auteurauteurassociationlexiqueouvragesassociationliensliens

Dans cette rubrique, des poèmes sont offerts à la lecture des internautes.


Un Loupin... de A.L Granier 1855.

UN LOUPIN
VO
QUAOUQUEIS LIAMES DE PANTAÏS

A.L. Granier
Marseille
1855

ANECDOTOS, CONTES, EGLOGUOS, EPISODOS, ODOS, SATIROS, etc.
EN VERS PROVENÇAUX

MÊLÉS DE FRANÇAIS
PRÉCÉDÉ D'UN COUP - D'OEIL GÉNÉRAL SUR
L'HISTOIRE DE LA POÉSIE PROVENÇALE,
PAR A. L . GRANIER.

PRÉFACE.

Vers la fin de l'année 1847, je livrais au public un premier aperçu de mes productions
littéraires, il portait en titre: La veïlho de Nouvè, vo lou Paysan de Mimet. Cette pièce, d'une
incorrection très apparente, n'eut, heureusement pour moi, que l'écho des amis qui me
faisaient les frais de l'impression. Ce n'est pas, certes, que j'eusse eu la pensée en livrant cette
pièce à la publicité, d'avoir fait une oeuvre finie; loin de là; ma seule intention étant d'écrire
pour mes amis seulement et me délasser un peu de mon travail manuel. En ce monde d'erreur,
les caractères se rapprochent, mais ne coïncident pas toujours. Il est assez difficile de trouver
deux personnes qui pensent ou agissent de la même manière. Or, mon ambition n'est pas de
briller dans les cercles ni dans les salons, je ne prétends pas non plus atteindre les gradins
escarpés du Temple de Mémoire, et encore moins signer des pièces qui ne m'appartiennent
pas!.. Non! pendant que la majeure partie de mes confrères s'occupent à diverses frivolités,
moi je lis ou j'écris: fais-je mieux ou moins bien qu'eux? c'est ce que j'ignore et que je ne
tiens pas à éclaircir. A chacun son goût et ses actes. Aussi, est-ce sans prétention que je livre
aujourd'hui mon oeuvre au public. Je dis sans prétention, parce que je sais parfaitement qu'un
ouvrier ne sera jamais, quoi qu'on en dise, qu'un fort médiocre écrivain: Lou mortier faou que
sente toutjours à l'ayet, et moi je sens la fumée.
Cependant, je dois avouer que si, en 1847, j'avais connu toutes les difficultés de ma tâche, il
n'est pas douteux que je ne serais jamais entré dans cette lice périlleuse. Malheureusement,
suivant le principe existant, qui admet que le provençal doit s'écrire tel qu'on le parle, j'étais
loin de le supposer grammatical comme les langues d'où il dérive, de là mes erreurs...
Faible par moi-même, mais épris des beautés de ma bonne langue maternelle, j'ai, à la
demande d'amis consciencieux, fait un LOUPIN de mes diverses productions, en rectifiant
celles qui déjà avaient paru ailleurs, c'est-à-dire, formé un tout composé de diverses parties,
titre que la critique ne trouvera probablement pas trop prétentieux, émané qu'il est de l'art que
je professe journellement, et j'ai essayé de cueillir quelques fleurs dans ce parterre où jadis
les nations conquérantes, civilisées ou barbares, laissèrent les précieux vestiges de leurs
langages, et dont la langue mixte sortit victorieuse et nationale au douzième et treizième siècle
de notre ère, sous le nom de Romano-Provençale.
Hardie, pittoresque, et bien plus riche d'expression que la langue française, la langue
provençale pourrait encore aujourd'hui, sous une plume habile, prouver à ses détracteurs et
aux personnes les moins lettrées qu'elle est une, qu'elle a ses parties composant le discours,
comme celle du Nord, et qu'elle n'est défectueuse qu'aux oreilles de ceux qui sont sous le
joug de la plus profonde ignorance. Malheureusement, c'en est ainsi: écrire le parler de nos
pères ou se vouer au mépris
d'une certaine classe de gens, est, à très peu de chose près, synonyme. Aujourd'hui, chacun
veut franciser et franciser quand même, n'importe à quel prix et comment!
Et pour quelle raison nos compatriotes agissent-ils ainsi? Notre langue a-t-elle quelque chose
de repoussant? S'est-elle souillée quelque part, ou n'a-t-elle pas assez de célébrités? A la
première de ces objections, je répondrai que je suis prêt à leur prouver le contraire par ce qui
suit: Ce que vous appelez patois est un mélange de divers idiomes qui ont passé depuis le
commencement des temps sur les lèvres de nos pères; c'est la continuation un peu déteinte
dans le courant de notre civilisation nouvelle, de cette magnifique langue romaine, qui servit
d'interprète au monde.
Dans ce que vous nommez patois se reflète presque trait pour trait la physionomie de la
noble, de la belle de l'élégante langue française d'aujourd'hui. Le berceau des deux langues
était commun, et leurs premiers accents furent les mêmes. Et pour ce qui est des autres
objections, jamais langue de peuple a-t-elle chanté l'indépendance de son pays comme elle!
Jamais le Nord barbare, fondant sur le Midi avec la torche et le fer à la main a-t-il rencontré
sur ses pas nation, plus belliqueuse et plus grande! Jamais, en un mot, les bardes
méridionaux ont-ils craint d'appeler les bannières des valeureuses confédérations d'oc lorsqu
il s'est agi de la défense de la commune patrie? Et quant à la célébrité, quelle est la nation qui
peut s'enorgueillir de la posséder à un si haut degré qu'elle? Alors que tout était tombé sous
le glaive des Barbares, envahisseurs de l'Empire romain, que ses provinces morcelées
gémissaient sous l'oppression de ses nouveaux venus; alors qu'Eude, duc d'Aquitaine et
Charles Martel battaient les Sarrasins dans les plaines de Poitiers, le Midi, seul de toutes les
nations de l'Europe, n'attendait que l'aurore d'un beau jour pour voir sous son ciel azuré se
développer la culture des lettres; seul, il enlaçait la plume à l'épée, et bientôt après l'horizon de
la littérature se levant au lointain, dorait déjà le front des immortels enfants du moyen-âge.
Après Guilhem VI, duc d'Aquitaine, l'on voyait paraître successivement sur la scène du gay
saber: Pierre d'Auvergne, Bernard de Ventadour, Jauffre Rudel, Vidal, le comte de Barcelone,
roi d'Aragon, Alazaïs de Porcaraigne, Gaucelm Faidit, Guiraud de Borneuil, Raymond de
Miraval, le vicomte de St.-Antonin, Aimeric de Belenoi, Cercamons, de Colé, Bertran de Born,
l'illustre poète et chevalier; Bertran Carbonnel, de Marseille; Pierre Cardinal, chanoine du
Puy, les dames Alazaïs, d'Avignon; Bertrane de Signe; Rogesta, comtesse de Rodex: la belle
marquise de Gourdon, et une infinité d'autres célébrités méridionales que je passe sous
silence, mais dont les noms, restés à la postérité, ne cesseront de toucher les coeurs
véritablement provençaux.
Continuons, et écoutons un instant parler César Cantu:
- Les troubadours fréquentaient aussi les palais et les cours, d'Italie, où ils ne tardèrent pas à
trouver des émules: Falco, dit Foulquet, de Marseille, fut le premier des Italiens qui fit des
vers en langue provençale. Bien d'autres marchèrent sur ses traces: à Gênes, Boniface Calvi,
Percivallo et Simon Doria, Hugues de Grimaldo, Jacques Grillo, Lanfranc Cicala. En
Piémont, Pierre de la Rovère. Nicoletto, de Turin; Pierre de la Caravane. Albinga vit naître
son Albert Quaglio; Nice, Guillaume Brievo; la Lunigiane, Albert, marquis Malaspina; le
Montferrat, Pierre de la Mulle; Pavie, un Ludovic; Fossano, son moine; Venise, Barthélemy
Zorzi. Tous appartiennent, comme on le voit, à la haute Italie, où le contact des Provençaux et
l'éloignement de la Sicile, qui s'essayait alors à la poésie dans la langue du si, disposait
davantage à goûter la versification dont nous venons de parler. Il est cependant fait mention à
Pise de Paul Lanfranchi; de Rugeretto, à Lucques; de Migliore Abatti, à Florence; de
Lambertini Bonarello, à Bologne, tant l'idiome provençal était repandu en Italie, et tant on l'y
considérait comme plus propice à la poésie que la langue même du pays.
Et plus loin:
- Les mènestrels ou ménestriers avaient droit, en Angleterre, d'entrer où il leur plaisait, d'être
inviolables, d'obtenir partout la nourriture et le logement, sans autre payement que leurs
chansons, etc., etc.
La langue et la littérature provençales, continue le même auteur, furent ensuite transplantées
en Aragon, où les troubadours continuèrent encore longtemps à chanter. Henri, marquis de
Villena, personnage de grand crédit tant en France qu'en Espagne, ses domaines étant
limitrophes entre ces deux royaumes, fit instituer à Barcelone, par Jean Ier, roi d'Aragon, une
académie à l'imitation de celle de Toulouse; mais son existence fut de courte durée. Vers le
milieu du quinzième siècle, Ausias, marquis de Valence, qu'on a voulu comparer à Pétrarque
pour le mérite comme pour ses aventures, composa aussi des poésies en langue provençale.
Les Aragonais avaient exigé, que le provençal fut substitué au latin dans les actes publics;
mais ils y renoncèrent pour complaire aux rois de Castille. Les traces de cet idiome
disparurent chez eux sous la domination autrichienne, et ce fut en vain qu'ils voulurent la faire
revivre, plus tard, avec leurs autres franchises.
Reprenons .
Après la grande époque que nous venons de parcourir si rapidement, les coups de la croisade
albigeoise, et l'organisation d'une université à Toulouse, déracinaient ces fleurs délicates dont
le zéphir avait porté si loin l'arôme et la saveur. Cependant, les Capitouls, de Toulouse,
voulant laisser au moins l'ombre du souvenir de ce colosse abattu, mais non détruit, établirent,
en 1323, une académie du Gay Saber, dans laquelle, au premier du mois de mai de l'année
suivante, il fut donné une violette d'or à la meilleure pièce de poésie provençale... Depuis lors,
une infinité de poètes provençaux non moins célèbres que ceux dont nous avons déjà cité les
noms, se sont succédé sur la scène méridionale: Louis Belaud, de Grasse; Goudouli, de
Toulouse; Joseph Pasturel, du Puy; Claude Brueys, d'Aix; Courtet, de Prades; Rousset, de
Sarlat; C. Peyrot, prieur de Pradine; Toussaint Gros, de Marseille; Diouloufet, d'Aix; Fortuné
Chailan, de Marseille; François Carvin, de Marseille, etc., etc.
Que répondront maintenant les encroûtés de la langue d'oil? oseront-ils encore insulter à ce
patois que leurs pères ont parlé, qu'ils lui ont transmis, extérieurement défiguré, il est vrai,
mais dont l'ignorance dans laquelle était tombée la classe laborieuse peut être considérée
comme en étant la seule cause. Quelle puissance humaine chercherait aujourd'hui à détruire
cette auréole lumineuse qui brilla pendant des siècles sur les royaumes de l'Europe centrale!
Je dis l'Europe centrale, parce qu'indépendamment de la France, l'Italie, l'Espagne, l'Angleterre
et l'Allemagne avaient aussi compté des troubadours... Non! non! malgré le mauvais vouloir,
l'ignorance et la présomption, l'astre qui éclaira nos bardes valeureux ne cessera de luire sur
leurs écrits immortels, et si, dans ses tourmentes politiques, la Provence a pu être ingrate
envers eux, l'Italie, l'Espagne, l'Angleterre, la Suisse et l'Allemagne, les conserveront à jamais
dans leurs bibliothèques.
La langue provençale est tout aussi grammaticale que les langues d'où elle dérive. Je crois,
par conséquent, ne point m'écarter de mon sujet en en donnant un léger aperçu:
DU NOM.
Les trois premiers éléments, le celte, le punique et le grec s'étaient fondus l'un dans l'autre, et
assimilés depuis longtemps lors de l'introduction de la langue latine. Cependant, le celte
dominait vraisemblablement cet idiome mixte, à travers les inflexions harmonieuses du
langage massaliote et la douce euphonie de Tyr, perçaient la rudesse du gisement primitif et
l'âpreté inflexible des radicaux indigènes. Ce fut cette influence universelle, car elle était
nationale; impossible à tuer, car elle était incarcérée dans le peuple, qui devint la base de la
langue nouvelle.
Comme le français, le provençal a deux sortes de substantifs, le substantif propre, qui ne
convient qu'à un seul individu, tels que: Piarre, Tounin, Rampaou, etc., et le substantif
commun qui généralise les objets ou les substances qui nous tombent sous les sens, tels que:
lou marteou, lou pan, lou flascou, lou lichet, leis mars, leis bestis, leis gens, etc.
Afin de rendre les finales de quelques substantifs plus douces, j'écris la nuech, lou fuech, lou
lach, parce que nous prononçons la nuech-es vengudo, ou la nuechado toumbo, lou fueches
abra, la lachièro es levado.
Ainsi, écrire: la nuè, lou fuè, lou la, comme l'écrivent quelques versificateurs modernes, est un
mode, selon moi, très défectueux, parce que nous ne disons pas: la nuèado toumbo, lou fuè
es abra, avec le bâillement sur les deux e, et lou la, comme la, article, là, adverbe de lieu, ou la,
note musicale, et ainsi de suite.
De même, malgré tout le respect que j'ai pour la mémoire et le mérite de feu de Villeneuve, je
n'admets pas la suppression de la lettre h dans le provençal; au contraire, je la conserve et
l'emploie pour mouiller l à la fin des mots: Marsilho, boutilho, trilho, etc.. bien que je
pourrais écrire: Marseio, bouteio, treio, etc.; mais je préfère conserver, dans l'orthographe, la
lettre h, admise par les écrivains du moyen-âge, que la retrancher arbitrairement.
Quelques fois suivant le genre des sujets que je traite, je me conforme au langage du héros
narrateur représenté; ainsi, les personnages de telle et telle pièce ne se servent pas toujours
des mêmes expressions, et tel mot placé ici n'est pas exactement écrit comme ailleurs; il est
commun de lire, par exemple: proumenado ou promenado, fourtuno ou fortuno, crestaou ou
cristaou, et de trouver deux r dans un mot prononcé en frisant, etc.
J'ai aussi fait la différence du substantif escrit, au participe escrich, escricho, faute grossière
dans laquelle plusieurs auteurs sont tombés.
DE L'ARTICLE.
L'article représente les objets dans un sens déterminé: il fait lou pour le masculin, la pour le
féminin, et leis pour les pluriels des deux genres: Lou pan, La viando, Leis vieoures; lou, la,
leis, sont donc les articles provençaux. Cependant, le Comtat Venaissin écrit li pour les
pluriels; le Languedoc, las; la Gascogne, lous; etc.
DES ADJECTIFS.
Les adjectifs qualificatifs provençaux, beou, bouèn, grand, noou, parier, marri, luench,
cuech, font au féminin: bello, boueno, grando, novo, parièro, marrido, luencho, cuècho: un
home beou, bouèn, grand; uno fremo bello, bouèno, grande; un oustaou noou, parier,
marri, luench; uno habitacien novo, parièro, marrido, luencho; etc.
Jeune s'emploie de trois manières: jouve, joueïne, jouïne; il fait le féminin par le changement
de l'e fermé final, en l'o non accentué, qui, à la fin des mots, est l'e muet provençal.
J'ai aussi désigné certains adjectifs que l'on pourrait appeler verbaux, par la finale d: exemple:
escambarlad, sièguid, boufid, fachad, benid, desoulad, endoulentid, nascud, qui font au
féminin: escambarlado, sièguido, boufido, fachado, benido, desoulado, endoulentido,
nascudo, etc., etc.; mais, je dois l'avouer, ce n'est qu'isolément et sans autorité.
Les adjectifs démonstratifs singuliers sont: aqueou, aqueslou, aquesto, et les pluriels:
aquesteis.
Les adjectifs et pronoms possessifs sont pour le singulier masculin: lou mieou, lou tieou, lou
sieou, lou nouèstre, lou vouèstre: pour le singulier féminin: la mieouvo, la tieouve, la
sieouvo, la nouèstro, la vouèstro; pour le pluriel masculin: leis mieous, leis tieous, leis
sieous, leis nouèstres, leis vouèstres; pour les pluriels très marqués: leis mieouveïs, leis
tieouveïs, leis sieouveïs.
PRONOMS PERSONNELS.
Les pronoms personnels sont: ieou, tu, eou, naoutreis, vaoutreis, seis, en, ello, etc.: ils ne
sont jamais employés à conjuguer les verbes.
La langue provençale, dit César Cantu, est très riche, égalant, si elle ne le surpasse, l'idiome
italien par la flexibilité de ses verbes; ses cadences régulières lui permettent de taire les
pronoms et de rendre ainsi l'expression plus rapide. Ses substantifs, variables à l'infini,
expriment, par leur terminaison, l'accroissement, la diminution, l'idée de caresse et de
dénigrement.
DES VERBES.
Les verbes sont encore une des parties essentielles à la conformation de la langue provençale:
ils servent à exprimer que l'on est ou que l'on fait quelque chose.
Je pourrais continuer par l'exemple d'une infinité d'autres verbes; mais le cadre assez restreint
de cette préface ne me permettant pas d'outrepasser la limite que je me suis imposée, je me
contenterai de m'en tenir là, pensant prouver assez par cet opuscule qu'il ne doit pas être
permis de laisser en doute la correction de cette langue, et rien ne prouve mieux que ceci
l'égarement de ceux qui écrivent sans en tenir compte.
De plus, je dois prévenir le lecteur que j'écris invariablement saber, au lieu de sacher et
saoupre, comme l'écrivent certains auteurs Marseillais, trop fidèles serviteurs de la
dégénération de la langue, laissant au lecteur le choix de prononcer comme il entendra. Il en
est de même du verbe oouvir, entendre, que j'écris tel dans tous ses temps; relukar, pour
regarder; trobar, pour trouver; far, pour faire; sièguir pour suivre, etc.
J'ai aussi désigné la troisième personne du singulier du verbe saber au présent de l'indicafif
par l'addilion d'un b, saoub, au lieu de saout, saut; saou, sel, et les infinitifs paguar, neguar,
abriguar, pluguar, au lieu de pagar, negar abrigar, plugar, etc.
Maintenant, qu'un auteur quelconque ait l'obligeance de conjuguer un verbe sans infinitif et
sans participes? Malheureusement, et quelques-uns d'entre eux me l'ont avoué, ils croient,
disent-ils, parce qu'ils écrivent en provençal, être autorisés à abuser de toutes les licences
possibles, et suivent exactement la même voie que je suivis lorsque je livrai ma première pièce
à la publicité. Je traduis:
senso la linguo, anfin, lou pus flame rimaïre,
Es sempre, qu que fague, un minable escrivaire.
DES ADVERBES.
Les adverbes provençaux représentent toujours le mot complet par lui-même: Lou trabaïl
trimo pas, lou coumerco ni mai; lou jour va lentament; la toilette creïsse toutjours. Pas,
maï, lentament, toujours, sont des adverbes, parce qu'ils complètent entièrement le sens du
mot qui précède. On reconnaît un adverbe lorsqu'on ne peut placer derrière lui aucun mot
pour le compléter. Assez longtemps j'ai hésité à conserver ou à supprimer le t final des
adverbes finissant en ment; mais après mûre réflexion, j'ai cru bien faire de le conserver.
L'italien, qui est la langue la plus rapprochée de la nôtre, et sa soeur cadette, écrit: fedelmente,
fidèlement; particolarmente, particulièrement, etc., avec la voyelle finale e, que nous
retranchons.
Cela posé, nous pouvons dire que, généralement, les adverbes, prépositions, conjonctions et
interjections ne diffèrent que fort peu du français. Si ce n'est pour l'orthographe, leur
application étant, à peu de chose près, les mêmes. Ainsi, par exemple, la préposition à porte
toujours la désignation de l'accent grave, afin de la distinguer de a, verbe. Depuis, fait
despueïs; touchant, toucant; au, aou, au lieu de oou, que j'ai autrefois employé moi-même par
erreur, mais qui est une espèce d'interjection représentant un cri; pour, fait per; derrière,
darnier, etc..
En l'état actuel de notre dialecte, nous ne pouvons plus généraliser l'adverbe pus, c'est-à-dire
que nous ne disons pas: l'a pus ren, revendra pus, l'es pus, l'usage nous condamnant à
prononcer l'a plus ren, revendra plus, l'es plus, etc.
Les conjonctions principales sont: anfin, car, pas mens, coumo, maï, sinoun, vo, tout aro,
siègue, ni, adès, etc., aou luè de, conjonction qu'il ne faut pas écrire comme luech, substantif.
Les interjections les plus usitées sont, en général aï, cri de surprise ou de douleur, oh! hé!
zou! va! etc.
Avant de terminer ce petit aperçu grammatical, écoutons un instant notre compatriote, M.
Casimir Bousquet:
- L'orthographe provençale doit être naturellement composée de manière à représenter tous
les dialectes des provinces méridionales, les plus simples en apparence aussi bien que les
plus compliqués; elle doit être la même malgré la différence de prononciation, car les
rudiments sont invariables. C'est toujours le provençal, véritable patois du latin, mêlé de grec
et de celtique.
Cette langue est tout aussi grammaticale que celle d'où elle tire son origine; elle a, bien que
quelques personnes en doutent encore, ses déclinaisons, ses conjugaisons, ses genres et ses
nombres, etc.
Ce n'est donc pas impunément que l'on peut lui contester une orthographe propre à exprimer
ses diverses inflexions et ses divers temps.
Ainsi, par exemple, certains écrivains provençaux (nous parlons, bien entendu, des écrivains
modernes), retranchent la lettre s finale des pluriels, lorsqu'il est prouvé que dans la Haute
Provence on dit: lous homes an fach acot, en appuyant fortement sur la liaison des s, avec
les voyelles qui les suivent.
C'est là une suppression arbitraire que condamne formellement l'usage de certaines contrées.
Il en est de la lettre s comme de la lettre r; pourquoi retrancher l'r final des infinitifs?
N'entend-on pas comme nous, dans un grand nombre de localités, le peuple dire: vent d'anar
aou prat, va venir à la fièro, etc.? L'on n'est pas plus fondé à supprimer le t des participes et
des autres temps qui le comportent; car la prononciation languedocienne veut que l'on dise:
es anat à la villa, es vengut à la proumenado, etc., etc. »
En faut-il davantage pour convaincre les partisans de nos licences grammaticales? Le génie
qui guida la littérature provençale à nos grandes époques cesserait-il d'éclairer les enfants de
ce siècle? et cette riche langue devrait-elle périr abandonnée de ses plus fidèles adeptes? Non!
malgré que tout finisse en ce monde, elle restera comme le plus beau monument de notre
nationalité.

A.-L. GRANIER.

MEIS INTENCIENS

Eis Trobaïres.

Trobaïres chiers, meis intenciens
Soun pas de cantar leis boutilhos
Que si vuïdoun souto leis trilhos,
Ni Ieis heros deis tems anciens:
Maï de faire uno marmelado
D'uno pouèsio engeambrado
Per ma plumo de forgeïroun:
Si coumpousant de quaouqueïs odos
Coupados sus leis vieïlheïs modos,
E deis galantins daou valoun
Fasent l'amour à seis mestressos,
Jouvos et poulidos pastressos,
A la favour d'uno cansoun.
De contes de toueïs leis manièros,
De Martegaous, de Rapetièros,
Et d'anecdotos, un mouloun.
Vaqui, meis bouens, ce que ma muso
Eis dets brulas, à la voix cruso,
Soumounde a vouèstre pouli gous.
Adoun, aou d'haou de la coulino,
Cantatz Bacchus, Colin, Colino,
Sus vouèstre luth harmounious,
En souvenir de l'inoucenço
Que regnavo sus la Prouvenço
En de siècles mens oourageous!
Marseille, 26 mars 1854.
A MEIS LIEGEAIRES
La journalièro à la corduro,
Lou canotier dins soun bateou,
Lou roussignoou dins la verduro.
Cantoun soun pus pouli mouceou.
Ieou forgeïrouil creba, pecaïre!
A ren poudent mi dire bouen,
Sus lou balan de moun rounflaire
Rimegi quan mi pren lon souen.
Countent de ma pichoto vido,
Gagni moun pan à ma susour:
Assidument faou ma partido,
Resserqui pas ges d'aoutre hounour.
Eis doux lesirs qu'un jour mi douno,
La soucièta de meis amis
A moun entour si l'amoulouno
Per rire de meis ennemis.
Ren qu'uno cavo m'isto en testo:
Es de saber s'applooudiretz
Lou paoure ouvrier souto sa vesto
Quan seis oubragis liègiretz.
POUETIQUO PROUVENÇALE.
PROUMIÈRO PARTIDO.
Vaou serquar de dounar, paoure meskin forgeaïre
Quaouqueis vers demasias, toucant l'art daou trobaïre,
Maougra toueïs leis marans, rovirados d'oustaou
Qu'aourien degu deja m'aclapar dins un traou;
En despiet daou saber, daou manquo de cabesso
Que per mi tarounar fan toutjours escoumesso;
Leis guignados daou jour, poussados daou mestier
Que mi rendoun leis mans piègi qu'un carbounier.
Pensatz qu'à moun trabail, leou dezo-vuech annados
Senso perdre un moument leis aï vistos riflados;
Maï tamben, quan la terro a vira seis sieis coous,
Que lou dissato aou sero aï retira meis soous,
Devi ren en degun!....Mi lavi la figuro,
Benessi, remercieou l'aoutour de la naturo,
Hurous de maridar la peno à la santa
En trobant la grandour dins la sincerita.
O bouènhur ignoura deis eïzistencis brutos!
Machinos senso feou, serquaïres de disputos,
Riblaïres de claveous à cades cafetouns
Que s'envergoun d'habits et de fins pantalouns,
De gants a burri fres, de bottos vernissados,
Que viatz eis boulevards, eis cous, eis palissados,
Moudèles de jacòs, vendaïres de toueïs bens
Caquetar tout lou jour et si curar leis dens.
Reveni sus meis pas... Coumo vouguent pas faïre
Lou minable mestier que noumoun reformaïre;
Vouèli, sieguent lou biaï daou Ceoucle Prouvençaou
Serquar tout uniment l'ajus et lou defaou,
Aguent passa ma part per l'estrecho filièro
Que m'a leïssa soulet derabar de l'ournièro;
Voudrieou, deis coumençants en versificacien
Aplanar lou drayoou de la desoulacien,
Que l'aribesse pas coumo quan publieri:
Lou paysan de Mimet, per lou quaou debuteri.
Arambi lou sujet?.. Quan après noou cents ans,
Leis homes, de pichouns si faguèroun maï grands,
Que lou sanskrit, seka sus sa racino antiquo,
Aviet pouargu sa sabo a la branquo celtiquo,
Nouri lou Celtibero et lou celto-bretoun,
Lou gaoubi de TROBAR luzet sus l'oourizoun;
Que leis cours deis reis Francks, deis Angles, de toueïs caïres,
Avien pas proun goousier per souènar leis TROBAIRES,
Homes probes, galants, cantant Dieou, leis beoutas,
La defenso daou soou deis nacieounalitas,
La linguo, daou printems encaro aviet la fueïlho,
Daou gregou, daou latin, corduravo la grueïo,
Lou goth, et daou desert l'arabe cavalier
Avien leïssa de mots à defaou de loouzier.
Ero hurous qu poudiet si dire bouen rimaïre,
D'évesques, de signours, vougueroun va si faïre.
Et n'en aguet maï d'un, gens daou proumier renoum
Que dins aquel ingen si fagueroun un noum...
Ensin lou bras pesant daou noble persounagi
Coumence d'aleougear lou fay de l'esclavagi;
Souvent aou GAY SABER, vegueroun lou manant,
Faïre la figuo en plen à soun prince puissant.
Ero à qu fariet mies, dins aquelo carriero,
Uno peço de vers galanto vo guerriero,
Libro, plato, en crouzats et regulièrament
L'hemisticho aou besoun fasent soun coupament...
Maï v'uei couèlado à foun per la linguo nouvello
A belaïme s'en va, vis pâlir soun estelo.
Et ce que tavanegeo à l'hounour prouvençaou,
Es de veïre lou tschisme encambar lou cavaou,
Per diferens sentiers escalar lou Parnasso.
Aou risquo de si roumpre en tantou la carcasso.
Mi demandi per coou, v'ueï qu'avem d'amatours
Propres à censurar nouestreïs milhours aoutours;
Perque pouèdoun leïssar caminar tant de caïre
D'homes qu'en si penant pourien fouèrso mies faïre.
Quaouqueis uns, daou terraïre an de poulis mouceous
A la linguo servent d'ensignos, de drapeous,
Revoys, hardis, courous, plens de boueneïs ideïos,
Maï soun que sufisents, et serien de merveïos!
Es pas, et Dieou va saoub! per mi mettre aou mitan
De cavos d'un mestier que l'aï lou mens la man,
Maï largui moun avis et pueïs vouèli vous dire
Que n'a que renarien, se poudien faïre rire.
Soulament soufri pas: de car à toueïs moumens,
De pluriels pas marquas, de verbos sensos tems;
De mots a faïre poou, ni d'Oc, ni de la Chino,
Sacrifiant lou sens à la rimo rabino;
Coumo se si deviet reçubre à coou de ped
Un parla, per lou quaou devrien aguer respet,
Vo ben per l'encensar, l'estoufar dins sa nicho
Et reduire en patois uno linguo tant richo!...
Ensin, Fortuna, dis, parlant del'hiatus:
Que li passo dessus la cabesso à peds jus,
Et sufise d'acò perqu'un tas de rimaïres
D'uno licenço ensin n'en fagoun seis affaïres!
Saboun pas que Chailan a de seis davanciers
Pres malhurousament leis informes sentiers!
D'aoutres n'en fan pas mens, maougra qu'à coous de limos
Goouzissoun cade jour la karo de seis rimos,
Sabem que prendran plaço aou caïre de GERMAN,
Et qu'a l'immortaou GROS, araparan la man.
Maï cresem fermament que se lou tems touèrnavo,
Seis trabaïls premeïrens serien tout aoutro cavo.
Ah! qu'applooudissi fouar Moussu FABRE AUGUSTIN,
Quan dis: — Qu'à l'hiatus si deou barrar camin,
Et quan l'infinitif rimo eme un participo
Lou vers lou mies torcha vaou pas un foun de pipo.
Tamben ieou, per ma part, taou que mi viatz aqui
Vous soumoundre humblament leis lignos que vaqui?
Se quan feri l'essaï de moun proumier oubragi,
Aguessi d'un aoutour cala sus lou linguagi
Pousqu prendre counseou, m'aouriet dich: — que meis vers
Eroun pas ren madurs, anavoun de travers:
Qu'un singulier, souvent eme un pluriel rimavo,
Vo ben en caminant l'i sus l'a s'assipavo;
Pueïs en leis canegeant ajusta: — Moun pitouè!
D'aquestou, per l'emplir t'en manquo encaro un trouè;
Castiguo-ti d'acò!... Ta peço es francisado!
De quatre masclèsins per coou l'as escortado.
D'un mot dur à l'oourilho et d'un tapo-traou faï
Qu'un liègeaïre, patet si li blesse jamaï;
Plagiagigues pas, faï teis fins sufisentos
Eme teis espressiens toutjours claros, coulentos,
Maï, coumo aquesto pèço, encar n'a que leis ouès,
Couscrit, pouarto-ti ben, engraïsso-là se pouès.
Ensin resounara lou dooutou censuraïre
Aou coumencant crentous que lou prendra per païre.
Li dira pas: — Moun chier, toun oubragi va ben!
(Quan l'aoura leis defaous citas proun longuament.
Es un pouli debut, uno peço escapado
D'uno cabesso fermo aqui dins counsumado...
Et puïs quan aoura fach leis fres de l'impression
Daou rire n'en prendra sa pichoto pourcien,
Countent de lou jitar dins la peno et la lagno,
Et per aqueou mestier ni n'en dounar la cagno.
Benevole liegeaïre, arestem à la fin:
Que se per far de vers tenetz daou fuech divin
Et qu'anetz en quaouqu'un soumoundre vouèstre oubragi,
Couneïssetz ben avant lou lura persounagi?
Surtout se sus l'espalo en li paouvant la man
De poulis coumplimens l'assaisouno en fretan,
Mesfisatz v'en d'abord, vesetz se seis coulèguos
Leis meineïs flataries vous mandaran eis brèguos:
S'es ensin, per pareisse aguetz de precaoucien
Finquo que daou public n'en aguetz l'adezien.
SEGOUNDO PARTIDO.
Un jouve coumençant sieguent sa destinado
Aou coulet d'Apouloun vaou faire une tournado,
Aï bello li creïdar, d'istar-n'uno, chut! eh!
Sus l'estrieou de Pegaso a deja mes lou ped...
Coumo lou fuech daou ciel mena per leis chavanos
En doueïs bounds a passa leis couèlos et leis planos:
Aou luench vis lou Parnasso eis abords envegeous,
Et l'aribo ben leou sus soun coursier, jouyous.
Si sadoulo à souvait de ce que la naturo
A douna de pus doux à nouèstro creaturo;
Vis tout grand, tout à double et chalo lou plesir
De tenir dins soun couar ce que noumoun desir...
A l'entour d'un roucas, la sourço d'Hypoucreno
L'abeouro à l'enebriar daou nectar de sa veno;
Leis noou souares souartent d'un beou bousquet vesin,
Cantourien en saoutant sus un prat verdelin,
Mouèstrant aou d'haou daou mount, la facho de soun fraïre,
D'Apouloun, lou bras drech daou musicien rimaïre...
Aqui, paoure pouèto, estouna tout d'un coou,
Vis pas leis espigaous que pounchegeoun daou soou,
Pantaïlho que bouquet, que palmo, que victoiro,
Serquo de s'inspirar sus l'amour et la gloiro,
L'iluzien l'enviroouto, enreguo leis countours
Que sembloun l'aluenchar deis terrestros doulours,
Et candi deis beoutas que soun regard admiro,
Assageo de tezar leis couardos de sa lyro:
Maï, pecaïre! aou moument que grimpo lou coulet,
Pegaso lou debaousso et lou leïsso soulet
Sus un rude roucas enviroouta d'espinos
Si plagne de soun sor eis puissanços divinos!
Triste pas daou Pouèto, aviet pas vis lou baou
Ounte anavo d'un coou lou mandar soun cavaou,
Sabiet pas que l'envegeo eis grifos longourudos
A l'escoundoun poudiet ni n'en faïre de rudos;
En si risquant d'anar sus la couèlo deis vers
Vesiet pas leis serpens rampar sus seis revers,
A n'en jugear de luench, pecaïre! pantaïlhavo
Coumo l'enfant qu'espero uno poulido cavo,
Avant l'hoste coumplavo, et sa sincerita
Lou fasiet deja creïre à la Pousterita...
Chimeros deis mortaous, penassos de la vido!
Quaouquaren eïssi bas nous cadeno et nous brido,
Degun poou lou matin, en souartent de l'oustaou
Dire: Li touèrnaraï, siaou saouvo et pas malaou..
Coumo lou commençant que grimpo lou Parnasso,
La vido d'estou mounde es uno tristo passo:
L'un grimpo leis roucas et l'aoutre lou chacrin
L'assiegeo dins soun liet deja de bouen matin...
Quan lou sublime aoutour de celesto lumièro
Faguet nouèstre univers d'un peçu de matièro,
Diriatz qu'à l'escoundoun nourrisse l'intencien
De nous leïssar passar daou doute à l'iluzien!
O grandours deis grandours! estre noble invisible!
Tu qu'à noustreïs malhurs sies toutjours tant sensible,
Qu t'a crea tu meme et dins qual univers
Leis angis à teis peds fan souènar seis councerts?
Pecaïre, paoure enfant qu'as jita sus la terro
Per li prouvar que sies l'artitre daou tounerro!
Esclaou de teis bountas, saoub que sies lou grand tout
Et senso ti serquar ti trobo de pertout!
Tout nous troumpo et pas mens à cade jour que neïsse
La verita, daou ciel semblo que va pareïsse;
Un siecle si goousisse, un aoutre passo maï
Et la verdo resoun si maduro jamaï.
Aro counvendraï ben, se vouletz, en counscienço,
Dire qu'avem gagna quaouquaren à la scienço,
Que lou prougrès en Franço a maï fach en cent ans,
Que n'en faguet jamaï dins de pus vieïlhos mans.
Maï se s'agisse v'ueï de remountar l'esqualo
Et reboutar sus ped la linguo prouvençalo,
Devem a l'unissoun çooujir lou bouen moument,
Aqueou que lou destin a mes en mouvament;
Que degun vengue plus en cresent de mies faïre
Cantar, siblar, bargear, tirar tout de soun caïre!
Lou Ciel dounet l'esprit et la resoun eis gens
Per li faïre pesar touto cavo eme sens!...
Aï vis eme regret, dins certeno assemblado.
Per cantar, per brifar sageament counvouquado,
Debitar trouès per trouès de mouceous fignalas
Qu'avien lou gous esquis et l'ooudour daou lilas;
Maï malhurousament! la bouèno linguo maïre
Reçubiet de seis fieous de coous de peds, pas gaïre,
L'hiatus adjudavo aou pluriel singulier
Et plaçavoun tres peds dins un meme soulier...
Perque, bor que si poou, pas estre maï rigide
Envers un escrivan que si creïra soulide
Perque aouran aplooudi de touars et de travers
Uno peço qu'aoura que la formo deis vers
Adret que dins soun sens leis milhoureïs ideïos,
Espousquarien pus fouar que la fouen deis aleïos?...
.....Nani, vous rediraï, senso phraso et tout crus,
Qu'un aoutour qu'a ped jus passo sus l'hiatus,
Vo ben escambarlad trepasso la grammairo,
Que quan nous descrieouriet lou Christ sus lou Carvairo
A faïre tremouèlar tout un pople asseta,
Et lou mouèstresso après dins l'ostio à l'aouta,
Li dirieou qu'es sublime et fres coumo la roso,
Maï qu'estimarieou mies que va boutesse en proso.
Anfin devi va vous dire, oueï fremissi per coou,
De veïre remouquar la lingno per lou soou!
Ensin, taou qu'avem vis lou novi daou Parnasso,
Leis vers que soun pas verts, faou que mouèroun sus plaço!...
Qu'un aoutour qu'aoura fach vite, vite à la man
Une peço à l'hounour d'un riche commerçant,
La debite, et qu'après n'en abre sa cigaro,
Eh! bouen Dieou! diraï ren... Maï se la vervo amaro,
D'un marchand d'embaras souèno lou carilhoun
Per nous vendre un parlar, ni d'Aix, ni de Touloun,
Et pretende surtout, dins sa grosso cougourdo,
Nous lou dounar per pur!... La trobaraï troou, lourdo!
Quan creïra d'aguer fach soulet un mounument,
Un trabaïl qu'en doueïs jours n'en soubrara plus ren...
Nani, s'aquelo linguo aguet per destinado
De s'escarfar un jour d'esto bello countrado,
Daou mens entre cadun devem nourir l'espouar
Qu'eis raços à venir fara pas maou de couar;
Devem la relimar, li poulir la figuro,
La rendre en l'escurant pus gracieouso et pus puro,
Et pueïs, de la natien restant soulet flambeou
La saber lesto encaro à luzir daou toumbeou.
Pas mens, afin que ges d'enfans d'estou paragi
Pousquessoun supousar qu'un tant minime oubragi
Es esta barbouïlha per li far la liçoun,
Vouèli va dementir d'un coou de moun crayoun!
Aï dich et rediraï, tant que lou ciel moun guido,
Davant lou fery caou mi counservara vido:
Que la grandour d'un home es d'estre capoulier
Aou trabaïl que lou sor li dounet pèr mestier;
Après, es counsoulent quan roumpu de fatiguo,
Un libre lou repaouvo une pichoto briguo,
Vo ben eme la man traço sus lou papier
Ce que soun esprit pur pantaïlho d'un glacier,
D'uno flour daou printems, d'un reviro meïnagi,
Vo de dous amouroux parlant dins lou fueïlhagi;
Quan aïmo à counfessar tamben que soun amour
Si miro voulountier dins l'aoubo d'un beou jour,
Quan soun sensible couar, sageament s'abandouno
Davant leis grands decrets que lou destin li douno,
Et quan pueïs parlo fouar dins soun bouen prouvençaou,
En viant d'esprit schapas, que l'estripoun pas paou...
.... Aro, qu'un fanfaroun rime vo boute en proso,
La vido de sant Jean vo la metempsicoso,
Que fague se l'agrado un pichot quaouquaren
Que quan sera feni ressemble à mens que ren,
N'en aouraï proun de dich, aouraï feni ma taquo,
Adret que per rampar faou jamaï la moucaquo,
Sabi qu'un forgeiroun es pas grand cavo eïssi,
Un loouzier sus sa testo aouriet troou leou passi.
LOU DEPART PER LOU DANUBE
Odo
A l'Armado Francèso.
Partetz, sordats, partetz! la Franço noblo et grando .
A per v'aoutres arma fregatos et veïsseous,
Daou TSAR anatz rasar leis magiques casteous,
Ensin partetz enfants, lou ciel va vous coumando!
Neptuno vous souris et vous pouarge la man
Car l'amiraou Napier va brular la Baltiquo,
Engloutir Petersbourg sus sa ribo aquatiquo
Et leis debris francès enlevar de kazan!
Vouguatz, guerriers, vouguatz sus l'oundo bello et bluro,
La victoiro en risent vous souèno vers lou Turc!
Zephir a destaqua soun halen fres et pur,
Et s'oouvisse deja parlar dins la maturo...
Partetz, dignes enfans, bataïlhouns valerous!
De nouèstre fier drapeou relevatz maï la gloiro,
Se lou frech, dins un tems nous levet la victoiro,
Mouèstratz que siam pus fouars encar que malhurous!
Bor que la vanita daou chef de la Russio
Cres de mettre à seis peds nouèstre hounour nacieounaou,
Faou que lou brounze trone et devengue pus caou
Que lou souleou que plano aou ciel de la Nubio!
L'a quaranto ans passas que gardam sus lou couar
L'affront que dins Paris nous faguet lou cosaquo,
Maï lou saboun arribo, adoun lavem la taquo!
Adoun couèlem buguado! adoun bacelem fouar!
Partetz et cregnetz ren, la patrio es unido,
Quan turtoun soun orgueïl couneis plus de partis!
Leis capricis passas si soun aneantis
Davant lou pouint d'hounour que vous serve de guido...
COUNFIANÇO A DIEOU
Elegio
A M. Viennet, de l'Académie française,
Lue au Banquet deis Trobaïres, à Aix.
Sus de champs revieoudas per uno aïguo perlino,
Lou printems estendiet soun manteou de diamant;
Aqui, dins un roucas cava sus la coulino,
Uno veouso viviet paouro, eme soun enfant:
Malaouto et senso espouar, la meskino esperavo
En debanant leis jours que lou ciel l'accourdavo,
L'houro ounte lou destin, fasent un ourfaneou,
Pouartariet tristament seis cendres aou toumbeou.
Paouro maïre doulento!... Oh! terribleïs pensados!
Que de larmos tamben toumbavo coou sus coou!
Lou malhur insensible anavo sus seis piados,
Tirassant darnier d'eou la destresso et lou doou.
Soumbres, amoulounas, liègiet sus de guenilhos
Leis noums de seis parents, de soun home et seis filhos,
Et ce que l'assoumavo, en intrant dins l'estieou,
Ero un affrous pensar.... l'avenir de soun fieou!
Et l'enfant troou jouvent per coumprendre, pecaïre,
Lou feou que lou destin vegeavo sus seis jours,
Lou rendiet sourisent eis larmos de sa maïre,
Et poudiet ren preveïre encar de seis doulours.....
Asseta prochi d'ello un matin si trobavo
Et de sa douço voix, simple, li demandavo
Se l'aviet fouerso luench daou proumier jour de maï
Aou tems ounte Nouvé, jouyous, revendriet maï.
Aqui la paouro maïre enhaousset leis parpellos
Dins l'espaço ounte Dieou regno sus l'univers,
Semblant dire eis elus deis regiens eternellos:
— Riègetz-mi, benhurous, dins meis tristes revers!....
Et relukant l'enfant saoutegear, cantar, rire,
Soun couar semblet si fendre eis coous de soun martyre;
Sabent troou que leis jours de soun paoure pichoun
Senso ello restarien longtems à l'abandoun.
Roumpudo deis chacrins, la bouèno et tendro maïre,
A la fin li diguet: — Moun enfant ben garda,
L'a deja quaouqueïs ans que perderiam toun païre,
Et lou ben qu'aqui vies s'es toutjours revieouda;
Leis bouquets daou gazoun, la vigno, la prunièro,
An apaïlha lou soou de sa flour printanièro,
Teis souares dins la pax vivoun aou sen de Dieou,
Et siam eissi soulets!.... Va coumprenes, moun fieou!
L'estelo matinièro à la karo luzento
Sus l'arc daou firmament pareïsse lou matin;
L'aoubetto siegue après, et ben leou si presento
Lou fanaou benfatour, fecoundaïre divin;
La terro à seis ginous si prousterno et li viro,
L'oousseloun sus la branquo à seis beoutas si miro,
Lentament dins la plano oouves parlar lou rieou:
Maï quand Nouvé vendra!.... Pensos-li ben, moun fieou!
Oc, moun aïmable enfant, cado sesoun nouvello,
Tout ce que teis ueïls vient, sus lerro touèrno maï,
L'aoubre jaounis l'hiver souto lou frech, la grelo,
Et ressucito après pus ferme que jamaï;
Ensin Nouvé vendra!... Maï ta maïre meskino
Aoura pagua soun deoute à la terro vesino,
Et seras eissi-bas, à la gardi de Dieou,
Abandouna deis gens!!! Va coumprenes, moun fieou?
Et l'enfant, coumprenent aqui que la miseri
Vendriet leou l'encoubir de seis larges pedas,
Semblet veïre la mouar pouartant aou cementeri
Sa maïre qu'en plourant lou teniet dins seis bras!
Et quittant sus lou coou soun esprit de jouïne agi,
Li diguet: — Maïre bouèno, anem, prenetz couragi!
Se vous m'abandounatz avant lou bout de l'an,
Lou ciel aoura pieta de vouèstre paoure enfant! »
31 juillet 1853.
LA FOUEN DE LA PLANO.
Anecdeto
A mon ami Antoine Vassal,
Lue à l'Athénée de Provence par M. A. Thomas.
Aou mitan deis cent juechs ounte l'aïguo s'enhaousso,
Jisclo, plano, s'estende et daou coou si debaousso
Prochi d'un vert gazoun de bouquets samenas,
Cincha de prins barouns en lanços courounas,
Si trobo un sant Miqueou d'uno bello estaturo
Pousta sus lou pounchoun d'uno roucaïlho duro,
Un demoun à seis peds estendu per toutjours
Semblo li demandar la graci de seis jours;
Daou tems que d'escoundoun lou serpent de soun estre,
Nouvellament souarti daou Paradis terrestre,
Rampo, et lou maoufatan aougeo li debarquar
Un broou d'aïguo à la facho aou coou que va piquar....
Cependent, en passant, dounem gloiro à l'artisto
Qu'a decoura l'endret d'uno tant bello Visto,
Senso ooublidar jamaï de mountar aou pus haou
Lou noum de Mountricher, directour daou Canaou.
Hounour à n'elleis dous! et qu'un jour un genio
Leis couroune de flours aou mitan de Marsilho!
Maï coumo la critiquo intro de longuo en part,
Et lou vitrier vitra si cres li veïre clar,
Aï coumpres ben souvent à certèno grimaço
Que fasien de curieous applantas sus la plaço,
Que leis divers trabaïls per leis juechs arousas
Semblavoun sus seis peds en paou fouerso escrasas;
Qu'ero pas natureou, que meme aviet pas mourre
De mettre uno roucaïlho aou-dessus d'uno tourre.....
Adoun un beou matin que l'aïguo finqu'eis nieous
Menaçavo en jisclant lou doumaino deis dieous,
Dous pitouès couneïssus de l'inquièto censuro
Debattien caoudament lou trabaïl d'esculpturo.
Un disiet que Satan, zouba per sant Miqueou,
Ero daou double gros, semblavo un estampeou!
Qu'ero coumo un cameou davant d'uno saraïlho,
Et desfamavo anfin lou beou de la roucaïlho.....
L'aoutre, vieïlh capelan, amatour couneissu
De tout ce que leis arts citoun de pus coussu,
A soun nas retroussa sousteniet lou countrari;
Tallament qu'après Dieou veniet l'estatuari,
Pueïs li disiet: — Miqueou, lou Paradis, leis sants,
Pouèdoun estre jugeas que per leis capelans!....
— Maï, li respouendiet l'aoutre, es que mi faretz creïre
Ce que lou gous repousso et l'ueïl refuso à veïre:
Lou diable faou que siet pichotet, mistourin,
Et pueïs de sant Miqueou n'en faïre un assassin!!!
Viatz qu'acò fa creïdar.... — Ben leou mi fariatz rire,
Riposto lou rectour, et fouarsariatz à dire
Que li vesetz pas maï qu'un avugle aou cachot!
Anatz counfir de muscle, el bargetz plus d'acò!
— Aï foume, aro li sieou, respouènde lou critique,
Vesi qu'avetz l'aploun d'un eclesiastique;
V'aoutres eme lou diable anatz de longuo ensens,
Sabetz quan de pieds cubo.... et n'aoutres paoureïs gens
Lou viam que quand lou pan nous escapo deis dents! »
29 septembre 1852.
GOUSTOUN ET MIOUN.
Egloguo.
A la douço Mioun, disiet un beou matin,
Lou pus gracieou bargier d'uno fresquo valado:
Aï jura sus l'hounour, sus meis buous, sus moun tchin,
De t'esprimar eïssi ma radièro pensado?
Lou tems, l'houro, l'endret, leis aoubres flourissents,
Que jusqu'à perto d'ueil estendoun seis fueïlhagis,
Segoundoun meis proujets, proujets ben inoucents,
Quan leis oousseous daou ciel, eis milliers de linguagis,
Li passoun seis mouments....
Et tu, requisto flour deis flours de la naturo,
Bello coumo l'arceou d'un beou sero d'estieou,
Sieguès pas insensiblo.... Ho! lou tems fugitieou
Passira que troou leou ta tant fresquo figuro!
Proufito de l'halen daou zephir printanier,
Tout s'escrouèlo eïssi bas et n'es ren que passagi;
Aoujourd'huei pouèdes faïre, aou matin de toun agi,
Lou bouènhur d'un bargier.
Bello! relukos ben quilhas sus la coulino
Leis aoubres que d'un brin an tira l'oourigino,
Verdegear lou moulin et leis cimos deis baous!
Et pueïs, quan dins l'hiver, lou poualo de la vido
Li jito ooubliquament sa clarta malaoutido,
La fueïlho, sequo, toumbo..... ensin fan leis mortaous!
He ben! taleis que vies per leis gros vents poussados
Virar d'aqueou moulin leis alos destaquados,
Quaouquaren de pus fouar m'entiro à toun entour!
De ti dire lou mot... deves ben mi coumprendre?
Sabes que nouèstre sor es de fouguer si prendre
Eis lecquos de l'amour...
— Bargier, avieou previs, li repliquo la bello,
Qu'après qu'aouriatz goouzi la linguo et la resoun
A garachar lou couar deis filhos daou valoun
Vers ieou mettriatz la velo;
Hurousament aï fach de boueneïs reflexiens,
Un bargier pus coustent, m'encanto et mi proudiguo
Cade jour à ginous seis douços attenciens
Et vous a fach la figuo....
Se vous va pas... tampis!... Cresetz va, beou bargier,
S'agis pas, coumo vous, d'aguer la taïlho fino,
De regards capricieous, uno tincho bloundino,
Per gagnar lou loouzier;
Troou souvent lou galant à tant fresquo figuro
Es l'eïmagi coumpli d'un impousent toumbeou,
Trobatz plus que lou vueïde en quitant l'esculturo
Souto lou cabuceou!
Ensin, retiratz vous! Goustoun, mi fetz oumbragi!...
— Goustoun, la testo en bas, aviet perdu couragi,
Poudiet plus encaïssar, eou, tant pouli pitouè,
Qu'un aoutre ben mens beou li faguesso la couè!
Dins acò, daou despiet, fouar de soun inoucenço,
Senso li rebriquar mouèstret d'indiferenço,
Sabent que sus acò lou grand jour si fariet,
Eou qu'à cade moument sus seis piados seriet.
Ello, de soun cousta, lestament li jitavo
Un mespres à soun nas que soun couar repoussavo;
Lou bargier proupousa n'aviet ren dins lou foun
Que d'esprouvar l'amour daou voulagi Goustou...
Un mes ensin passet... Cade jour la bargièro,
En tricoutant soun basse eis bords de la rivièro,
Proumenavo seis ueïls, mita bagnas de plours,
Sus leis mounts, sus leis plans, sus leis pins, sus leis flours...
Maï ren et jamaï ren pareissiet la distraïre,
Eis souspirs, soulament, semblavo si complaire;
Tout per ello ero frech, finquo qu'un beou matin,
Avant l'aoubo espinchado oouve leis pas d'un chin!...
Eïssò la revieoudet, retrempet soun couragi,
Per l'enfounçar que maï dins un pantaï nouveou:
Lou caniche à soun det li reboutet l'aneou
Qu'aviet perdu dins un bouscagi
L'aviet tout aro un jour... et que n'en sabiet ren,
Tant à seis revariès si trobavo ooucupado....
Lou tchin daou meme pas repasset la valado
Senso qu'ello pousquesse, aou fouar de soun tourment,
Devinar qu veniet de li rendre soun ben.
Tout anavo daou mies, car Goustoun que gueïravu7
D'en travers leis bousquets ouııte si repaouvavo,
Après l'aguer rendu soun aneou favouri,
Troba lou jour avant sus lou gazoun flouri,
Et ben s'estre assura que la jouvo pastresso
A ges d'aoutres bargier dounavo sa tendresso,
Penset .. ..... pueïs, quan daou foun de soun cocò malin
Aguet tira lou biaï de la mettre à soun trin,
Anem! diguet, li sieou! La gento pastourelo,
Per ieou, dins paou de jours sera plus tant cruvelo!
Alors risquet lou coou... Sabiet, lou fin luroun!
Que daou valoun vesin, Clairo, filho poulido,
Lou matin avant jour, souletto à la bastido,
A soun ami d'enfanço escriviet d'escoundoun.
Va veïre aquest ami... bouen matin... si levavo,
L'espliquo leis resouns de sa visitacien,
L'ami, que voulountier per l'ami si prestavo,
Li douno un bilhet doux de la bello en questien.
Lou fin Goustoun lou pren, et souto l'escrituro,
Mascaro quaouqueïs mots pintant soun desespouar
Et fenisse en disent: — Quan n'aouras fach lituro,
Aouraï dejà passa de la vido à la mouar;
T'avieou proumes, Mioun, fidelita sincèro,
Dins un goufre aïguassous as vougu m'enfanguar!
La vido m'es un fay... Vies ce que mi dis Clairo?
He ben! n'en vouèli ges, preferi mi neguar!!
Lou tchin fouguet cargua de pouartar lou messagi...
La bello, en reçubent aqueou terrible coou,
Cresent de plus trobar paouva sus lou fueïllagi
Lou bargier malhurous qu'adouravo que troou...
... Parte... siegue lou tchin, toutjours à la perdudo,
Traverso leis ravins, leis bouès et lou valoun,
Pueïs, quan lou vis de luench... à la vido rendudo,
Li creïdo en toumbant mouarto: — Arresto! beou Goustoun!!
Goustoun, qu'aviet previs touteïs leis revirados,
Courre la revieoudar à seis sens generous.
Lou mariagi si fet, et longtems eis veïlhados
S'es parla de l'unien d'aqueleïs benhurous.
LA SOUÈNAYO DEIS PECAS.
Souènayo deis pecas, brando ma bouèno filho!
Lou berbi de l'abus s'estende sus Marsilho,
Eme un ueïl de Caïn deja certens richas
Relukoun lou malhur groupa souto seis pas:
Quan, faouto de trabaïl, l'artisau, à la bruno,
Eis anant et venent fa la roundo impourtuno
Per souspirar soun pain, vesetz l'home dich grand!
Eme un biaï de mespres li repoussar la man!
Tandis qu'un fieou daou pople, en Jesus-Christ soun frèro,
Penetra finqu'aou couar d'uno tallo misèro,
A l'aspec daou crentous es souvent empressa
De caressar la man que l'aoutre à repoussa.
D'aqueleïs mens que ren, coumplesens cornassiaïres,
Gassayo toun mataou sus leis marris paguaïres,
Aqueleïs doubles fins, gavas finqu'aou palaï,
Qu'an souto lou paltot la doubluro d'un aï!
Eme elleïs, faï marchar leis faoussos muscadinos,
Gagnusos en courent de belleïs pelerinos;
Leis foumento proucès, leis mestres d'aleliers,
Quan per un vira d'ueïl bramaran eis ouvriers;
Siègues leis pescariès, brandoueïlho leis cacanos,
Redoutes pas leïs trons, leis coous de merinjeanos;
Faï paguar leis patrouns, pren leis parts deis paysans,
Respeto leis Latins, leis Juifs, leis Proutestans,
Se vouès que toun ecò, sus nouèstro vieïlho villo,
A noumbre d'Ostrogoths fague crachar la bilo.
Février 1849.
LEIS TOURS DE BASTOUN.
L'a proun soucis segur, proun d'espinos proun d'ouès,
En aquesto villo de penos,
Et per pitar quaouqueïs estrenos
Faou si doublar l'amo de bouès,
Aguer lou front d'un pleïdegeaïre
Et leis toupets d'un bouèn rasaïre!
Va mandaraï pas luench: hier, encaro matin,
Un Moussu, sus sa pouarto aou caïre aviet soun tchin,
Uno cano à la man, tubavo sa pipetto,
Quan tout d'uno deis tchins s'avanço la carretto,
Et l'home que la siegue arma d'un quaouquaren
Que semblo fouerso uno gravacho,
Ounte si trobo un nousd courrent
Quaou couèle deis bestis s'empacho...
Adoun nouèstre pitouè s'avanço librament
De la besti daou riche et subran va li pren!
Aro, pensatz à la Minasso
Que lou mestre daou tchin de raço,
Respouèndent aou noum de Medor,
Fet en viant prendre soun tresor,
Lou tirassar dins la pooussièro
Que decouravo la carrièro!
Fach ni v'uno ni douès, pougnud per lou morbin,
Daou pichot bout pren soun routin
Et n'en bacèlo sus la facho
Daou ravissour daou tchin, que ben leou va li lacho
En li demandant à ginous
De s'applantar, d'estre pus dous!
Maï lou Moussu, fier galegeaïre,
A sa doulour fermant l'oouvaïre,
Piquavo pus fouar, pus redoun.
Anfin quan la maïre resoun
De retenir soun bras l'aguet mes dins la testo,
Aguet la linguo touto lesto
Per li respouèndre esto cansoun:
— Acò, moun paoure vieïlh, soun teïs tours de bastoun!
LA GRISETTO ET LOU SINGE.
Conte.
A mon Ami T. Laurens.
Vaqui ce qu'es d'aguer dedins lou vesinagi
De singes que deis gens an casi lou visagi,
Bestiaris senso couè, pouartant lou noum Poungò,
Que la mar nous adus deis ribos daou Coungò.
L'a pas longtems encar qu'uno damo farçuso,
Vouguent tarounegear soun ouvrièro taïlhuso,
Poulido coumo un soou, maï pus paouro qu'un tchin,
Li diguet: — Theresoun, lou fieou de moun vesin,
Riche à cent millo francs, m'a vougu far coumprendre
Qu'à ges d'aoutros qu'à tu desirariet pretendre!
Soulament es pas beou, finqu'aou nas es pelous,
Pueïs mut, en paou taquin, lou dien meme jalous,
Maï rafouélo d'amour... Diguos ce que vouès faire!...
La filho qu'aqui dins trobavo soun affaire,
Coumo tant de beoutas que vivoun per l'orgueïl,
La questien deis escus li faguet durbir l'ueil...
— He ben! li respouèndet, s'es per daou bouèn, Madamo,
Diguatz li sus l'hounour que li vendi moun amo,
Eme cent millo francs pouraï pouartar capeou,
Vaqui moun ambicien, m'en fichi s'es pas beou...
— Adoun as reflechi? respouènde sa mestresso...
— S'aï reflechi, mi diatz! n'en sieou deja tant presso
Que voudrieou que l'hymen si faguesso deman!
— Vaou va li dire ensin, li repliquo en mountant,
La damo, eis escaliers... Fa pimparar lou singe
Deis viestis de soun home et de soun pus beou linge,
Pueïs quan l'a fach coumprendre à beïs coous de bastoun
De pas brandar d'aqui... retouèrno à Theresoun,
En li disent: — Toun chier mi preguo de ti dire
Que soun amour per tu s'en va de pire en pire;
Que se vouès l'anar veïre es aro lou moument
De reglar lou jour, l'houro ounte aoura luè l'hymen.
— Per ieou quintou bouènhur! creïdo alors la filheto,
Cresetz que coumo sieou mi trobara proun netto!...
— Vaï, mountos, tardes plus... Et nouèstreïs gens filant
Leïssoun l'appartament et lou trabaïl en plan...
Troboun siro Poungò pousta davant la glaço,
Qu'en leis viant aribar, saouto, fa la grimaço;
Si viro, et coumo un noble habitant de casteou
Li presento la man en levant soun capeou...
(Es ensin que la damo à sa singeouno altesso
Li dounavo liçoun de bouèno poulitesso.)
Fa d'aoutreïs singearies, et l'aoutro entandooument
Douno mot d'escoundoun à n'un affrous vilen,
Pitouè de seis vesins à la facho de laïre,
Que d'un coou, daou Poungò, si suppouso lou païre,
Li dis: que soun enfant couneïssent soun bouèn couar,
De l'aguer per sa fremo a plus qu'aquel espouar
Que fara soun bouènhur... Et la filho candido
Repeto ce qu'a dich à sa damo enjuguido,
Que paou coumptar sus ello et que toutjours sera
Sa fidèlo coumpagno ounte la menara.
Paouro enfant, sabiet pas souto sa karo bruno
Qu'aou malhur rarament s'estaquo la fourtuno!
Sabiet pas que lou riche empluguo aoutant que poou,
Soun or à desaviar leis filhos dins lou doou!
Sabiet pas que la paouro et l'humblo journalièro
Deou serquar soun mari que dins la classo ouvrièro.
Ha! nani, sabiet pas... et coumo n'en viam tant
Mespresavo souvent lou moudeste artisan
S'aviet pas d'un beou drap la pichoto faquino
Li descendent pinçado aou dabas de l'esquino.
Pueïs parlavo en francès, et pas mens en bouèn port
Adusiet rarament lou linguagi daou Nord.
Cependent, aqueou jour, après s'estre entendudo
Eme lou païre singe à la facho tant rudo,
Li diguet: — C'est compris, vais faire mon trousseau:
Uno robo de cède, un zupon, un capeau;
Dites à votre fieou que beaucoup ze regrette
De ne point à présent lui faire une babette,
Mais viendra lou moument où n'ayant plus qu'un couar,
Nous pourrons nous aimer en fous jusqu'à la mouar;
Que je le trouve bien et le plus beau du monde,
C'est vous dire qu'en lui tout mon espoir se fonde!...
Alors païre Poungò, d'un biaï tout malicieou
Respouènde: — Es pas segur pour vous flatter mon lieou,
Vois que le connaissez pour ce qu'a d'estimablo,
Dins uno coumpaniè l'es toujours agreablo,
Fait tout à la carrière et surtout l'a de jours
Que de mouninariès vous en ferait toujours,
Enfin es au peçu... — Maï que maoudicho cavo
Que revers per la filho aqui si preparavo;
Nouèstre singe embeta de si veïre à l'esteou
Et pougnu d'uno nièro aou poupas daou bouteou,
Coupo court eis saluts, bravo leis counvenenços,
Et de la damo, à foun couèlo leis coumplesenços,
Pousso un quieou moustruous!... Sus lou coou lou saloun,
Es samena de trouès d'habit, de pantaloun;
Lou desordre es coumplet! Damo et soi-disent païre,
Enregoun en courrent l'escalier qu'es aou caïre,
La filho aou desespouar davant l'home pelous,
Tremouèlo de l'esfraï, toumbo raido à ginous,
Et lou singe malin, passant dins la cousino,
D'aïguo ben sabounado emplisse uno toupino,
La viro eme uno escoubo, et quan es escumouè,
S'avanço gayament de la filho poourouè,
La barbouïlho et si saouvo en li leïssant tout d'uno
Lou saboun sus la facho en luguo de fourtuno.
12 septembre 1852
L'ARA ET LES VOLATILES.
Fable
Un ara grand jaseur, se croyant éloquent,
Parce qu'il caquetait un peu plus que ses frères,
Voulut un jour, dans les deux hémisphéres,
Du monde ailé devenir commandant.
Mais pour y parvenir, ce n'était pas facile:
Du ton le plus docile
Il faisait un appel
Qu'il disait être fraternel;
Puis, sur une forêt, des humains isolée,
Il donne rendez-vous à la famille ailée.
Or, au jour indiqué chaque invité se rend,
Mais à ses vains propos personne ne se prend,
Même ceux qui du jour n'avaint pas les lumières,
Et déjà maints ratiers, censeurs dit-on sévéres,
Riaient adroitement du rhéteur babillard,
Quand un des auditeurs, de fait bien moins criard,
Lui dit: — Messire Ara, bien que votre plumage,
Éblouisse les yeux de ce noble entourage,
Écoutez la leçon d'un humble chat-huant:
Vous qui croyez tenir la clé de l'éloquence,
Vous ne possédez rien qu'une extrême ignorance
Et la démangeaison de parler trop souvent.
Rappelons-nous toujours que pour dire une chose,
Il faut bien la mûrir ou tenir bouche close.
15 janvier 1848
LA SOUPO A LA GRANO DE LIN.
Fet histourique.
Lue
A.L.Granier. 1855. Marseille

:: LES POÈMES ::

A Ounour à la Fino e à Cesar. (Pierre Dominique Testa lou 12 de nouvembre 2007.)
A Fine Gabriel, appelé Fine César … (Pierre dominique Testa, le 12.11.1989)
A vous ma Fine César (Pierre DominiqueTesta, le 17.6.1991.)
A BAGATOUNI ! : LOU BAL (Valèri Bernard)
A Dominique mon épouse bien-aimée. (Pierre Dominique Testa, le 27.12.1988.)
À douze ans - À douge an (Pierre (Pèire) VIRION - mai 2009)
À Flassans (Pierre VIRION (janvier 2009))
A Grégoire VII. (Pierre DominiqueTesta, le 4 mai 1985 .)
A la bello Bouscarlo, Christine Le Merò d’Alau (Pierre DominiqueTesta lou 4.5.1986 .)
a l'ostau de la vielha (Joan Glaudi Puech)
A Madame Elise Achard, née Reynaud en 1899, à Aspremont, qui vécut à St Pierre d'Argençon où toute sa vie, elle garda ses moutons. (Pierre Dominique Testa, le 18.4.1986.)
A Marie Castelin, née à Allauch en 1892, l'amie et voisine de Marie Ferraud de la rue Lisette . (Pierre Dominique Testa, le 18.1.1986)
A Marie-Jeanne Limousin, née Michel en Mai 1910 à Allauch, dit " la Fiòli ". (Pierre Dominique Testa, le 15.2.1986 .)
A mon neveu Christophe Dupaigne (Pierre DominiqueTesta, le 15.6.1986.)
A Segne Gàrdy, nouest' amable proufessour de literaturo. (Pierre Dominique Testa emé Rita Mazaudier e Lilian Olivier de Rouërgue.)
A Segne GARDY, proufessour d'Occitan à la facurta de letro Paul Valery de Mountpelié. (Pierre Dominique Testa, le 16 12 2005 à Mountpelié, entàntou lou cous de literaturo óucitano de Moussu Segne Gardy, sus l'obro d'Augié Gaillard de Rabastèns au tèms de la refouarmo, que Lilian Olivier de Roudes en Rouergue mi pourgè soun vièi libre pèr )
a toi ma mère (Patrick coquillat)
A touèi leis ensignaire oucitan de Mountpelié (Pierre Dominique Testa, lou 8 de setèmbre de 2003 .)
Aà Mon grand-père, Francis Eymery, né en 1907. (Pierre DominiqueTesta, le 29 11 1986 )
Acènt dóu Miejour (Pierre Dominique Testa, lou 13 de jun 2013.)
Adelimen. (Pierre Dominique Testa lou 6 9 2005 8H.)
AGRIOTAS E POUMETAS (Jousè TELLIER)
Alino Bernardac. (Pierre Dominique Testa, lou 17 febrié 2010, en gramacimen dei vut de Carèmo d’Alino Bernadac.)
Amelié (Pierre Dominique Testa lou 3 de Febrié 2008. )
Amitié ? (Pierre Dominique Testa. Ce Soir 11.11 2007, pour Pauline et Cathy de St Victor. )
Amour emmène-moi ... (Pierre Dominique Testa le 19.9.1985)
Angoisse d'un soir . (Pierre DominiqueTesta le 28 mars 1985 .)
Anniversaire de ma mère. (Pierre Dominique Testa, le 9 juillet 2010 pour les 80 de ma mère, née en 1930. )
Anniversàri dei trent'an de Lilian Olivier de La Bastide en Rouërgue. (Pierre Dominique Testa, lou 4.7.2008)
au cafè de Carmen (puech jean claude)
Au vielh castèu (Joan Glaudi Puech de Ménerbes.)
Aubèta (joan claudi Puech)
aucèu dins lou cèu. (Pierre Dominique Testa le 16 12 2006 à Barbaraou . )
Aurélie Soldaïni, bon anniversaire pour tes 30 ans. (Pierre Dominique Testa, pour les 30 ans de ma nièce Aurélie Soldaïni, le 19 décembre 2010.)
Aurelìo G. dou Plan de Cuco. (Pierre Dominique Testa le 10.11.2007 )
Avé Maria (Pierre Dominique Testa, le 11.9.1989.)
Avé Maria, Avé Maria .... (Pierre Dominique Testa le 31 Juillet 2006 .)
Bèla amiga (Joan Glaudi Puech)
Bèu tems. (Pierre Dominique Testa, lou 1 4 2015.)
Bonjour en touti ( La pastresso espeiandrado ) (Frédéric Mistral, le 2 janvier 1851. ( avant la mise en place de la graphie « mistralienne » ))
Boueno annado 2011. (Pierre Dominique Testa lou 1.1.2011.)
Bouen' annado 2009. (Pierre Dominique Testa, lou 31.12.2008. )
Bouen' annado 2012, Maryse Garcian d'Allauch. (Pierre dominique Testa, lou 10 de janvié 2012. )
Bouen' annado 2014. (Pierre Dominique Testa, lou 1 janvier 2014.)
Boues dins Garlaban. (Pierre Dominique Testa, lou 11.10.2008.)
Bourroulo de Curat ! (Pierre Dominique Testa, lou 2.1.2012.)
Brago... (Pierre Dominique Testa, lou 23 de setèmbre 2015)
Brise d'Amour. (Pierre Dominique Testa le 7.7.2010. Brise d’amour. )
Camille. (Pierre Dominique Testa, Lundi 19 1 2004, 11 heures .)
Candelouso à St Vitour. (Pierre Dominique Testa, lou 12 1 2008.)
Canta.... (Pierre Dominique Testa, lou 3 de janvié 2017.)
Cap d'an 2014... (Pierre Dominique Testa, lou 30.12.2014.)
Carce. (Pierre Dominique Testa, le 27.1.2009. )
Carriera Arnaud Danièu. (Joan-Glaudi Puech de Menerbes. )
CHICHOIS .... N° 1 ..... (G. Benedit ... 1855 ... )
Chichois ( en entier ) vers en provençal marseillais.1879. (Bénédit Gustave. )
Cigalo. (Pierre Dominique Testa, lou 30 de jun 2010. )
Cigalo... (Pierre Dominique Testa, lou 3 aout 2015.)
Climatico ! (Pierre Dominique Testa, lou 5 de janvié 2015. )
Comte d'à rebous. (Pierre Dominique Testa, lou 13 d’avoust 2008.)
Còrsou. (Pierre Dominique Testa, le 9.4.2008.)
Couers e couar... (Pierre Dominique Testa, lou 9.9.2017)
Coulòqui Max Rouquette d'abriéu à Mountpelié. (Pierre Dominique Testa., lou 4.4.2008.)
Coumboscuro deis Arneodo. (Pierre Dominique Testa lou 31.1.1993 .)
Coumo la fum (Martine Gonfalone, 5/12/2007.)
Couralo Sant Sebastian d'Alau. (Pierre Dominique Testa, lou 3.1.2009. )
Crimis Propre Ficcion ... ( p 83 ) (Florian Vernet, Crimis Propre Ficcion, IEO 2001. )
Dai... (Pierre Dominique Testa, lou 22 de mai 2015.)
Dangié dangié ... (Pierre Dominique Testa, lou 18.10.2009. )
Daréire l'ourisount (Péire Roux de Santo Lucìo de Coumboscuro, dins vau Grana, valado prouvençalo d'Itàli. ( Aquesto pouesié fuguè facho pèr un escoulan de la pichoto escolo de mountagno pèr un drole dóu vilajoun entre leis annado 2000 e 2004, recampa dins uno antoulougio es)
Darrièro nuech. (Pierre Dominique Testa, lou 14 de mai 0h10. )
De Lorraine à Provence (Pierre VIRION (janvier 2009))
Dèco d'amour. (Pierre Dominique Testa, lou 22 9 2009.)
Dedicàci de « Fino e Cesar », A Dono Rousèto Bileras, (Pierre Dominique Testa, 25.3.2012. )
Degai. (Pierre Dominique Testa, lou 25.1.2009.)
Délire d'un soir, à Valérie, de St Pierre d'Argençon (Pierre Dominique Testa, le 29.7.1988.)
Demòni... (Pierre Dominique Testa, lou jour de Pasco 31.3.2013. « Diabolicus…. »)
Départ de Marie-louise Michel, née à Allauch en 1920. (Pierre Dominique Testa, le 10.8.2008.)
Depremido. (Pierre Dominique Testa, lou 25.10.2010.)
Dernier voyage de Thibault et d'Eliot. (Pierre Dominique Testa. Le 8.11.2009. A mes cousins, les jumeaux Thibault et Eliot Guimbergue-Bagard de Clermont-Ferrand, partis trop tôt pour le Ciel le 4 juillet 2009.)
Désiré SUOU de Villecroso dins Var. (Pierre Dominique Testa, lou 13.10.2009.)
Despartido d’Óulivié Billet. (Pierre Dominique Testa, lou 8 de desembre 2014.)
Diéu. (texte de Frère Danick Labinal, franciscain à Brives, traduit par Pierre Dominique Testa, le 29 mars 2012. )
Dins quàuquei jour... (Pierre Dominique Testa, lou 13 d’avoust 2008.)
Divino Pouesié. (Pierre Dominique Testa, lou 22.10.2010. A Jean Claude Foret, autour oucitan e proufessour de literaturo à la facurta Paul Valery de Mountpelié. )
Dono Gorlié de Castèu-goumbert. (Pierre Dominique Testa, lou 6 novembre 2013. A Dono Gorlier, lachièro à Castèu-goumbert.)
Dos ivers. (Poésie envoyée par : mo@, le 6.12.2007. )
Dùbi... (Pierre Dominique Testa, lou 28 d'abriéu 2015 .)
Eiguiero : à n'uno chatouno d'Eiguiero en guierdoun de soun retra (Baroun Guillibert, lou chapòli di poutoun, dins la revisto " escolo de lar " du 21 décembre 1902)
Ela (Joan-Glaudi Puech, pouèto de Menerbes.)
En Chino 1 (Pierre Dominique Testa, lou 12 de setèmbre 2013.)
En Chino 10 ... (Pierre Dominique Testa, lou 15 juillet 2017.)
En Chino 2 (Pierre Dominique Testa, lou 14 11 2015)
En Chino 3.... (Pierre Dominique Testa, lou 20.12.2015.)
En Chino 4. (Pierre Dominique Testa)
En Chino 5. (Pierre Dominique Testa; lou 8 de jun 2016.)
En Chino 6 (Pierre Dominique Testa, lou 20 d’Outobre 2016.)
En Chino 7. (Pierre Dominique Testa, lou 7 de janvié 2017)
En Chino 8. (Pierre Dominique Testa, lou 4 de febrié 2017.)
En Chino 9 (Pierre Dominique Testa, lou 9 abriéu 2017)
Enchâtrat. (Pierre Dominique Testa lou Dimènche 27 d'Avoust 2006)
Esperanço de Printems. (Pierre Dominique Testa, lou 5.4.2008.)
Espèro de printèms. (Pierre Dominique Testa, lou 17 de mai 2010. )
Espèro d’amour. (Pierre Dominique Testa, lou 13.3.2010.)
F.rançois de Montsabert : départ (Pierre DominiqueTesta, le 22.11.1990.)
Fabienne Girard de St Pierre d'Argençon. (Pierre Dominique Testa, le 27.12.2007 )
Fai de nèu (Joan Glaudi Puech)
Felibre faus (Pierre Dominique Testa, lou 9.2.2008)
Fèsto de la Musico 2010 pèr la Glèiso d'Alau. (Pierre Dominique Testa, lou 8 de mai 2010. )
Fête des mères (Pierre DominiqueTesta le 3 Juin 1993.)
Fifi et Belé, Rose et Antoinette Mouren, nées en 1893 et 1888, à Marseille sur la Corniche. (Pierre Dominique Testa le 24.12.1987.)
Fin de mai 2011. (Pierre Dominique Testa, lou 30 mai 2011.)
Finimound à ma Fiholo Louise Longeon d'Eyguières. (Pierre Dominique Testa, le 23.12.2007.)
Fragileta (Martine Gonfalone)
Franciscan. (Pierre Dominique Testa, lou 20.9.2008)
Freduro (Pierre Dominique Testa lou 21 de febrié 2015.)
Frumo.... (Pierre Dominique Testa, lou 1 de setèmbre 2012. )
Garlaban... (Pierre Dominique Testa, lou 26 d’abriéu 2015.)
Gast ! (Pierre Dominique Testa, lou 16 de Julié 2014. )
Gèu dins Garlaban. (Pierre Dominique Testa, lou 19 desembre 2009, que defouero faguè -7° dins Garlaban. )
Gramaci à l'istourian Reinié Merle. (Pierre Dominique Testa, lou 9.2.2010 A l’istourian Segne Reinié Merle que mi mandè sèis astruch pèr lou trabai de ma tèsi de lengo d’O, que soustenguèri lou 11 desèmbre 2009 à la facurta Paul Valery de Mountpelié sus Désiré Suou de Villecroze dins Var.)
Groussié, groussié ..... (Pierre Dominique Testa, lou 29 mai 2013.)
Homélie en vers du P.Mauvaisin. ( Marseille St Valentin 2011 ) (Père Rémy de Mauvaisin+)
Hommage à René Roig, un ami disparu en avril 2003. (Yves La Macchia)
Hugues Madesclaire : Adiéu . (Pierre Dominique Testa, lou 24.4.2010. En memòri de Hugues Madesclaire trouba lou 21.4.2010 escoutela au siéu dins la clastro de Santo Margarido, parròqui de Marsiho. )
Hymne d'Amour (Pierre Dominique Testa le 5.3.1996 retour de St Véran. )
I a pron (Auban BERTERO)
Incèns... (Pierre Dominique Testa, lou 16 de mai 2015.)
Istòri marsihès ( CIEL d'Oc ) (autour descounoueissu)
Iver 2010. (Pierre Dominique Testa, lou 20.3.2010. )
Jacky Ilouze. (Pierre Dominique Testa, le 15.11.1987)
Jaque Figon (Pierre Dominique Testa le 7.8.1984)
Jaque Miranne E Nanci (Pierre Dominique Testa, le 15.12.1985)
Jas (Pierre Dominique Testa, lou 31.1.2008.)
Jauffre (Puech Joan Glaudi)
Jauffre (Joan-Glaudi Puech de Menerbes. )
Je t'aime. (Pierre Dominique Testa, pour mon amour le 6.10.2009.)
Jeanne Négrel d'Allauch : ' iaià ". (Pierre Dominique Testa, le 9 Mai 2008.)
Jubilé de Monsieur Louis Ardisonne. (Pierre DominiqueTesta, le 4.5.1991.)
Julié matinié... (PierreDominique Testa, lou 6 juillet 2010. )
J'étais un vieux célibataire (Pierre VIRION (décembre 2008))
KTO d'Allauch ! (Pierre Dominique Testa, lou 13.12.2010. A mèis ami KTO qu’an fougna la Messo de Miejo-nue.)
La band' à Sant Ro. (Pierre Dominique Testa, lou 30.10.2010. A Antoine.)
LA BORGARIÁ (Henri VALEZ)
LA BOURGARIE (Henri VALEZ)
La Cabano. (Pierre Dominique Testa, lou 23.8.2014. )
La Cigalo e la Fournigo. ( archiéu CIEL d'Oc. ) (Marius Bourrelly, à Marseille 1872 chez Gueidon. )
La coumunioun di Sant (Frédéric Mistral, Arles Abriéu 1858 )
La daoio. (Pierre Dominique Testa, lou 20 de setèmbre 2009.)
La dicha de la figuiera. ( N°20 ) (Philippe Gardy, 2002 Trabucaire. )
la fac de letro de Mountpelié (Pierre Dominique Testa lou 20 d'Avoust 2005)
LA FOURNIGO ET LOU GRIET (Marius Decard. )
La fre 2012. (Pierre Dominique Testa, lou 13 de febrié 2012. Uno fre de loup -10 !)
la lèbre d'argent (joan claudi puech)
La Mère Sartòri, dit Magali. (Pierre Dominique Testa, le 4.7.1989,)
La Mort de Tante Augusta. (Pierre Dominique Testa, le 17.1.1987)
La nuèch ( pouesié deis escoulan deis escolo de Coumboscuro ... ) (Liliano Menardo de l'escolo de Coumboscuro en Itàli prouvençalo de la val Grana.)
La pèira d'asard (Jean-Claude Forêt 1990. )
La regènto de moun cor (Massilia Sound System)
La Rèino Sabo. rouman. ( Archiéu CIEL d'Oc ) (Jóusè BOURRILLY)
LA REVOUIRO DE LA JUSTICI (MARIUS DECARD 1875 ( lengo d'O de Marsiho, grafìo founetico. ))
La SCIATIQUE (Henri VALEZ )
La source de l'Amitié (25.01.2008) ; en réponse, par courriel, à l'éloge d'un ami sur l'hospitalité de votre humble rimeur... (Yves La Macchia)
La Terra deis autres (Claude Barsotti. )
La Vièio… (Pierre Dominique Testa, lou 20.1.2011. )
Languitudo de la fac de Mountpelié (Pierre Dominique Testa, lou 4 de julié 2010. A touei leis estudaire de la fac de Mountpelié qu’an chausi la lengo d’Oc pèr sèis estùdi en 2010. )
Le berger. (Pierre Dominique Testa, pour Pierre B le 3 1 2005 )
Le dernier Poilu (Pierre VIRION)
Le jour de la communion d'Aurélie, ma nièce. (Pierre Dominique Testa, le 22.9.1990,)
Le Matin (Henri VALEZ)
LE PEINTRE (Henri Valez )
Le Temps du Bonheur (Yves La Macchia)
Le vieux Massot. de St Pierre d'Argençon en 05, né en 1889. (Pierre DominiqueTesta, le 12.7.1987.)
Légende de Saint Christophe. (Pierre Dominique Testa de St Victor, le 1.3.2008, sous la statue de St Christophe dans l’église de la Palud à Marseille.)
Lei 4 Sant de glaço de Prouvenço. (Pierre Dominique Testa lou 21.1.2011.)
Lei beatitudo segound Sant Matiéu Cap 8. (Pierre Dominique Testa, lou 8 aout 2016 à la demande du Vicaire Général le révérend Père Pierre Brunet.)
Lei Capelan. (Pierre Dominique Testa, lou 11.2.2010. En oumenàgi à touei lei Capelan que m’an abari.)
LÈI DOUEI GOURNAOUX (J.H.D de Marseille. 1844.)
Lei faus bourgès. (Pierre Dominique Testa, lou 27 desembre 2013.)
Lei Garcin de St pierre d'Argençoun (Pierre Dominique Testa , lou 22.112007)
Lei mot groussié !!! (Pierre Dominique Testa, lou 30.5.2013.)
Lei mouart. (Pierre Dominique Testa, lou 2 de nouvèmbre 2014.)
Lei Pèro de Timon-David. (Pierre Dominique Testa, lou 16.3.2010. )
lei pichots conius gris (joan glaudi puech)
LEI PLAINTO DE MISE MARIO ( archiéu CIEL d'Oc ) (BACIGALUPO J. A. Marseille – 1855 Typographie et Lithographie Arnaud et )
Lei " Pelerin d'Oc " de Mountpelié (Pierre DominiqueTesta lou Dissate 30 12 2006, adematin 7H30 à Barbaraou, que Jerèmio Bucchièri e Matiéu touei dous de Mountpelié, escoulaire à "Paul Valery", mi venguèron vèire pèr vesita Marsiho . )
Leis oousseous sount de besti !… ( archiéu CIEL D'Oc ) (ALFRED CHAILAN. ( lengo d'O maritimo de Marsiho ))
leis uelhs verds (joan glaudi puech)
Lengo e tripaio (Pierre Dominique Testa, lou 22.9.2008.)
Léonie Monge, née en 1881 à Allauch , qui me parlait patois. Pour Rosette Monge, sa belle-fille.. (Pierre Dominique Testa le 9 Mai 1986,)
LES GARRABIERS EN FLORS ( archiéu CIEL D'Oc ) (Laurent RUFFIE)
Lettre de Martine Gonfalone à « lexiqueprovencal.com » (Martine Gonfalone de Barjols en 83 et Patrick Simon de Montréal. )
Li Saladello. ( archiéu CIEL d'Oc ) (Mèste Eisseto ( né en 1831 à Manduel ). )
Lilian Olivié bouen anniversàri. (Pierre Dominique Testa, lou 13 juillet 2008. En recouard di douei jour de l’anniversàri de Lilian Olivier de Teulière en Rouërgue, amèu de la Bastido pròchi Vilofranco.)
Lingo de Barrouiho ( pèço de tiatre ) (Pila Louis, Marseille 1911. )
LO PENHEIRE (Henri Valez)
Lo lume (Joan-Glaudi Puech. )
Lo slam dau Mossur de Morela (joan claudi Puech)
Lou Calen, Touloun 1908. ( lengo d'O vareso ) (Pèire FONTAN)
Lou darrié pelous (Pèire VIRION)
Lou paisan au tiatre. (Fortuné CHAILAN ( Lengo d'O de Marsiho ))
Lou Pastre. (Pierre Dominique Testa lou 24 de decèmbre 2004 , pour Pierre B .)
Lou Rabayaire de Martegalado ( Occitan maritime de Marseille ) (Marius FERAUD )
Lou Sermou dal curat de Cucugna ( archiéu CIEL d'OC ) (ACHILLE MIR ( Lengo d'O de Carcassouno ) )
Loueiso Lonjon... (Pierre Dominique Testa, lou 9 juillet 2016. Pèr ma fiholo, Loueiso Lonjon d’Eyguières, Priéuresso de nouesto Rèino d’Arle.)
Louis Ardisonne. (Pierre Dominique Testa le 22 avril 1994 .)
Louise Lonjon d'Eyguières. (Pierre Dominique Testa, lou 4 de janvié 2009. A ma fiholo Louise Lonjon d’Eyguières. )
Louise Michel de Tite-tite. (Pierre Dominique Testa, St Rock lou 26 de Setèmbre de 2003 )
Lous Cants de l'Aubo (ARNAVIELLE Albert - )
Lune triste. (Pierre Dominique Testa, le 13.9 .2008.)
Luno. (Pierre Dominique Testa, lou 30 d’avoust 2016.)
L'Abat Marcel Petit de Rafèlo lès-Arles. (Pierre Dominique Testa lou 4 d'Avoust 2005 )
L'amandier . (Pierre Dominique Testa, le 26.2.1992.)
L'ami. (Pierre Dominique Testa, lou 28.4.2009.)
L'ATLANTIDO DE MOSSEN JACINTO VERDAGUER ( REVIRADO EN PROUVENÇAU PER JAN MONNE Majourau dóu Felibrige, Chivalié de l’Ordre Reiau de la Courouno-de-Roumanìo 1888) (Verdaguer. )
l'aucèu lou gaudre e leis estello. (Pierre Dominique Testa lou 11 de Setèmbre de 2003)
L'autbois (joan Glaudi Puech)
L'autbois (seguida) (joan Glaudi Puech)
l'enfant do païs (albert tosan)
L'èstre e l'avé ! (Pierre Dominique Testa, lou 30 janvier 2013, pour l’anniversaire de mon épouse.)
L'Issole en colère (L'Issolo en coulèro) (Pierre (Pèire) VIRION)
L'Or di Cevèno : Cant II Magalouno. (Leoun Teissier. )
L'usino. (Pierre Dominique Testa lou 13.5.2009, le beau jour de ND de Fatima. )
L’abet . (Prosper Estieu, recueil « Las Oras Cantairas », 1931 chez Privat-Didier, Ecrit en graphie classique, dite graphie normalisée, ou graphie occitane.)
L’ase Bortomieu (Joan-Glaudi Puech de Ménerbes.)
L’aveni dóu Moulin d'Auguste Chauvet de Comps sur Artuby (Josette Chauvet du Moulin de Comps sur Artuby. Draguignan pour la chandeleur )
L’estraç ( un troues dou libre ...) (Claudi Barsòtti, ( p 192 IEO 2002 ))
Ma grand. (Pierre Dominique Testa, lou 2 de nouvèmbre 2014.)
Madalèno de Sant Vitour. (Pierre Dominique Testa, lou 29 de nouvèmbre 2007.)
Mai Mounte vas ? (Pierre Dominique Testa lou 1.9.2008.)
Majourau. (Pierre Dominique Testa lou 18.2.2008.)
Mar. (Joan-Glaudi Puech de Ménerbes.)
Marcel Cazeau de Mouriés, lou baile pastre deis Aupiho. (Pierre Dominique Testa lou 26.3.2008. Pouèmo pèr Segne Marcel Cazeau de Mouriés, lou baile pastre deis Aupiho. )
Margarido 1861. (Marius TRUSSY Paris 1861: Hooumagé ei bravèi gèn de Sorgué, ma vilo natalo et sa lu ! Paris, 19 dé mars 1861.)
Marie-Jeanne Eymery a 99 ans. (Pierre Dominique Testa, le 13 juin 2010, pour les 99 ans de ma tante Marie-Jeanne Eymery, née Aillaud à Allauch en 1911, et qui a sauvé ses amis juifs, la famille Cohen, de la folie meurtrière nazie entre 1942 et 1945 en les cachant dans les combles de l’)
Marijano Fiòli d'Allauch ( 1910-2009 ) (Pierre Dominique Testa, lou 5.11.2009, lou jour de la mouart d’aquesto que m’abariguè emé tant d’amour, Marie-jeanne Limousin, nado Michel en mai 1910, que disian « Tata Fiòli ». )
Marseille (Saint Martin Clément)
Mas de la Bastido à Pichàuris (Pierre Dominique Testa, le 8 Juillet 1991.)
Mas dei Courbet, à Boulèno. (Pierre Dominique Testa, lou 29.3.2008.)
Masquèto. (Pierre Dominique Testa, lou 8.1.2011. )
Mastramale. (Joan-Glaudi Puech de Menerbes.)
Mau-couar. (Pierre Dominique Testa, le 3.9.2009.)
Mei cinquant 'an !!! (Pierre Dominique Testa lou dimar 22 de setèmbre, après la repeticien qu’avèn agu dins la Glèiso d’Alau. )
Mentino ........... Pouèmo prouvençau en douge cant, à Marsiho 1907 (Jan Monné )
Mès de Marìo, A Sebastien mon fils. (Pierre Dominique Testa, le 13.5.1987.)
Mes frères étoillés. (Pierre Dominique Testa le 14 3 2006.)
Messa en Lenga d’Òc 1972 ( grafia classica ) (L'Eglise)
Messe de Minuit 1985 à Allauch. (Pierre Dominique Testa, le 23.12.1985. )
Messo de Miejo-nuech 2008 à Allauch. (Pierre Dominique Testa, lou 23 de desembre 2008. )
Mèstre de la Naturo. (PierreDominique Testa, lou 6 juillet 2010. )
Migraire...d'Eritrio... (Pierre Dominique Testa, lou 14.6 2015.)
Migrant. (Pierre Dominique Testa, lou 4 de novembre 2016.)
Minoutòri.... (Pierre Dominique Testa, lou 4 de desembre 2015. )
Misèri (Pierre Dominique Testa, lou Dimenche 27.1.2008.)
MISSAU E RITUAU EN LENGO NOSTRO (L'Eglise)
Mon épouse bien-aimée. (Pierre Dominique Testa, le 27.12.1988.)
Mouart. (Pierre Dominique Testa, lou 20 de janvié 2009.)
Mouié.... (Pierre Dominique Testa, lou 5 d’avoust 2015.)
Moun amigo la Mouart. (Pierre Dominique Testa, lou 11.9.2010. )
Moun fraire Jorgi... (Pierre Dominique Testa, lou 29 de desembre 2016 )
Mounastèri... (Pierre Dominique Testa, lou 13 de juin 2015.)
Muertre d'enfant eis Americo. (Pierre Dominique Testa, lou 16.12.2012, après lou fusihamen bestiassas de mai de 20 enfantoun e de sèis istitutour en Americo. )
ND du Castèu, d'Alau. (Pierre Dominique Testa, à moun frère George Testa, lou 7.9.2008)
Nèblo (Martino Gonfalone, lou 8 de decèmbre 2007)
Neissènço de moun fiéu. (Pierre Dominique Testa, lou 1 de Jun 2011, Neissènço de moun fiéu Sébastian lou 1.6.1982. )
Nèu à Allauch dins Garlaban. (Pierre Dominique Testa, lou 9.1.2009. A Sebastien mon fils. )
Nouesto Damo dou Castèu d'Alau. (Pierre Dominique Testa, lou 10.9.2010, Preguièro à Nouesto Damo dóu Castèu d’Alau. )
Nouesto Damo dóu Rousàri (Pierre Dominique Testa, lou 15 d’avoust 2010.)
Nouvè 2009 à Alau. (Pierre Dominique Testa, lou 26.12.2009. La pluèio de brefounié calè just pèr Descento e pèr la durado de la Messo de Miejo-nuech … ! )
Nouvé 2010 à Alau. (Pierre Dominique Testa, lou 24.12. 2010.)
Nouvé 2013. (Pierre Dominique Testa, lou 11 de desembre 2013.)
Nouvè 2016 dins Alau.... (Pierre Dominique Testa, lou 24 de désembre 2016.)
Nouvé Nouvé 2007. (Pierre Dominique Testa lou 21 décembre 2007.)
O Divin Creaire (inconnu)
Obro de Batiste ARTOU (Modeste Touar) archiéu dou CIEL d’Oc – Mai 2006 (BAtisto ARTOU ( Modeste TOUAR ) )
Obro Prouvençalo de Clouvis Hugues ( 1851-1907 ) (Clouvis Hugues )
Ode à Claire (Yves La Macchia)
Odieux odieux ! (Pierre Dominique Testa le 23.9.2008.)
Odo à Mirabèu ( archiéu CIEL d'Oc ) (F. Martelly : )
Ooo Tu... (Pierre Dominique Testa, lou 19 de juin 2017. )
Ounour à la Fino e à Cesar. (Pierre Dominique Testa lou 12 de nouvembre 2007.)
Ouro...l'Ouro que tugo... (Pierre Dominique Testa, lou 25 de julié 2015.)
Ourtanso. (Pierre Dominique Testa, lou 3 de mai 2015.)
Oustau d'Alau...à Marie-thérèse Guien. (Pierre Dominique Testa, lou 11 mars 2015.)
Pantai de Coulombino (Martine Gonfalone, 26 février 2008)
Pantai.... (Pierre Dominique Testa lou 6 de febrié 2015.)
Papo Clemènt V (Clovis Hugues. )
Paradis. (Pierre Dominique Testa lou 29.12.2007. Pèr lei parrouquian de la Trinita, carrièro de la Palud à Marseille, enciano abadié dei Trinitàri. )
Pas grand Chose. (Pierre Dominique Testa, matin du 15.9.2008)
Pasco 2017.... (Pierre Dominique Testa, lou 16 d’abriéu 2017, Sant jour de PASCO.)
Pasco... (Pierre Dominique Testa, lou 5 avril 2015.)
Pastre à Barbaraou... (Pierre Dominique Testa, lou 29 11 2012.)
Pastriho à Barbaraou... (Pierre Dominique Testa, lou 11 de janvié 2014.)
Paul Caire d'Eyguièro festèjo sèi 80 an. (Pierre Dominique Testa lou 3 de julié 2010. Pèr lei 80 de Paul Caire d’Eyguièro. )
Pecaire... (Pierre Dominique Testa lou 10 de janvié 2015.)
Peço d’artifìci (Martine Gonfalone)
Pèr Alìci Zachéo (Pierre Dominique Testa le 13.5.1985)
Pèr Pèire Raimoundo d’Allauch né en 1914, qu’a mantengu 80 an de tèms la Prouvenço drecho e fiero de sa culturo e de sa lengo. (Pierre Dominique Testa, lou 15 juillet 2008. )
Philippe Martel (Pierre Dominique Testa, lou 29 de setèmbre 2016.)
Pierre Bello, troubaire marsihès 1853. (Pierre Bellot, 1853.)
Pluèio dins Garlaban. (Pierre Dominique Testa, lou 8 d’outobre 2008.)
Pluèio novo... (Pierre Dominique Testa, lou 1 avril 2017.)
Pluèio... (Pierre Dominique Testa, lou 24 jun 2015. Pèr lou jour de Sant Jan.)
Poème pour Anne-Marie Conscience Berne de Plan de Cuques. (Pierre Dominique Testa le 6.4.1990.)
Pouesié de Jousé Diouloufet 1771-1840. (Diouloufet.)
Pour ma Mère. (Pierre DominiqueTesta, le 29.5.1987)
Pour Marie-Paule, Nicolas et Aurélie, ma sœur, neveu et nièce. (Pierre Dominique Testa, le 7.12.1991.)
Pour "la quarantaine" d'une Amie (Yves La Macchia)
Preguièro à Sant Jóusé, (Pierre Dominique Testa, lou 16 avril 2017.)
Prière à Marie. (Pierre Dominique Testa, le 16.7.1991.)
Prière du matin . (Pierre Dominique Testa, Montpellier le 20 1 2004,.)
Prière du soir. (Pierre Dominique Testa le 3.3.2005)
Prière Scout - Preguiero Escout. (Chantée par le groupe Scout d’Europe de l’Abbaye de Saint Victor le 11 Novembre à 9H )
Primo... (Pierre Dominique Testa, lou 1 4 2015.)
Printemps ... A ma maire . (Pierre DominiqueTesta, le 10.3.1985.)
Printèms 2008. (Pierre Dominique Testa, lou 30.3.2008.)
Printems à Alau. (Pierre Dominique Testa, lou 5.4.2008.)
Pròche la Bocariá ( Barcelona ) (Joan-Glaudi Puech de Ménerbes.)
Protopoèmes. (Alban Bertero.)
Prouvèrbi pèr Sebastien, moun fiéu. (Pierre DOminique Testa lou 14.2.1989)
que dire des jours (gef)
Rampau 2008. (Pierre Dominique Testa, lou 25.3.2008. )
Rassa Rasseje : Aurillac 1978. (Pierre Miremont d'Aurillac. )
Retour de ski. (Pierre Dominique Testa le 8.2.2011. Retour de Ski.)
Rêve triste pour Jacky (Pierre Dominique Testa le 5.5.1988.)
Rois Mages. (Pierre Dominique Testa, le 1 décembre 2007.)
Roussignóu... (Pierre Dominique Testa, lou 10 de mai 2015. )
Route vers ND de Fatima. (Pierre Dominique Testa le .5.1994)
Sa Voix. (Pierre Dominique Testa le 24.6.1986)
Sacha Barra, neissènço d'un cousin miéu à Barjòu. (Pierre Testa, lou 25.1.2010. Pèr Sacha Barra de Barjòu, un nouvèu pichoun cepoun pèr nouesto famiho.)
Salutation au jeune poète François-Xavier Rigaud. (Pierre Dominique Testa, le 27.1.2010. François-Xavier Rigaud d'Allauch m’a offert et dédicacé son premier recueil de poésies. )
Sant Jan à Allauch... (Pierre Dominique Testa, lou bèu jour de Sant Jan 2015, 24 de jun.)
Sant Medard...e... Sant Barnabèu ! (Pierre Dominique Testa, lou 8 de jun 2015.)
Sant Pastre en français de frédéric Mistral. (Pierre DominiqueTesta le 3 Juillet 2003, Texte de F. Mistral, traduit et arrangé.)
Santo Presènci. (Pierre Dominique Testa, lou 28.9.2009.)
Sapiènci (Martine Gonfalone, 27 février 2008)
Sasons (Joan-glaudi Puech de Ménerbes. )
Sebastian e Laurie. (Pierre Dominique Testa, lou 30.12.2010. A moun fiéu Sebastian neissu en 1982, à sa nouvièto Laurie, que soun eisila pèr soun trabai dins leis uba de la Chino desempuei doues annado.)
Secaresso de 2016. (Pierre Dominique Testa, lou 3 de julié 2016.)
Secarèsso de printèms. (Pierre Dominique Testa, lou 7 mai 2011. )
Secaresso... (Pierre Dominique Testa, lou 11 d’avoust 2015. )
Segne Martel e lei Felibre. (Pierre Dominique Testa, lou 26.8.2010. En gramacimen dóu mandadis de Philippe Martel, moun direitour de tèsi, que mi pourgè soun libras sus lei Felibre en aquesto fin d’avoust 2010.)
Sentido Santo. (Pierre Dominique Testa, lou 21 de nouvèmbre 2009.)
Sìes Tu, de ROUSARI DE PASSIOUN de Coumboscuro (Sergio Arneodo, de Sancto Lucio de Coumboscuro, Itàli Prouvençalo 2000. )
Silènci... (Pierre Dominique Testa, lou 14.3.2015.)
Sivan, mèstre d'estello. (Pierre Dominnique Testa le 22.12.2007.)
Solitude à Hyères. (Pierre Dominique Testa, le 2.5.2002)
Solitude. (Pierre Dominique Teste, à Allauch le 31.7.2010. )
Soulèso pèr Candelouso. (Pierre Dominique Testa, lou 2.2.2015 jour de Candelouso.)
Soun vouiàgi. (Pierre Dominique Testa à Barbaraou lou 16 12 2006 .)
Sounado... (Pierre Dominique Testa, lou 10 d’abriéu de 2015. )
Souvenirs d'enfance (Joëlle MAILHOT)
Souvet galoi pèr Nouve 2013. (Pierre Dominique Testa, lou 24 de desembre 2013.)
St Valentin 2011-1981. (Pierre Dominique Testa, le 14.2.2011. A mon amour d’épouse pour nos 30 ans de mariage. )
Subre la mòrt de Frederic Mistral. (Prosper Estieu 1914. Recueil « Las Oras cantairas », 1931 chez Privat-Didier.)
Tambourinaire. (Pierre Dominique Testa lou 24 de Decèmbre 2005 .)
Tanto Chailano, née à Allauch en 1889. (Pierre Dominique Testa lou 16.12.2007.)
Té tu Té iéu. ( archiéu C.I.E.L. D'Oc ) (Robèrt Lafont)
Terro maire. (Martine Gonfalone, le 14.11.2007. )
Toi... (Pierre Dominique Testa le 9.9.2010.)
Tota la sabla de la mar. ( p 11 ) (Max Rouquette, Montpellier)
Tour de Franço 2015....à Gap... (Pierre Dominique Testa, lou 21 de juilié 2015. )
Tren à Sant Carle. (Pierre Dominique Testa le 1.10.2009.)
Tres aucèu. (Pierre Dominique Testa le 16 12 2006 à Barbaraou . )
TRÒCES CAUSITS (LA FARA-ALÈS ( lengo d'O dei Cevèno ) )
Un Loupin... de A.L Granier 1855. (A.L.Granier. 1855. Marseille)
Un ventàs. (Joan-Glaudi Puech de Ménerbes.)
Unique. (Pierre Dominique Testa le 9.9.2010.)
Uno flour vèn d'espeli (Pierre Dominique Testa du 1.6.1982)
Varbau. (Pierre Dominique Testa, lou 13.11.2008 en remembre d’un varbau !)
VERITABLES SOOUCISSOTS D’ARLE (Baptistin ESTAY Marseille, le 16 janvier 1852.)
Viens dans ma belle Provence (LYS CLAIRE)
Vierge du Manteau. (Pierre Dominique Testa, Allauch le 24.12.2006 à 19h20.)
Visiteur. (Pierre Dominique Testa le 24 MAI 2005 )
Vóucan d'Islando. (Pierre Dominique Testa, lou 17 de mai 2010. )
Voues e Crous (Pierre Dominique Testa, lou 17.10.2008, )
Voues. (Pierre Dominique Testa, le 5.3.2007.)
Vounvre Sant. (Pierre Dominique Testa, lou 17.11.2011. Pèr Bernat e Angèlo Perronne dou Lougis Nòu à Allauch. )
VOYAGE DU PATRON SEOUCLET A PARIS ( 1861 ) (Edouard BOUGRAIN, de Barjols. Brignoles – 1861 Imprimerie de Perreymond-Dufort et Vian)
Voyage en train entre Aachen et Bruxelles . (Pierre Dominique Testa, le 11.9.1989.)
voyage en voilier à Porquerolles. (Pierre DominiqueTesta lou 15 Juillet 1987 )
Vut 2013. (Pierre Dominique Testa lou 1 janvié de 2013.)
Vut de bouen' annado 2017. (Pierre Dominique Testa, lou 1 de janvier 2017.)
Vut pèr 2015. (Pierre Dominique Testa, lou 1 de janvié 2015.)
" Mystère des Saints Innocents " (Pierre Dominique Testa le 11 1 2006 .)

Chaque visiteur peut nous envoyer un texte de sa composition, quelque soit le dialecte, quelle que soit la forme poétique, le registre, et la graphie. Il lui suffira de le saisir ci-dessous.

Nous nous réservons le droit de ne pas mettre en ligne tout texte trop long, ainsi que tout texte hors des limites de la décence ouverte au public.

titre
texte
auteur
e.mail
1 + 1 ?