, bello damo,
Qu’exploitas la reclamo?
Me sèmblo, cependant, que quand fasie tant caoud
Et qu’avias ges de maou,
Poudias bèn, per prudenço,
Clafi vouestro despenso!
Ques que troni fasias tout lou franc-Diou doou jour,
Cregnias-ti la calour?
— Ho! nani, respoundet, car nuech et jour cantavi,
Et me barounejavi.
— Verai! de boueno fe, disès que cantavias?
Me fa fouesso plesi, l’y diguet sus lou nas
La coumaire Fournigo; eh! bèn, aro, insoulènto,
Dansas dins vouestre embuil, et se sias pas countènto
Retenès ma liçoun:
Ai jamai rèn douna senso boueno resoun.
- - - - - - - - -
-
Vaqui, meis chers enfants, lou conte et la moralo
De la Fournigo et la Cigalo.
He bèn! vous va creirias? es ce qu’a fa lou maou
Que plano dessus nouestre houstaou.
Despuis s’es dit de tout, et Diou soou se, pecaire,
Fèn de tord en quoouqun! Enfin, trouvarias gaire
D’amis, de proutectours que vous vouguessoun bèn
Jugea per aqueou fet. Ce que soun que leis gèn!
Car l’affrountado de Cigalo
Que souffrie tant de la fringalo,
Disie rèn de verai; tout lou mounde sabie
La vido que tenie.
Et nouestro devancièro,
Qu avie de pan sus la panièro,
Et que l’avie susa coumo uno malhurouè,
Qu l’y aurie fa la couè?
S’es dit que prestavian et que fasian l’usuro.
Coumprenès bèn que s’aco duro
L’y aurie de que l’y pas teni!
Se sian dounc assemblas per va faire fini.
Couragi! meis enfants, dins sa bounta divino,
Lou Bouen-Diou lacho pas, et viro pas l’esquino
A seis travailladous;
Escoutas, sarras-vous:
Es bèn recouneissu que l’unien fa la forço,
Et se nous an jugea sus nouestro laido escorço,
Se presento ooujourd’hui uno bello ooucasien
Per faire reviouda nouestro reputatien.
D’avanço vous v’a diou: s’agis, meis braveis fillos,
De douna de granios.
Un Griet malhuroux, que se dis bèn malaou,
Vèn d’arriba dins nouestre houstaou.
Lou cas es delicat, et senso mai l’attèndre,
Lou voou faire veni; touteis l’anan entèndre.
Veici meis ordres dounc: - Mettes-vous uneis siei,
Et m’anares cerca damount lou paoure viei;
Es à gaoucho en intrant; lou trouvares qu’espero,
S’anan ouccupa d’eou, se poudèn, questou sero;
Lou fares intra’ eici, l’adurres davant iou.
Anas et fès ce que vous diou.
Talament lou discours de la superiouro
Espandisset de jouas dins tout lou Fourniguie,
Que lou bru que fasien l’oourias aousi d’uno houro;
Figuras-vous la pescarie!
De soun propre sicar, leis Fournigos ouvrièros,
Per gouubeja lou tèmps applaneroun lou soou,
Et nettejeroun leis carrièros,
Afin que lou Griet marchesse sus lou noou.
Tout lou long doou camin s’en vesie d’affurados,
Arranjados per coumpanies,
Et que semblavoun attalados,
En carrejant leis vilanies.
Se n’en vesie, dins seis chambrettos,
Que fasien misès-fatigouns,
Et que voulien estre soulettos
En s’oouccupant de seis pichouns.
Dedins touteis leis avengudos,
Jusqu’eis abords doou proumier traou,
L’y avie leis vieillos, leis Alludos,
Que prenien gardo de l’houstaou.
Plus luen, n’y avie d’arrangueirados,
Qu’anavoun et venien;
Dessus doux rangs fasien filados,
Coumo dirias en proucessien.
La cavo la plus drolo,
Et qu’es lou plus curiou
De tout ce que vous diou:
Es que, senso boussolo,
Anavoun en courrèn,
Vite coumo lou vènt.
Èro uno myriado
Tant longo que noun sai;
Semblavo uno passado,
Que quand n’y a plus n’y a mai.
N’en descendie pas uno
Davant l’aoutro mountant,
Que fesse l’impourtuno
Ou changesse de rang.
Bèn mai, ce que voou dire,
Va disi pas per rire:
Segur, dins soun argot,
Se disient quoouque mot;
Car en estèn en faço,
Avant de se fa plaço,
Se beisavoun lou nas,
Puis reprenien soun pas.
Vesias sus lou mitan la Reino estampiado,
Carrado coumo un das, touto reviscouliado;
Dedins seis ueis courous, que tenien tout damen,
Legissias lou secret de soun countentament.
Aqueleis que fan rèn et que van en vouyagi
Per, en cas de malhur, avisa lou meinagi,
Branderoun lou signaou dessus lou Fourniguie:
Èro lou Griet que venie.
L’escorto, en arribant, se faguet faire rasso,
S’avancet, chincherin, per oouccupa sa plaço;
Feroun dins rèn de tèmps uno chèro, un quiet,
Et l’installeroun lou Griet.
La Reino, alors, s’haousset, invouquet soun genio,
Et sus un ton pietou fet questo geremio:
— Paoure Griet booumian, estrangie malhuroux!
Vous que senso rouï tirassas vouestro croux
De camins en camins! Vous que la Prouvidenci
A vougu meinaja; sias, à ce que me pensi,
Bassela per lou sort en sercant vouestre pan:
Sigues lou bèn-vengu, chèz n’aoutres, moun enfant!
Sias en pays d’amis, reprenès couneissenço.
Qunteis soun vouestreis maous? Qunt’es vouestro neissenco?
Siegues franc en parlant, l’Eissame mounte sias
Appreciara tout..... Et, se, coumo disias,
Vous carrejas mourènt, que sigues à l’artimo,
La Fournigo a de couar, gagnares soun estimo;
Tant meis fillos que iou seren hurouès, segur,
De soulagea vouestre malhur.
La Reino se poouvet, car èro puis d’un iagi
Que leis secoussos voueloun rèn;
Pousquet pas sousteni per un plus long lengagi
Ce que disie tant bèn!
Soun parouli, sa vouas, seis gestos, soun alluro,
Feroun talo impressien, que l’âmo la plus duro
Oourie sentu lou cooup! Lou Griet, va creirias?
Leissavo resquia de larmos sus soun nas!
Quand siguet revengu de soun estoumagado,
Que veguet franchament la Reino dispousado
A l’y pourta secours, veici ce que diguet
Nouestre paoure Griet.
— Grando Reino, moun couar sente uno revirado
Que pouedi pa’ espeli! Moun âmo desoulado,
Es touto sentiment;
Coumbouri per leis plours!!... existanço blesido,
Voudriou fini ma vido
Dins aquestou moument.
Car la recouneissenço
A l’iagi mounte siou,
Es, selon ma scienço,
Rèn qu’un mot voulatiou!
Reino, n’en pouedi plus! La Mouart dejà trepigno,
Et la marrido espigno
Que tèn lou gros ciseou,
Gueiro moun cabudeou!
Pamens, per vous coumplaire,
Voou assaja de faire
Ce que me demandas;
Grando Reino, escoutas.
FIN DOOU SECOUND CHANT
Troisième Chant
Cette fable s’adresse aux hommes dont les actions ne s’accordent pas avec leurs
discours.
ÉSOPE, FABLE XXIX,
Le Loup et la Vieille.
L’Eissame tout entier retenguet soun haleno,
Leis ueis fixas sus l’oouratour;
Coumo leis paroissiens, quand l’egliso es bèn pleno,
Que mounto dins la chèro un bouen predicatour.
Alors, sus d’un signaou prouvouqua per la Reino,
Lou Griet fa soun grand salut;
Puis, d’un air resoulu,
Barroulo seis regards, se rassuro, et s’entreino.
— Dins lou terroir d’Azai, l’Athènos doou Miejour,
De parènts artisans me douneroun lou jour;
La Fourtuno bestiasso, aquello fouligaoudo,
Venguet faire boou-boou per fa rire l’enfant;
La jouas et lou bouenhur se tenien per la man,
Et defendien moun traou contro la Garamaoudo.
Tout marchavo à soubèt; mai lou marri destin,
Senso egard per degun, vooumisset soun verin,
(Escupi de vipèro),
Sus lou lie de ma mèro,
Et me l’empouisounet!!
Moun pèro, tout soulet,
Estouffet sa doulour, counsoulavo soun âmo
Dedins moun aveni.....
Grando Reino, moun couar, prochi de vous reclamo
Que me fagues fini;
Car, ce que vèn après, n’es qu’uno kiriello
Des chagrins, de malhurs, et touto la sequello
Deis countrarietas; se vous foou queou tableou,
En vous lou despintant, avanires, beleou!!
Cependant va voulès? Voou, per ooubeissenço,
Vous tout descudelar, et maougra la vioulenço
Que me foou, paouro iou,
Voou accaba ce que disiou.
Prochi de l’Arc, traito rivièro,
Dedins leis prads de Fenouillièro,
Toucant lou bèn de l’Espitaou,
Establisseri moun houstaou.
Bello visto, beou plan, un Paradis terrestro,
Mounte tout venie bèn, et vesiou de moun estro
La bello praderie
Qu’èro moun petoulie.
Mai, coumo lou bouenhur es de courto durado,
Me vegueri enfanga dins uno revirado,
Que rèn qu’en l’y soungeant me vèn leis tressusours,
Et vous farie trambla ce qu’ai versa de plours!
Reino, pardounas-me se vous preni per jugi,
Et se dedins moun degounflugi
Implori Vouestro Majesta,
De vougue bèn tout escouta.
L’y a l’affaire d’un mes, que la Mouart, dins la plano,
Estarnissie lou doou me lou day à la man;
Lou fen èro madur, et, despuis Encagnano,
Jusqu’en remountant l’Arc, eis terros de Meyran,
Tout èro sacreja!! La voulounta divino
Voou qu’aco siegue ensin, Diou counsulto degun,
Et davant ses decrets la naturo s’inclino,
Tout se plego, ooubeis, et tout es en coumun.
Oou mitan d’aqueou fleou que nous decimoutavo,
Fasian pichoun de tout;
La misèro creissie, lou paou qu’avian filavo,
Poudian plus jouigne leis doux bout!!
Foulie vioure, pamens; per sourti de la geno
L’y avie rèn qu’un emprunt que poudiet nous soouva,
S’agissie de n’aguer l’ooubeno;
Coumo faire per lou trouva?
Rèn de plus naturel, la resoun l’y menavo:
Degun mies qu’un ami poudie faire la cavo,
Quoouqun que coumprenguesse bèn
Qu’en nous prestant risquavo rèn.
Moun pèro, per hasard, avie fa counouissenço
D’un maoudich Prego-Diou, Judas per excellenço,
Que, dins seis interèts, trevavo lou quartie;
Pechaires! sabian pas tout lou maou que fasie!
Se leisserian ana dedins la debounèro,
Et soun plus grand ami, surtout, fouguet moun pèro!
Iou, pas tant counfiant, dins l’uei d’aqueou catas,
Legissiou quoouquarèn de mentur, de marrias,
Que m’anavo pas trooup. Puis, sa laido carcasso,
Que leis longs bras crouchus, quello traito grimaço,
Encadravoun tant maou seis airs de sacerdos,
Que creseri jamai seis benedicat vos!
Segur va pressentiou! Entameni l’histoiro
Qu’a desavia tout moun houstaou.
Pesqui dins ma memoiro,
Lou fet es taou et quaou.
Quand aguerian fini touto nouestro pitanço,
Senso mettre trooup d’impourtanço
A nouestre emprunt oou Prego-Diou,
Moun pèro me diguet: Qu l’y va, tu v’ou iou?
Respounderi: - Ma fe! lou counseou lou plus sagi
Seriet de pas l’y ana, car se fès queou vouyagi
Es battre l’aigno eme un bastoun;
Veires, entendra pas resoun.
Anas-l’y, cependant, que risquas, l’on poou creire
Qu’en l’y bèn expliquant ce que poou veni veire,
Se laissara doumpta;
Vous counseilli, pamens, de pas trooup l’y coumpta...
Dins un bèn enclooussa d’uno baragno espesso,
Mounte lou soouvageun, l’arroumi, l’agrenas,
Defendien de mettre lou nas.
Vivie coumo un chichoun, lou Prego-Diou Jean-fesso
Dount voou vous faire lou tableou,
Et se lou counouissès, me dires: es tout eou.
Luen de iou, cependant, l’ideio de maou faire!
Et vous cresessias pas que ce que diou, pechaire,
Siguesse uno versien inventado à plesi,
Reino, per abusa de vouestre bouen lesi,
Ou per embabouina l’Eissame que m’escouto;
Nani, va fariou pas, car per vous, goutto à goutto,
Dounariou tout moun sang
Senso espera deman.
Moun pèro partet dounc; sabie, per habitudo,
Lou passagi escoundu de l’houstaou doou devot,
Et se l’y presentet me touto certitudo
Per l’y lacha soun pichot mot.
— He! bouen-jour, l’y diguet, coumpaire, sias de gardo?
Pouedi dire, segur, que siou pas vengu’ un cooup
Senso vous attrouva... Lou fena lou regardo
Me leis ueis esglarias d’uno aiglo quand a poou,
Et respouendet: — Que l’y a? — Sabie, per aousi dire,
Que despuis quoouqueis jours patissian, lou Vampire!
Qu’avien sega leis prads, qu’un mourtalagi affroux
Fasie bouilli lou sang à fouesso malhuroux!!
- He! moun Diou, ce quel’y a? l’y respouendet moun pèro,
- Es, que dessus aquesto terro
Se tirassan coumo poudèn!
Ooussi, vèni chèz vous en touto counfianço,
Vous que vivès dins l’aboundanço,
Per que me prestes quoouquarèn.
Dins un pareou de mes, bessai dins mens, me pensi,
Quaouqueis pluios que fasse, eme un paou de souleou,
Ajudas per la Prouvidenci!
Quand leis fens seran beous,
Es alors que pourrai vous rèndre, eme avantagi,
Ce que m’avançares per moun pichoun meinagi;
Anen, moussu lou Prego-Diou,
Agues pieta de iou!
Tout d’un cooup, sa figuro
Se retiret coumo un loumbrin,
Et changet de coulour; mai, coumo èro un couquin,
Reprenguet soun alluro,
Faguet rapidament soun compte de catiou,
Puis, me lou teta-doux, noustre Fesso-Mathiou,
En vesènt que l’y avie quoouque bouen coooup à faire,
Veici ce que diguet, me sa testo de caire:
— Escoutas-me, moun bouen: doutas pas d’un moument
Que tout se fa requis, et que la pevouïno,
Desempuis la Pioulino,
Meno tout adarret, senso meinageament!
Aviou de Barbabouts que fasien gaou de veire,
Talament èroun beoux! Se pousquessi preveire
Tant de calamita,
(Car lou champ fa pieta!)
Leis oouriou rejougnus, et sus voustreis instanços,
Vous prestariou senso interèts
La nourrituro que voulès
Mai siou just, et, v’a vias, l’y a ges de maliganços,
Ce que vous disi es bèn verai,
Pamens, sias un ami, veici ce que farai:
Voou vous presta, de ma reservo,
Ce que vous foudra per tres mes,
Et, per aquesto fes,
Coumo leis tèmps soun durs, et que chacun s’ooubservo,
Chaque vingt-cinq Barbabouts,
Vous n’en rentendrai rèn que doux.
Per lou desplaçament et per ma garantido,
En estèn que, dejà, dins lou cours de la vido,
M’an redreissa mai que d’un cooup!
N’en prendrai enca doux; coumprenès, me leis foou?
Es pas estre exigeant, et cresi pas maou faire
Se n’en preni encaro un per moun boni, pechaire!
Car foou que gagni quoouquarèn;
Sian entendus, counvenguen bèn.
Avèn eici toucant l’Escaravai Harpetto
Qu’es un pous de savoir, per eou tout es bachetto;
Es franc, ou per mies dire, es un Escaravai
Que tendrie testo à-n-un palai;
Lou prendren per temouin; desempuis moun enfanço
L’ai toujours counsulta. Se metti persistanço
A v’ooubteni de vous, n’en senti lou besoun;
Se n’in parlavi pas, coumprenès ma resoun?
S’en fourmalisariet; et puis, dins touto affaire
S’agis de marcha drech; la prudenço es la maire......
Car sian touteis mortels. Et quand n’y a, paoure vous!
Que per ana trooup gai se soun vis malhuroux.
Seis paraoulos, moun Diou, èroun tant enviscados
D’aqueleis mots que fan pita,
Que moun pèro toumbet dedins seis embuscados;
Vaqui la puro verita.
Lou quatre-vingt per cènt!! Mai, perque la naturo
M’a pas fa neisse Cabridan,
L’aouriou pougnu sus la figuro,
Et touteis lou counouissirian!
Oou bout d’un bouen moument, quand retournet, moun pèro,
Que me fet lou tableou de l’ignoble repairo
Mounte se passet lou countrat,
Me faguet refarni! Reino; moun couar outra
Espousquet tout d’un cooup, vooumisset lou blasphêmo, Sacheri pins ce que
disiou;
Mescleri l’anathêmo
Oou noum de Prego-Diou,
Et creideri: — Judas!! puisque degun te classo
Dins ta maoudicho raco,
Après un pareil tour,
Iou te bateji, v’hui, doou faou-noum de Vautour...
Tres mes soun leou passas, car lou tèmps se despacho,
Filo soun noux et viro oou bout;
L’echeanço venguet: coumo avian fa la pacho
Fouguet rèndre leis barbabout.
Es eici que n’en sian!! Fatalo destinado
Et malhurs sus malhurs! Jamais s’es vis d’annado
Beleou plus escabrouè,
Surtout tant desastrouè!
Aquel an, oourias dit que lou Diou doou Tounerro,
Las de tant supourta leis crimes de la terro
Et la marridarie deis hommes plens de feou,
Voulie, per n’en fini, faire sang de nouveou!
Jittet seis ueis de fuech sus lou soou de la Franço,
Soun enclaou d’aoutreifes, sa jouas, soun esperanço,
Mounte avie samena sa scienço et sa Lei
A pleno man de Rei;
Et vesènt d’eilamount, sus soun riche domaino,
La Foulie, proumena coumo uno souveraino,
Cooussiga leis plantuns, leis plus poulideis flours
Qu’avie, dedins soun tèmps, abuoura de susours,
Pousquet plus counteni sa trooup justo coulèro,
Agantet soun tounerro,
Lou gangasset dins leis doues mans,
Et lou mandet sus seis enfants!!
Lou tron suive l’uiaou, peto, roumpe, trepano
L’habitatien deis Dioux:
Leis vènts descooussanas se battoun dins la plano,
Remoulinoun dins l’air en estrassant leis nioux.
Lou souleou, poutignous, se tapo, fa la bebo,
Lou ciel vèn gris de ploumb,
La naturo glatis! Lou firmament se crebo;
La terro, en tremoulant, perde de soun apploumb!
Subran tout devèn mut, et deis regiens celestos
Toumbo sus nouestreis testos
Uno raisso de fleoux,
Qu’espooutis l’univers et n’en fa de lambeoux!
Leis oumbros de la nuech escaraioun seis alos,
Gealoun de soun halen leis mouarts encaro caouds,
Et lou souffle maoussan que bouffoun per rafalos
Accabo leis mourènts que fasien leis badaouds!
La Mouart, en garbejant, creidavo: Diou, ajudo!
Souletto pouedi pas faire tout ce que voues;
Mando de maladies, que ploougoun à cournudo,
A tout ce qu’es sus ped, farai crussi leis oues!
Et lou Pèro Éternel, dins sa ragi fecoundo,
Se jitto sus sa froundo,
La cargo, en s’anissant, de Cholera morbus,
D’Oïdium, de Groups, de Fèbres, de Typhus!
Sourd à touteis leis cris, leis ueis fouèro la testo,
Derrabo la tempesto!
Se touesse, fa vira... maledictien de Diou!
Et bandis seis queirouns dessus tout ce qu’es viou.
Et puis, de luench en luench, dedins la valounado,
Leis Echos rappourturs empuravoun l’esfray,
En repetant leis cooups que la traito, affurado,
Bandissie dins leis airs en encapant soun day.
Lou ravagi doou maou restet dins la naturo,
Coumo uno pageo d’escrituro
Mounte se legissie la justici de Diou
Et soun terrible sacrebiou!
Foulie pas tourtia, s’agissie de s’entèndre
Eme lou Prego-Diou, car poudian pas l’y rèndre
Toutes leis barbabouts; dins un pareil moument
Avian plus qu’un espoir, lou renouvellament.
Certo, se lou coui touart, qu’avie tout à brassado,
Aguesse, l’estrechan! dins soun âmo neblado,
Lou sèti fraternel de la franco amitie,
Oourie, per un moument, ooublida soun mestie!
Se serie dit: n’en as, bouen per tu, mai teis frèros,
Que souffroun de la fam, agarris de misèros,
Teis frèros qu’an seca lou flascou d’amarun,
Et dount la pousitien s’escroulo, tombo en frun,
Duves leis secouri, perce que Diou v’exigeo,
Et que la Carita pouarto oou d’haout de sa tigeo
La plus poulido flour,
Qu’en embeimant lou soou charmo lou Creatour.
Après bèn de souspirs, de vai, de vèn, de phrasos,
Nousestre consulta dessus touteis leis phasos
De nouestro pousitien,
Moun pèro me diguet: — Veici moun intentien:
Voou chèz lou Prego-Diou, senso mai de mystèri
Et l’y voou dire tout d’un cooup
Que renouvelle, se va poou.
S’es de marrido humour, que fague soun empèri
Et que me digue noun,
Senso escouta resoun;
En me tenènt toujours dins la justo limito
Que dicto lou bouen sen,
L’y dirai: se voulès, venès veire moun gîto,
Me dares un counseou, ce que dires faren.
Et moun pèro partet. Soulet, dins ma chambretto,
Trimbalavi l’espoir d’un malhuroux pendu,
Quand se dis: se la couardo petto
A la vido seras rendu.
L’agounie duret pas..... dins rèn de tèmps, moun pèro
Rintro tout pensatiou; vesiou, dins sa coulèro,
Que parlavo soulet! — Pèro, l’y diou, qu’avès?
Semblas pas trooup countènt... — Pichot, me dis, sian lès!
Coumo, l’y diou, sian lès? — O, me dis mai, pechaire!
Et vesi pas mouyen de se tirar d’affaire
D’uno bando de jours!
Ajustet tout en plours.
Sa mino ranfougnado,
Seis lagremos, sa vouas perfes entrecoupado,
Me feroun suppousa que quoouque grand malhur
Piquavo sus l’houstaou, dins queou moument, segur!
Helas! aviou resoun. Car leis mots de sesido,
De frès, de jugeament, d’existanço avilido
L’y venien adarret coumo dins un pantay,
Et m’expliqueroun soun esfray.
V’a sabès coumo iou, Reino, lou sang sanguino!
Quand lou pèro dis rèn, l’enfant toujours devino
Leis chagrins doou vieillard, et la naturo voou
Que dins un pareil cas l’enfant ague pas poou.
Questiouneri pas mai, coumprengueri lou resto,
Lou noum de Prego-Diou glatisset dins ma testo
Coumo un marri depos; meis ueis fixas en l’er
Exprimavoun, perfes, lou rire de la ser!
Moun couar fasie de bounds, et meis dènts, dins la ragi,
Crucien, coumo dirias, doueis rodos d’engranagi.
Me tengueri, pamens, car la sageo resoun
Mettet fouesso doou siou... Moun pèro avie besoun
De calme et de repaou. — L’y digueri, moun pèro,
Voou mies que s’assoulen; nouestro grosso coulèro
Facharie lou Bouen-Diou, que tèn compte de tout;
L’y demanden ajudo, arribaren oou bout.
Passerian uno nuè d’infer et de loungagno,
Pleno de songis sounoumbroux
Que fagueroun que mai empura nouestro lagno;
Enfin, erian bèn malhuroux!
Lou lendeman matin, à la pouncho de l’aoubo,
Quand nouestre pouli prad nous fet veire sa raoubo
Samenado de flours
De touteis leis coulours!
Quand doou cousta de la Beouvallo,
En anant per-alin,
Entenderian lou bru que fa l’Arc quand devallo
De la Priè doou Moulin!
Et puis, quand lou souleou venguet poouva sa gloiro
Sus lou front de Santo-Victoiro,
Et que doou d’haout d’aqueou support
En tout ce que veguet dounet sa coulour d’or!
Dins queou moument divin, quand tout ce que respiro
Se reveillo et s’estiro,
Et que saludo l’Eternel,
N’aoutres s’ananavian de l’houstaou paternel!.....
Victimo doou malhur, en sourtènt doou grabugi,
Aguerian per refugi
Que leis alos doou tèm!
Oou liech de la paourio
S’ajouquet ma famillo,
Eme lou malhuroux faguerian soouco ensèm.
Desempuis, chaque soir, quand lou souleou se coucho
Et que tout s’esfaroucho
Doou negre de la nuè,
Quand se douarme en tout luè!
Paoure Griet prouscrit, souto la bello estello,
Canti ma ritournello,
Et pregui lou Bouen-Diou
D’ague pieta de iou!
Reino, vaqui la fin de touto moun histoiro,
Tout ce que s’es passa v’avès dins la memoiro.
Se vous ai reprouduit, coumo dins un miraou,
L’avaniment, la mouart, lou chaple generaou
Qu’an desavia tout l’an nouestre riche terraire,
Es que vouliou, pechaire,
Vous prouva clar et net
Et vous faire touca, coumo l’on dis, doou det:
Qu’en perdènt en entier nouestro bello recolto,
L’humanita gemis, lou bouen sens se revolto,
Quand l’on soou qu’un beni, qu’un devot Prego-Diou,
L’imagi deis vertus, la sourço fiou à fiou
Deis counseous d’amitie, de pax et de sagesso,
Lou grand predicatour d’abandoun, de largesso,
En faço doou malhur!
Èro, ni mai ni mens, qu’un traite, qu’un voulur!
Un suçaire de sang, lou Caïn de seis frèros,
L’hypoucrito d’acier davant toutos misèros!
Enfin, va dirai tout, car esperi rèn d’eou,
Vous juri sus l’hounour qu’es esta moun bourreou.
Vous, mèro doou travail, vous que tout d’uno haleno,
Doou matin jusqu’oou soir vivès dedins la peno,
Per accampa de bèns et per vous premuni
Contro leis fantesies doou sort, de l’aveni,
Agues pieta de iou! Car dessus questo terro,
Pertout banejo la misèro;
Touteis fèn de varado, et dins tout l’univers
Chaquo medaillo a soun revers.
Lou Griet se teiset; la Reino estoumagado
Leisset creire un moument à-n-uno revirado,
Mai leis Fournigos de sa cour
L’y fagueroun senti de suito d’uno ooudour
Que l’y rendet la vido;
Et touto rejouido,
Sitôt que siguet bèn,
Diguet: — Merci, siou mies, aco n’en sera rèn!
En effet, reprenguet soun calme et sa prestanço,
Puis, fixant lou Griet, qu’attendie sa sentanço,
Coumo dirias un crimineou,
Quand vis que van s’ooucupa d’eou,
L’y diguet: — Moun ami, vouestreis belleis paraoulos
M’an esmoougu lou couar... m’avès fa sensatien!
Oou debut peginous de vouestro narratien,
Ai tengu moun serioux, car l’y a de catamiaoulos
En qu l’on douno quaouqueifes,
Que nous es, v’a dirai, presquo coumo permes
De s’en paou ravisa! La Fournigo es prudènto,
Amo faire lou bèn, et siou mai que countènto
De n’en capita l’ooucasien,
Per vous, surtout, moun bouen, digne de coumpassien.
V’a dis, et sus lou ton d’un generaou d’armado,
Prouclamo dins soun assemblado,
Ce que vous voou legi dins tout soun countengu;
Et que lou vieil Griet, héros d’aquesto histoiro;
En fasènt seis memoiro,
A transcrit mot à mot, car v’avie retengu:
— Fournigos, Fourniguettos!
Marius Decard.

:: LES POÈMES ::

A Ounour à la Fino e à Cesar. (Pierre Dominique Testa lou 12 de nouvembre 2007.)
A Fine Gabriel, appelé Fine César … (Pierre dominique Testa, le 12.11.1989)
A vous ma Fine César (Pierre DominiqueTesta, le 17.6.1991.)
A BAGATOUNI ! : LOU BAL (Valèri Bernard)
A Dominique mon épouse bien-aimée. (Pierre Dominique Testa, le 27.12.1988.)
À douze ans - À douge an (Pierre (Pèire) VIRION - mai 2009)
À Flassans (Pierre VIRION (janvier 2009))
A Grégoire VII. (Pierre DominiqueTesta, le 4 mai 1985 .)
A la bello Bouscarlo, Christine Le Merò d’Alau (Pierre DominiqueTesta lou 4.5.1986 .)
a l'ostau de la vielha (Joan Glaudi Puech)
A Madame Elise Achard, née Reynaud en 1899, à Aspremont, qui vécut à St Pierre d'Argençon où toute sa vie, elle garda ses moutons. (Pierre Dominique Testa, le 18.4.1986.)
A Marie Castelin, née à Allauch en 1892, l'amie et voisine de Marie Ferraud de la rue Lisette . (Pierre Dominique Testa, le 18.1.1986)
A Marie-Jeanne Limousin, née Michel en Mai 1910 à Allauch, dit " la Fiòli ". (Pierre Dominique Testa, le 15.2.1986 .)
A mon neveu Christophe Dupaigne (Pierre DominiqueTesta, le 15.6.1986.)
A Segne Gàrdy, nouest' amable proufessour de literaturo. (Pierre Dominique Testa emé Rita Mazaudier e Lilian Olivier de Rouërgue.)
A Segne GARDY, proufessour d'Occitan à la facurta de letro Paul Valery de Mountpelié. (Pierre Dominique Testa, le 16 12 2005 à Mountpelié, entàntou lou cous de literaturo óucitano de Moussu Segne Gardy, sus l'obro d'Augié Gaillard de Rabastèns au tèms de la refouarmo, que Lilian Olivier de Roudes en Rouergue mi pourgè soun vièi libre pèr )
a toi ma mère (Patrick coquillat)
A touèi leis ensignaire oucitan de Mountpelié (Pierre Dominique Testa, lou 8 de setèmbre de 2003 .)
Aà Mon grand-père, Francis Eymery, né en 1907. (Pierre DominiqueTesta, le 29 11 1986 )
Acènt dóu Miejour (Pierre Dominique Testa, lou 13 de jun 2013.)
Adelimen. (Pierre Dominique Testa lou 6 9 2005 8H.)
AGRIOTAS E POUMETAS (Jousè TELLIER)
Alino Bernardac. (Pierre Dominique Testa, lou 17 febrié 2010, en gramacimen dei vut de Carèmo d’Alino Bernadac.)
Amelié (Pierre Dominique Testa lou 3 de Febrié 2008. )
Amitié ? (Pierre Dominique Testa. Ce Soir 11.11 2007, pour Pauline et Cathy de St Victor. )
Amour emmène-moi ... (Pierre Dominique Testa le 19.9.1985)
Angoisse d'un soir . (Pierre DominiqueTesta le 28 mars 1985 .)
Anniversaire de ma mère. (Pierre Dominique Testa, le 9 juillet 2010 pour les 80 de ma mère, née en 1930. )
Anniversàri dei trent'an de Lilian Olivier de La Bastide en Rouërgue. (Pierre Dominique Testa, lou 4.7.2008)
au cafè de Carmen (puech jean claude)
Au vielh castèu (Joan Glaudi Puech de Ménerbes.)
Aubèta (joan claudi Puech)
aucèu dins lou cèu. (Pierre Dominique Testa le 16 12 2006 à Barbaraou . )
Aurélie Soldaïni, bon anniversaire pour tes 30 ans. (Pierre Dominique Testa, pour les 30 ans de ma nièce Aurélie Soldaïni, le 19 décembre 2010.)
Aurelìo G. dou Plan de Cuco. (Pierre Dominique Testa le 10.11.2007 )
Avé Maria (Pierre Dominique Testa, le 11.9.1989.)
Avé Maria, Avé Maria .... (Pierre Dominique Testa le 31 Juillet 2006 .)
Bèla amiga (Joan Glaudi Puech)
Bèu tems. (Pierre Dominique Testa, lou 1 4 2015.)
Bonjour en touti ( La pastresso espeiandrado ) (Frédéric Mistral, le 2 janvier 1851. ( avant la mise en place de la graphie « mistralienne » ))
Boueno annado 2011. (Pierre Dominique Testa lou 1.1.2011.)
Bouen' annado 2009. (Pierre Dominique Testa, lou 31.12.2008. )
Bouen' annado 2012, Maryse Garcian d'Allauch. (Pierre dominique Testa, lou 10 de janvié 2012. )
Bouen' annado 2014. (Pierre Dominique Testa, lou 1 janvier 2014.)
Boues dins Garlaban. (Pierre Dominique Testa, lou 11.10.2008.)
Bourroulo de Curat ! (Pierre Dominique Testa, lou 2.1.2012.)
Brago... (Pierre Dominique Testa, lou 23 de setèmbre 2015)
Brise d'Amour. (Pierre Dominique Testa le 7.7.2010. Brise d’amour. )
Camille. (Pierre Dominique Testa, Lundi 19 1 2004, 11 heures .)
Candelouso à St Vitour. (Pierre Dominique Testa, lou 12 1 2008.)
Canta.... (Pierre Dominique Testa, lou 3 de janvié 2017.)
Cap d'an 2014... (Pierre Dominique Testa, lou 30.12.2014.)
Carce. (Pierre Dominique Testa, le 27.1.2009. )
Carriera Arnaud Danièu. (Joan-Glaudi Puech de Menerbes. )
CHICHOIS .... N° 1 ..... (G. Benedit ... 1855 ... )
Chichois ( en entier ) vers en provençal marseillais.1879. (Bénédit Gustave. )
Cigalo. (Pierre Dominique Testa, lou 30 de jun 2010. )
Cigalo... (Pierre Dominique Testa, lou 3 aout 2015.)
Climatico ! (Pierre Dominique Testa, lou 5 de janvié 2015. )
Comte d'à rebous. (Pierre Dominique Testa, lou 13 d’avoust 2008.)
Còrsou. (Pierre Dominique Testa, le 9.4.2008.)
Coulòqui Max Rouquette d'abriéu à Mountpelié. (Pierre Dominique Testa., lou 4.4.2008.)
Coumboscuro deis Arneodo. (Pierre Dominique Testa lou 31.1.1993 .)
Coumo la fum (Martine Gonfalone, 5/12/2007.)
Couralo Sant Sebastian d'Alau. (Pierre Dominique Testa, lou 3.1.2009. )
Crimis Propre Ficcion ... ( p 83 ) (Florian Vernet, Crimis Propre Ficcion, IEO 2001. )
Dai... (Pierre Dominique Testa, lou 22 de mai 2015.)
Dangié dangié ... (Pierre Dominique Testa, lou 18.10.2009. )
Daréire l'ourisount (Péire Roux de Santo Lucìo de Coumboscuro, dins vau Grana, valado prouvençalo d'Itàli. ( Aquesto pouesié fuguè facho pèr un escoulan de la pichoto escolo de mountagno pèr un drole dóu vilajoun entre leis annado 2000 e 2004, recampa dins uno antoulougio es)
Darrièro nuech. (Pierre Dominique Testa, lou 14 de mai 0h10. )
De Lorraine à Provence (Pierre VIRION (janvier 2009))
Dèco d'amour. (Pierre Dominique Testa, lou 22 9 2009.)
Dedicàci de « Fino e Cesar », A Dono Rousèto Bileras, (Pierre Dominique Testa, 25.3.2012. )
Degai. (Pierre Dominique Testa, lou 25.1.2009.)
Délire d'un soir, à Valérie, de St Pierre d'Argençon (Pierre Dominique Testa, le 29.7.1988.)
Demòni... (Pierre Dominique Testa, lou jour de Pasco 31.3.2013. « Diabolicus…. »)
Départ de Marie-louise Michel, née à Allauch en 1920. (Pierre Dominique Testa, le 10.8.2008.)
Depremido. (Pierre Dominique Testa, lou 25.10.2010.)
Dernier voyage de Thibault et d'Eliot. (Pierre Dominique Testa. Le 8.11.2009. A mes cousins, les jumeaux Thibault et Eliot Guimbergue-Bagard de Clermont-Ferrand, partis trop tôt pour le Ciel le 4 juillet 2009.)
Désiré SUOU de Villecroso dins Var. (Pierre Dominique Testa, lou 13.10.2009.)
Despartido d’Óulivié Billet. (Pierre Dominique Testa, lou 8 de desembre 2014.)
Diéu. (texte de Frère Danick Labinal, franciscain à Brives, traduit par Pierre Dominique Testa, le 29 mars 2012. )
Dins quàuquei jour... (Pierre Dominique Testa, lou 13 d’avoust 2008.)
Divino Pouesié. (Pierre Dominique Testa, lou 22.10.2010. A Jean Claude Foret, autour oucitan e proufessour de literaturo à la facurta Paul Valery de Mountpelié. )
Dono Gorlié de Castèu-goumbert. (Pierre Dominique Testa, lou 6 novembre 2013. A Dono Gorlier, lachièro à Castèu-goumbert.)
Dos ivers. (Poésie envoyée par : mo@, le 6.12.2007. )
Dùbi... (Pierre Dominique Testa, lou 28 d'abriéu 2015 .)
Eiguiero : à n'uno chatouno d'Eiguiero en guierdoun de soun retra (Baroun Guillibert, lou chapòli di poutoun, dins la revisto " escolo de lar " du 21 décembre 1902)
Ela (Joan-Glaudi Puech, pouèto de Menerbes.)
En Chino 1 (Pierre Dominique Testa, lou 12 de setèmbre 2013.)
En Chino 10 ... (Pierre Dominique Testa, lou 15 juillet 2017.)
En Chino 2 (Pierre Dominique Testa, lou 14 11 2015)
En Chino 3.... (Pierre Dominique Testa, lou 20.12.2015.)
En Chino 4. (Pierre Dominique Testa)
En Chino 5. (Pierre Dominique Testa; lou 8 de jun 2016.)
En Chino 6 (Pierre Dominique Testa, lou 20 d’Outobre 2016.)
En Chino 7. (Pierre Dominique Testa, lou 7 de janvié 2017)
En Chino 8. (Pierre Dominique Testa, lou 4 de febrié 2017.)
En Chino 9 (Pierre Dominique Testa, lou 9 abriéu 2017)
Enchâtrat. (Pierre Dominique Testa lou Dimènche 27 d'Avoust 2006)
Esperanço de Printems. (Pierre Dominique Testa, lou 5.4.2008.)
Espèro de printèms. (Pierre Dominique Testa, lou 17 de mai 2010. )
Espèro d’amour. (Pierre Dominique Testa, lou 13.3.2010.)
F.rançois de Montsabert : départ (Pierre DominiqueTesta, le 22.11.1990.)
Fabienne Girard de St Pierre d'Argençon. (Pierre Dominique Testa, le 27.12.2007 )
Fai de nèu (Joan Glaudi Puech)
Felibre faus (Pierre Dominique Testa, lou 9.2.2008)
Fèsto de la Musico 2010 pèr la Glèiso d'Alau. (Pierre Dominique Testa, lou 8 de mai 2010. )
Fête des mères (Pierre DominiqueTesta le 3 Juin 1993.)
Fifi et Belé, Rose et Antoinette Mouren, nées en 1893 et 1888, à Marseille sur la Corniche. (Pierre Dominique Testa le 24.12.1987.)
Fin de mai 2011. (Pierre Dominique Testa, lou 30 mai 2011.)
Finimound à ma Fiholo Louise Longeon d'Eyguières. (Pierre Dominique Testa, le 23.12.2007.)
Fragileta (Martine Gonfalone)
Franciscan. (Pierre Dominique Testa, lou 20.9.2008)
Freduro (Pierre Dominique Testa lou 21 de febrié 2015.)
Frumo.... (Pierre Dominique Testa, lou 1 de setèmbre 2012. )
Garlaban... (Pierre Dominique Testa, lou 26 d’abriéu 2015.)
Gast ! (Pierre Dominique Testa, lou 16 de Julié 2014. )
Gèu dins Garlaban. (Pierre Dominique Testa, lou 19 desembre 2009, que defouero faguè -7° dins Garlaban. )
Gramaci à l'istourian Reinié Merle. (Pierre Dominique Testa, lou 9.2.2010 A l’istourian Segne Reinié Merle que mi mandè sèis astruch pèr lou trabai de ma tèsi de lengo d’O, que soustenguèri lou 11 desèmbre 2009 à la facurta Paul Valery de Mountpelié sus Désiré Suou de Villecroze dins Var.)
Groussié, groussié ..... (Pierre Dominique Testa, lou 29 mai 2013.)
Homélie en vers du P.Mauvaisin. ( Marseille St Valentin 2011 ) (Père Rémy de Mauvaisin+)
Hommage à René Roig, un ami disparu en avril 2003. (Yves La Macchia)
Hugues Madesclaire : Adiéu . (Pierre Dominique Testa, lou 24.4.2010. En memòri de Hugues Madesclaire trouba lou 21.4.2010 escoutela au siéu dins la clastro de Santo Margarido, parròqui de Marsiho. )
Hymne d'Amour (Pierre Dominique Testa le 5.3.1996 retour de St Véran. )
I a pron (Auban BERTERO)
Incèns... (Pierre Dominique Testa, lou 16 de mai 2015.)
Istòri marsihès ( CIEL d'Oc ) (autour descounoueissu)
Iver 2010. (Pierre Dominique Testa, lou 20.3.2010. )
Jacky Ilouze. (Pierre Dominique Testa, le 15.11.1987)
Jaque Figon (Pierre Dominique Testa le 7.8.1984)
Jaque Miranne E Nanci (Pierre Dominique Testa, le 15.12.1985)
Jas (Pierre Dominique Testa, lou 31.1.2008.)
Jauffre (Joan-Glaudi Puech de Menerbes. )
Jauffre (Puech Joan Glaudi)
Je t'aime. (Pierre Dominique Testa, pour mon amour le 6.10.2009.)
Jeanne Négrel d'Allauch : ' iaià ". (Pierre Dominique Testa, le 9 Mai 2008.)
Jubilé de Monsieur Louis Ardisonne. (Pierre DominiqueTesta, le 4.5.1991.)
Julié matinié... (PierreDominique Testa, lou 6 juillet 2010. )
J'étais un vieux célibataire (Pierre VIRION (décembre 2008))
KTO d'Allauch ! (Pierre Dominique Testa, lou 13.12.2010. A mèis ami KTO qu’an fougna la Messo de Miejo-nue.)
La band' à Sant Ro. (Pierre Dominique Testa, lou 30.10.2010. A Antoine.)
LA BORGARIÁ (Henri VALEZ)
LA BOURGARIE (Henri VALEZ)
La Cabano. (Pierre Dominique Testa, lou 23.8.2014. )
La Cigalo e la Fournigo. ( archiéu CIEL d'Oc. ) (Marius Bourrelly, à Marseille 1872 chez Gueidon. )
La coumunioun di Sant (Frédéric Mistral, Arles Abriéu 1858 )
La daoio. (Pierre Dominique Testa, lou 20 de setèmbre 2009.)
La dicha de la figuiera. ( N°20 ) (Philippe Gardy, 2002 Trabucaire. )
la fac de letro de Mountpelié (Pierre Dominique Testa lou 20 d'Avoust 2005)
LA FOURNIGO ET LOU GRIET (Marius Decard. )
La fre 2012. (Pierre Dominique Testa, lou 13 de febrié 2012. Uno fre de loup -10 !)
la lèbre d'argent (joan claudi puech)
La Mère Sartòri, dit Magali. (Pierre Dominique Testa, le 4.7.1989,)
La Mort de Tante Augusta. (Pierre Dominique Testa, le 17.1.1987)
La nuèch ( pouesié deis escoulan deis escolo de Coumboscuro ... ) (Liliano Menardo de l'escolo de Coumboscuro en Itàli prouvençalo de la val Grana.)
La pèira d'asard (Jean-Claude Forêt 1990. )
La regènto de moun cor (Massilia Sound System)
La Rèino Sabo. rouman. ( Archiéu CIEL d'Oc ) (Jóusè BOURRILLY)
LA REVOUIRO DE LA JUSTICI (MARIUS DECARD 1875 ( lengo d'O de Marsiho, grafìo founetico. ))
La SCIATIQUE (Henri VALEZ )
La source de l'Amitié (25.01.2008) ; en réponse, par courriel, à l'éloge d'un ami sur l'hospitalité de votre humble rimeur... (Yves La Macchia)
La Terra deis autres (Claude Barsotti. )
La Vièio… (Pierre Dominique Testa, lou 20.1.2011. )
Languitudo de la fac de Mountpelié (Pierre Dominique Testa, lou 4 de julié 2010. A touei leis estudaire de la fac de Mountpelié qu’an chausi la lengo d’Oc pèr sèis estùdi en 2010. )
Le berger. (Pierre Dominique Testa, pour Pierre B le 3 1 2005 )
Le dernier Poilu (Pierre VIRION)
Le jour de la communion d'Aurélie, ma nièce. (Pierre Dominique Testa, le 22.9.1990,)
Le Matin (Henri VALEZ)
LE PEINTRE (Henri Valez )
Le Temps du Bonheur (Yves La Macchia)
Le vieux Massot. de St Pierre d'Argençon en 05, né en 1889. (Pierre DominiqueTesta, le 12.7.1987.)
Légende de Saint Christophe. (Pierre Dominique Testa de St Victor, le 1.3.2008, sous la statue de St Christophe dans l’église de la Palud à Marseille.)
Lei 4 Sant de glaço de Prouvenço. (Pierre Dominique Testa lou 21.1.2011.)
Lei beatitudo segound Sant Matiéu Cap 8. (Pierre Dominique Testa, lou 8 aout 2016 à la demande du Vicaire Général le révérend Père Pierre Brunet.)
Lei Capelan. (Pierre Dominique Testa, lou 11.2.2010. En oumenàgi à touei lei Capelan que m’an abari.)
LÈI DOUEI GOURNAOUX (J.H.D de Marseille. 1844.)
Lei faus bourgès. (Pierre Dominique Testa, lou 27 desembre 2013.)
Lei Garcin de St pierre d'Argençoun (Pierre Dominique Testa , lou 22.112007)
Lei mot groussié !!! (Pierre Dominique Testa, lou 30.5.2013.)
Lei mouart. (Pierre Dominique Testa, lou 2 de nouvèmbre 2014.)
Lei Pèro de Timon-David. (Pierre Dominique Testa, lou 16.3.2010. )
lei pichots conius gris (joan glaudi puech)
LEI PLAINTO DE MISE MARIO ( archiéu CIEL d'Oc ) (BACIGALUPO J. A. Marseille – 1855 Typographie et Lithographie Arnaud et )
Lei " Pelerin d'Oc " de Mountpelié (Pierre DominiqueTesta lou Dissate 30 12 2006, adematin 7H30 à Barbaraou, que Jerèmio Bucchièri e Matiéu touei dous de Mountpelié, escoulaire à "Paul Valery", mi venguèron vèire pèr vesita Marsiho . )
Leis oousseous sount de besti !… ( archiéu CIEL D'Oc ) (ALFRED CHAILAN. ( lengo d'O maritimo de Marsiho ))
leis uelhs verds (joan glaudi puech)
Lengo e tripaio (Pierre Dominique Testa, lou 22.9.2008.)
Léonie Monge, née en 1881 à Allauch , qui me parlait patois. Pour Rosette Monge, sa belle-fille.. (Pierre Dominique Testa le 9 Mai 1986,)
LES GARRABIERS EN FLORS ( archiéu CIEL D'Oc ) (Laurent RUFFIE)
Lettre de Martine Gonfalone à « lexiqueprovencal.com » (Martine Gonfalone de Barjols en 83 et Patrick Simon de Montréal. )
Li Saladello. ( archiéu CIEL d'Oc ) (Mèste Eisseto ( né en 1831 à Manduel ). )
Lilian Olivié bouen anniversàri. (Pierre Dominique Testa, lou 13 juillet 2008. En recouard di douei jour de l’anniversàri de Lilian Olivier de Teulière en Rouërgue, amèu de la Bastido pròchi Vilofranco.)
Lingo de Barrouiho ( pèço de tiatre ) (Pila Louis, Marseille 1911. )
LO PENHEIRE (Henri Valez)
Lo lume (Joan-Glaudi Puech. )
Lo slam dau Mossur de Morela (joan claudi Puech)
Lou Calen, Touloun 1908. ( lengo d'O vareso ) (Pèire FONTAN)
Lou darrié pelous (Pèire VIRION)
Lou paisan au tiatre. (Fortuné CHAILAN ( Lengo d'O de Marsiho ))
Lou Pastre. (Pierre Dominique Testa lou 24 de decèmbre 2004 , pour Pierre B .)
Lou Rabayaire de Martegalado ( Occitan maritime de Marseille ) (Marius FERAUD )
Lou Sermou dal curat de Cucugna ( archiéu CIEL d'OC ) (ACHILLE MIR ( Lengo d'O de Carcassouno ) )
Loueiso Lonjon... (Pierre Dominique Testa, lou 9 juillet 2016. Pèr ma fiholo, Loueiso Lonjon d’Eyguières, Priéuresso de nouesto Rèino d’Arle.)
Louis Ardisonne. (Pierre Dominique Testa le 22 avril 1994 .)
Louise Lonjon d'Eyguières. (Pierre Dominique Testa, lou 4 de janvié 2009. A ma fiholo Louise Lonjon d’Eyguières. )
Louise Michel de Tite-tite. (Pierre Dominique Testa, St Rock lou 26 de Setèmbre de 2003 )
Lous Cants de l'Aubo (ARNAVIELLE Albert - )
Lune triste. (Pierre Dominique Testa, le 13.9 .2008.)
Luno. (Pierre Dominique Testa, lou 30 d’avoust 2016.)
L'Abat Marcel Petit de Rafèlo lès-Arles. (Pierre Dominique Testa lou 4 d'Avoust 2005 )
L'amandier . (Pierre Dominique Testa, le 26.2.1992.)
L'ami. (Pierre Dominique Testa, lou 28.4.2009.)
L'ATLANTIDO DE MOSSEN JACINTO VERDAGUER ( REVIRADO EN PROUVENÇAU PER JAN MONNE Majourau dóu Felibrige, Chivalié de l’Ordre Reiau de la Courouno-de-Roumanìo 1888) (Verdaguer. )
l'aucèu lou gaudre e leis estello. (Pierre Dominique Testa lou 11 de Setèmbre de 2003)
L'autbois (joan Glaudi Puech)
L'autbois (seguida) (joan Glaudi Puech)
l'enfant do païs (albert tosan)
L'èstre e l'avé ! (Pierre Dominique Testa, lou 30 janvier 2013, pour l’anniversaire de mon épouse.)
L'Issole en colère (L'Issolo en coulèro) (Pierre (Pèire) VIRION)
L'Or di Cevèno : Cant II Magalouno. (Leoun Teissier. )
L'usino. (Pierre Dominique Testa lou 13.5.2009, le beau jour de ND de Fatima. )
L’abet . (Prosper Estieu, recueil « Las Oras Cantairas », 1931 chez Privat-Didier, Ecrit en graphie classique, dite graphie normalisée, ou graphie occitane.)
L’ase Bortomieu (Joan-Glaudi Puech de Ménerbes.)
L’aveni dóu Moulin d'Auguste Chauvet de Comps sur Artuby (Josette Chauvet du Moulin de Comps sur Artuby. Draguignan pour la chandeleur )
L’estraç ( un troues dou libre ...) (Claudi Barsòtti, ( p 192 IEO 2002 ))
Ma grand. (Pierre Dominique Testa, lou 2 de nouvèmbre 2014.)
Madalèno de Sant Vitour. (Pierre Dominique Testa, lou 29 de nouvèmbre 2007.)
Mai Mounte vas ? (Pierre Dominique Testa lou 1.9.2008.)
Majourau. (Pierre Dominique Testa lou 18.2.2008.)
Mar. (Joan-Glaudi Puech de Ménerbes.)
Marcel Cazeau de Mouriés, lou baile pastre deis Aupiho. (Pierre Dominique Testa lou 26.3.2008. Pouèmo pèr Segne Marcel Cazeau de Mouriés, lou baile pastre deis Aupiho. )
Margarido 1861. (Marius TRUSSY Paris 1861: Hooumagé ei bravèi gèn de Sorgué, ma vilo natalo et sa lu ! Paris, 19 dé mars 1861.)
Marie-Jeanne Eymery a 99 ans. (Pierre Dominique Testa, le 13 juin 2010, pour les 99 ans de ma tante Marie-Jeanne Eymery, née Aillaud à Allauch en 1911, et qui a sauvé ses amis juifs, la famille Cohen, de la folie meurtrière nazie entre 1942 et 1945 en les cachant dans les combles de l’)
Marijano Fiòli d'Allauch ( 1910-2009 ) (Pierre Dominique Testa, lou 5.11.2009, lou jour de la mouart d’aquesto que m’abariguè emé tant d’amour, Marie-jeanne Limousin, nado Michel en mai 1910, que disian « Tata Fiòli ». )
Marseille (Saint Martin Clément)
Mas de la Bastido à Pichàuris (Pierre Dominique Testa, le 8 Juillet 1991.)
Mas dei Courbet, à Boulèno. (Pierre Dominique Testa, lou 29.3.2008.)
Masquèto. (Pierre Dominique Testa, lou 8.1.2011. )
Mastramale. (Joan-Glaudi Puech de Menerbes.)
Mau-couar. (Pierre Dominique Testa, le 3.9.2009.)
Mei cinquant 'an !!! (Pierre Dominique Testa lou dimar 22 de setèmbre, après la repeticien qu’avèn agu dins la Glèiso d’Alau. )
Mentino ........... Pouèmo prouvençau en douge cant, à Marsiho 1907 (Jan Monné )
Mès de Marìo, A Sebastien mon fils. (Pierre Dominique Testa, le 13.5.1987.)
Mes frères étoillés. (Pierre Dominique Testa le 14 3 2006.)
Messa en Lenga d’Òc 1972 ( grafia classica ) (L'Eglise)
Messe de Minuit 1985 à Allauch. (Pierre Dominique Testa, le 23.12.1985. )
Messo de Miejo-nuech 2008 à Allauch. (Pierre Dominique Testa, lou 23 de desembre 2008. )
Mèstre de la Naturo. (PierreDominique Testa, lou 6 juillet 2010. )
Migraire...d'Eritrio... (Pierre Dominique Testa, lou 14.6 2015.)
Migrant. (Pierre Dominique Testa, lou 4 de novembre 2016.)
Minoutòri.... (Pierre Dominique Testa, lou 4 de desembre 2015. )
Misèri (Pierre Dominique Testa, lou Dimenche 27.1.2008.)
MISSAU E RITUAU EN LENGO NOSTRO (L'Eglise)
Mon épouse bien-aimée. (Pierre Dominique Testa, le 27.12.1988.)
Mouart. (Pierre Dominique Testa, lou 20 de janvié 2009.)
Mouié.... (Pierre Dominique Testa, lou 5 d’avoust 2015.)
Moun amigo la Mouart. (Pierre Dominique Testa, lou 11.9.2010. )
Moun fraire Jorgi... (Pierre Dominique Testa, lou 29 de desembre 2016 )
Mounastèri... (Pierre Dominique Testa, lou 13 de juin 2015.)
Muertre d'enfant eis Americo. (Pierre Dominique Testa, lou 16.12.2012, après lou fusihamen bestiassas de mai de 20 enfantoun e de sèis istitutour en Americo. )
ND du Castèu, d'Alau. (Pierre Dominique Testa, à moun frère George Testa, lou 7.9.2008)
Nèblo (Martino Gonfalone, lou 8 de decèmbre 2007)
Neissènço de moun fiéu. (Pierre Dominique Testa, lou 1 de Jun 2011, Neissènço de moun fiéu Sébastian lou 1.6.1982. )
Nèu à Allauch dins Garlaban. (Pierre Dominique Testa, lou 9.1.2009. A Sebastien mon fils. )
Nouesto Damo dou Castèu d'Alau. (Pierre Dominique Testa, lou 10.9.2010, Preguièro à Nouesto Damo dóu Castèu d’Alau. )
Nouesto Damo dóu Rousàri (Pierre Dominique Testa, lou 15 d’avoust 2010.)
Nouvè 2009 à Alau. (Pierre Dominique Testa, lou 26.12.2009. La pluèio de brefounié calè just pèr Descento e pèr la durado de la Messo de Miejo-nuech … ! )
Nouvé 2010 à Alau. (Pierre Dominique Testa, lou 24.12. 2010.)
Nouvé 2013. (Pierre Dominique Testa, lou 11 de desembre 2013.)
Nouvè 2016 dins Alau.... (Pierre Dominique Testa, lou 24 de désembre 2016.)
Nouvé Nouvé 2007. (Pierre Dominique Testa lou 21 décembre 2007.)
O Divin Creaire (inconnu)
Obro de Batiste ARTOU (Modeste Touar) archiéu dou CIEL d’Oc – Mai 2006 (BAtisto ARTOU ( Modeste TOUAR ) )
Obro Prouvençalo de Clouvis Hugues ( 1851-1907 ) (Clouvis Hugues )
Ode à Claire (Yves La Macchia)
Odieux odieux ! (Pierre Dominique Testa le 23.9.2008.)
Odo à Mirabèu ( archiéu CIEL d'Oc ) (F. Martelly : )
Ooo Tu... (Pierre Dominique Testa, lou 19 de juin 2017. )
Ounour à la Fino e à Cesar. (Pierre Dominique Testa lou 12 de nouvembre 2007.)
Ouro...l'Ouro que tugo... (Pierre Dominique Testa, lou 25 de julié 2015.)
Ourtanso. (Pierre Dominique Testa, lou 3 de mai 2015.)
Oustau d'Alau...à Marie-thérèse Guien. (Pierre Dominique Testa, lou 11 mars 2015.)
Pantai de Coulombino (Martine Gonfalone, 26 février 2008)
Pantai.... (Pierre Dominique Testa lou 6 de febrié 2015.)
Papo Clemènt V (Clovis Hugues. )
Paradis. (Pierre Dominique Testa lou 29.12.2007. Pèr lei parrouquian de la Trinita, carrièro de la Palud à Marseille, enciano abadié dei Trinitàri. )
Pas grand Chose. (Pierre Dominique Testa, matin du 15.9.2008)
Pasco 2017.... (Pierre Dominique Testa, lou 16 d’abriéu 2017, Sant jour de PASCO.)
Pasco... (Pierre Dominique Testa, lou 5 avril 2015.)
Pastre à Barbaraou... (Pierre Dominique Testa, lou 29 11 2012.)
Pastriho à Barbaraou... (Pierre Dominique Testa, lou 11 de janvié 2014.)
Paul Caire d'Eyguièro festèjo sèi 80 an. (Pierre Dominique Testa lou 3 de julié 2010. Pèr lei 80 de Paul Caire d’Eyguièro. )
Pecaire... (Pierre Dominique Testa lou 10 de janvié 2015.)
Peço d’artifìci (Martine Gonfalone)
Pèr Alìci Zachéo (Pierre Dominique Testa le 13.5.1985)
Pèr Pèire Raimoundo d’Allauch né en 1914, qu’a mantengu 80 an de tèms la Prouvenço drecho e fiero de sa culturo e de sa lengo. (Pierre Dominique Testa, lou 15 juillet 2008. )
Philippe Martel (Pierre Dominique Testa, lou 29 de setèmbre 2016.)
Pierre Bello, troubaire marsihès 1853. (Pierre Bellot, 1853.)
Pluèio dins Garlaban. (Pierre Dominique Testa, lou 8 d’outobre 2008.)
Pluèio novo... (Pierre Dominique Testa, lou 1 avril 2017.)
Pluèio... (Pierre Dominique Testa, lou 24 jun 2015. Pèr lou jour de Sant Jan.)
Poème pour Anne-Marie Conscience Berne de Plan de Cuques. (Pierre Dominique Testa le 6.4.1990.)
Pouesié de Jousé Diouloufet 1771-1840. (Diouloufet.)
Pour ma Mère. (Pierre DominiqueTesta, le 29.5.1987)
Pour Marie-Paule, Nicolas et Aurélie, ma sœur, neveu et nièce. (Pierre Dominique Testa, le 7.12.1991.)
Pour "la quarantaine" d'une Amie (Yves La Macchia)
Preguièro à Sant Jóusé, (Pierre Dominique Testa, lou 16 avril 2017.)
Prière à Marie. (Pierre Dominique Testa, le 16.7.1991.)
Prière du matin . (Pierre Dominique Testa, Montpellier le 20 1 2004,.)
Prière du soir. (Pierre Dominique Testa le 3.3.2005)
Prière Scout - Preguiero Escout. (Chantée par le groupe Scout d’Europe de l’Abbaye de Saint Victor le 11 Novembre à 9H )
Primo... (Pierre Dominique Testa, lou 1 4 2015.)
Printemps ... A ma maire . (Pierre DominiqueTesta, le 10.3.1985.)
Printèms 2008. (Pierre Dominique Testa, lou 30.3.2008.)
Printems à Alau. (Pierre Dominique Testa, lou 5.4.2008.)
Pròche la Bocariá ( Barcelona ) (Joan-Glaudi Puech de Ménerbes.)
Protopoèmes. (Alban Bertero.)
Prouvèrbi pèr Sebastien, moun fiéu. (Pierre DOminique Testa lou 14.2.1989)
que dire des jours (gef)
Rampau 2008. (Pierre Dominique Testa, lou 25.3.2008. )
Rassa Rasseje : Aurillac 1978. (Pierre Miremont d'Aurillac. )
Retour de ski. (Pierre Dominique Testa le 8.2.2011. Retour de Ski.)
Rêve triste pour Jacky (Pierre Dominique Testa le 5.5.1988.)
Rois Mages. (Pierre Dominique Testa, le 1 décembre 2007.)
Roussignóu... (Pierre Dominique Testa, lou 10 de mai 2015. )
Route vers ND de Fatima. (Pierre Dominique Testa le .5.1994)
Sa Voix. (Pierre Dominique Testa le 24.6.1986)
Sacha Barra, neissènço d'un cousin miéu à Barjòu. (Pierre Testa, lou 25.1.2010. Pèr Sacha Barra de Barjòu, un nouvèu pichoun cepoun pèr nouesto famiho.)
Salutation au jeune poète François-Xavier Rigaud. (Pierre Dominique Testa, le 27.1.2010. François-Xavier Rigaud d'Allauch m’a offert et dédicacé son premier recueil de poésies. )
Sant Jan à Allauch... (Pierre Dominique Testa, lou bèu jour de Sant Jan 2015, 24 de jun.)
Sant Medard...e... Sant Barnabèu ! (Pierre Dominique Testa, lou 8 de jun 2015.)
Sant Pastre en français de frédéric Mistral. (Pierre DominiqueTesta le 3 Juillet 2003, Texte de F. Mistral, traduit et arrangé.)
Santo Presènci. (Pierre Dominique Testa, lou 28.9.2009.)
Sapiènci (Martine Gonfalone, 27 février 2008)
Sasons (Joan-glaudi Puech de Ménerbes. )
Sebastian e Laurie. (Pierre Dominique Testa, lou 30.12.2010. A moun fiéu Sebastian neissu en 1982, à sa nouvièto Laurie, que soun eisila pèr soun trabai dins leis uba de la Chino desempuei doues annado.)
Secaresso de 2016. (Pierre Dominique Testa, lou 3 de julié 2016.)
Secarèsso de printèms. (Pierre Dominique Testa, lou 7 mai 2011. )
Secaresso... (Pierre Dominique Testa, lou 11 d’avoust 2015. )
Segne Martel e lei Felibre. (Pierre Dominique Testa, lou 26.8.2010. En gramacimen dóu mandadis de Philippe Martel, moun direitour de tèsi, que mi pourgè soun libras sus lei Felibre en aquesto fin d’avoust 2010.)
Sentido Santo. (Pierre Dominique Testa, lou 21 de nouvèmbre 2009.)
Sìes Tu, de ROUSARI DE PASSIOUN de Coumboscuro (Sergio Arneodo, de Sancto Lucio de Coumboscuro, Itàli Prouvençalo 2000. )
Silènci... (Pierre Dominique Testa, lou 14.3.2015.)
Sivan, mèstre d'estello. (Pierre Dominnique Testa le 22.12.2007.)
Solitude à Hyères. (Pierre Dominique Testa, le 2.5.2002)
Solitude. (Pierre Dominique Teste, à Allauch le 31.7.2010. )
Soulèso pèr Candelouso. (Pierre Dominique Testa, lou 2.2.2015 jour de Candelouso.)
Soun vouiàgi. (Pierre Dominique Testa à Barbaraou lou 16 12 2006 .)
Sounado... (Pierre Dominique Testa, lou 10 d’abriéu de 2015. )
Souvenirs d'enfance (Joëlle MAILHOT)
Souvet galoi pèr Nouve 2013. (Pierre Dominique Testa, lou 24 de desembre 2013.)
St Valentin 2011-1981. (Pierre Dominique Testa, le 14.2.2011. A mon amour d’épouse pour nos 30 ans de mariage. )
Subre la mòrt de Frederic Mistral. (Prosper Estieu 1914. Recueil « Las Oras cantairas », 1931 chez Privat-Didier.)
Tambourinaire. (Pierre Dominique Testa lou 24 de Decèmbre 2005 .)
Tanto Chailano, née à Allauch en 1889. (Pierre Dominique Testa lou 16.12.2007.)
Té tu Té iéu. ( archiéu C.I.E.L. D'Oc ) (Robèrt Lafont)
Terro maire. (Martine Gonfalone, le 14.11.2007. )
Toi... (Pierre Dominique Testa le 9.9.2010.)
Tota la sabla de la mar. ( p 11 ) (Max Rouquette, Montpellier)
Tour de Franço 2015....à Gap... (Pierre Dominique Testa, lou 21 de juilié 2015. )
Tren à Sant Carle. (Pierre Dominique Testa le 1.10.2009.)
Tres aucèu. (Pierre Dominique Testa le 16 12 2006 à Barbaraou . )
TRÒCES CAUSITS (LA FARA-ALÈS ( lengo d'O dei Cevèno ) )
Un Loupin... de A.L Granier 1855. (A.L.Granier. 1855. Marseille)
Un ventàs. (Joan-Glaudi Puech de Ménerbes.)
Unique. (Pierre Dominique Testa le 9.9.2010.)
Uno flour vèn d'espeli (Pierre Dominique Testa du 1.6.1982)
Varbau. (Pierre Dominique Testa, lou 13.11.2008 en remembre d’un varbau !)
VERITABLES SOOUCISSOTS D’ARLE (Baptistin ESTAY Marseille, le 16 janvier 1852.)
Viens dans ma belle Provence (LYS CLAIRE)
Vierge du Manteau. (Pierre Dominique Testa, Allauch le 24.12.2006 à 19h20.)
Visiteur. (Pierre Dominique Testa le 24 MAI 2005 )
Vóucan d'Islando. (Pierre Dominique Testa, lou 17 de mai 2010. )
Voues e Crous (Pierre Dominique Testa, lou 17.10.2008, )
Voues. (Pierre Dominique Testa, le 5.3.2007.)
Vounvre Sant. (Pierre Dominique Testa, lou 17.11.2011. Pèr Bernat e Angèlo Perronne dou Lougis Nòu à Allauch. )
VOYAGE DU PATRON SEOUCLET A PARIS ( 1861 ) (Edouard BOUGRAIN, de Barjols. Brignoles – 1861 Imprimerie de Perreymond-Dufort et Vian)
Voyage en train entre Aachen et Bruxelles . (Pierre Dominique Testa, le 11.9.1989.)
voyage en voilier à Porquerolles. (Pierre DominiqueTesta lou 15 Juillet 1987 )
Vut 2013. (Pierre Dominique Testa lou 1 janvié de 2013.)
Vut de bouen' annado 2017. (Pierre Dominique Testa, lou 1 de janvier 2017.)
Vut pèr 2015. (Pierre Dominique Testa, lou 1 de janvié 2015.)
" Mystère des Saints Innocents " (Pierre Dominique Testa le 11 1 2006 .)

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